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Qamarad

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  • Premier article le 29/01/2014
  • Modérateur depuis le 07/02/2014
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    Qamarad Qamarad 18 juin 2014 18:19

    "Mon cher Qamarad, je n’ose croire que vous êtes sérieux lorsque vous écrivez sur "l’intérêt des travailleurs de plus en plus précarisés". Concernant les cheminots, vous estimez qu’ils sont particulièrement maltraités en France ??? "
    ==> Non, mais au nom du service de la dette et de l’ultra-libéralisation de l’économie, on assiste à un processus de précarisation.

    Est-ce que vous connaissez UN SEUL pays dans le monde où une corporation a le pouvoir de bloquer tout un pays sans en avoir à subir les conséquences, car ayant un emploi garanti à vie, contrairement à beaucoup d’autres.

    On n’est pas en train de parler d’ouvriers à la chaîne avec le dos complètement cabossé ou même de cadres corvéables à merci et pouvant se faire éjecter à tout moment de leur boîte mais de personnes qui, non seulement ont une garantie de l’emploi à vie mais qui, en plus, peuvent partir à la retraite avant tout le monde. Dur, dur !
    Maintenant si vous estimez que certains auraient un comportement individualiste de ’râler’ contre ces "damnés de la voie ferrée", comment qualifiez-vous les cheminots qui contribuent à planter ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir faire comme eux ?
    Petite question Qamarad : travailleriez-vous à la SNCF ?

    ==> Discours typique oligarchique qui consiste à mettre en concurrence des pauvres entre eux parce que certains ont plus de garanties (bien maigres ceci dit) que d’autres. S’ils se défendent, c’est parce qu’ils ne veulent pas à raison qu’un service public soit éclaté de manière aussi brutale. N’ayez crainte, dans quelques années, nous observerons que la précarité qui caractérise l’Allemagne des années 30 ou la Grèce actuelle nous concernera tous et qu’il faudra bien faire une union sacrée. Je le répète : le cheminot jouit de quelques privilèges bien maigres que l’on souhaite abattre au nom, et c’est le sujet des sujets, du remboursement de la dette. Zemmour ainsi que les libéraux-conservateurs a du mal à l’intégrer...
    Ma seule réserve est la suivante : Iront-ils jusqu’au bout de leur logique ? Si oui, j’applaudis et je me joins à eux. Si non, qu’ils ne viennent pas chouiner...

    Réponse : Je suis un simple étudiant... Donc je ne travaille pas à la SNCF.







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    Qamarad Qamarad 18 juin 2014 17:16

    En l’occurrence, il est question de démembrer ce qui relève de l’intérêt général : le transport sur tout le territoire. Il ne s’agit pas d’une défense individualiste, mais d’une tentative désespéré pour sauver l’identité française (les services publics en font partie) et l’intérêt de travailleurs de plus en plus précarisés.
    Je soutiens la grève à une seule condition : que cela aille jusqu’à la radicalité s’il le faut pour que cette funeste entreprise soit simplement abandonnée. Je suis de tout coeur avec les travailleurs, mais pas les syndicats qui se coucheront parce que c’est leur rôle.
    Aussi, je m’étonne d’une chose : le citoyen qui râle et qui souhaite la fin de ce mouvement au nom du désagrément quotidien, c’est précisément de l’individualisme, une défense de son confort immédiat.
    J’ai eu à prendre le train vendredi dernier où nous étions entassés comme du bétail. S’il faut le faire, je recommencerais volontiers car cela me paraît noble. Parler d’emprise des syndicats est absurde : ils remplissent au contraire leur rôle de canalisateur des révoltes légitimes et de négociant en gros avec la ploutocratie.

    Plus intéressant, c’est là où le libéralisme montre son essence anti-libérale comme finalité. Au nom de son confort matériel et de la défenses de la liberté marchande, on est prêt à laisser une minorité ploutocrate à s’approprier la richesse nationale et ainsi détenir de facto les pleins pouvoirs et donc d’abroger les libertés fondamentales (Monsanto qui fait condamner un blogueur pour remarque impertinente grâce au patriot act).

    Je l’ai déjà dit à une personne : les libéraux/conservateurs sont d’éternels cocus smiley



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    Qamarad Qamarad 18 juin 2014 14:28

    "Je comprends tout à fait ce point de vue axé sur le souci du nombre. Et il est manifeste que l’acculturation est quelque chose qui s’accomplit toujours, qu’on le veuille ou non : si ce ne sont pas les étrangers qui adoptent les coutumes locales, ce sont les locaux qui épousent celles des étrangers. Ainsi peut-on voir de jeunes Français dits "de souche", atomisés et azimutés dans un pays qui renie ses propres valeurs, en venir à se laisser pousser un semblant de barbe filasse et partir faire le djihad en se montrant plus exaltés que ceux dont c’est la culture d’origine. Ceci, vraisemblablement, dans l’euphorie de s’être trouvé une communauté de substitution."
     

    ==> Sur le désarroi existentiel de notre société, je n’aurais pas mieux dit. Même si je ne partage pas leur engagement djihadiste et que je le qualifierais de non-sens religieux à bien y réfléchir, j’ai plus de considération pour ces petits exaltés que pour les jeunes de mon âge dans le bain de l’idéologie dominante.

    La quantité est donc un obstacle, je vous l’accorde. accordez-moi s’il vous plaît que l’on peut être d’origine étrangère et voué néanmoins corps et âme à la France. Il y a, aux quatre coins du monde, des Français de cœur qui le sont bien plus que certains ici à qui l’on donne une carte d’identité par pure formalité. Autrement dit le Français n’a pas de couleur, ou n’en a que par un accident de l’histoire. Les valeurs en cause, elles, sont non négociables.

    Pas d’accord, Qamarad ?

    ==>Attention, et je l’ai bien précisé, la francité n’est pas raciale en soi mais émane d’un terreau qui l’est et sans lequel la France ne saurait être la France. Certains trinquent et ont trinqué pour défendre notre pays et nous avons à leur égard une dette éternelle, qu’ils soient juifs, européens, arabes etc... Ceux-là, ils sont français de conviction avant de l’être charnellement et c’est peut-être ce qu’il y a de plus beau en effet.
    Les valeurs de la francité découlent donc d’une histoire, d’un peuple de souche germanique et d’influences celtes, méditerranéennes, basques, d’une langue latine.
    La France n’est pas qu’un pacte, une abstraction intellectuelle comme disent les républicains, conception qui découle des droits de l’homme. Ces valeurs non-négociables sont le fruit d’un contexte historico-géographique. 
    Et pour que les choses soient bien claires, même si ce terreau donnent les valeurs françaises, il ne suffit pas d’en être issu pour être la France. Le gratin financier et politique a beau être white, blancos, et même attaché au terroir comme un certain Chirac, ils méritent bien une déchéance nationale et un exil à vie sur une île pour leur méfait...

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