Oui, c’est vrai pour les Etats qui bouffent petit à petit nos libertés élémentaires. Après, ce sont les Etats (en tout cas ceux de l’UE) qui sont soumis aux multinationales, elles sont les prescripteurs, notamment des lois bizarres qui nous tombent dessus. Mais c’est bien de la faute des Etats de ne pas savoir protéger les citoyens. Au contraire, ils les contrôlent et rabrouent de plus en plus, avec les applaudissement des représentants, en tout cas en France. Au lieu de contrôler l’économie, en tout cas protéger celle nationale..
Pour le reste, vous dîtes vous-même qu’il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. Alors ce sera peut-être pour une autre fois. Respirons un peu.
Oui pour les Etats + l’UE qui enchaînent les lois bouffant petit à petit nos libertés élémentaires. Avec les applaudissements des représentants, donc le chef d’Etat n’est même pas le seul. Après, c’est l’Etat, (en tout cas ceux de l’UE), qui est soumis aux multinationales, pas l’inverse. Elles sont donc le premier prescripteur de ces lois étranges qui nous tombent dessus. Mais, oui, l’Etat ne sait pas protéger les citoyens (ou de moins en moins). Bien au contraire, il surveille et rabroue de plus en plus les citoyens.
Pour le reste, vous dites vous même qu’il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. Ce sera peut-être une autre fois. Il faut qu’on puisse respirer un peu.
Eh pour une fois que l’on tombe d’accord sur une problématique posée, on peut s’acheter chacun une bouteille de champagne sur Amazon et se la boire en WhatsApp vidéo. Le premier verre pour un feuque à Enthoven. Le deuxième pour le lever à Anis Ayari et Apolline Guillot.
l’émission est pas mal, un peu brouillon mais les intervenants sont plutôt sympatiques et les nombreux exemples qu’ils donnent sont intéressants.
C’était un débriefing. Les deux protagonistes avaient des choses à se raconter. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’ils ont dit, j’ai vu des angles aveugles derrière certains de leurs propos, mais j’ai largement profité de leurs déballages qui complètent mon regard et mes incertitudes sur le sujet.
hahaha, c’est marrant que vous ayez retenu ce passage... je l’ai aussi retenu mais parce que je l’ai trouvé mauvais.
Et vous n’en êtes pas surpris, de même que je ne le suis pas que vous ayez trouvé cette explication mauvaise. Au moins nous savons où nous en sommes. On va peut-être laisser Raphaël Enthoven où il est... Apolline Guillot explique que ce n’est pas le numérique qui va résoudre les problèmes ni les choix existentiels des humains, ni des impensés qui pèsent dans nos vie, ni des réalités émergeantes.
De par chez moi, j’en connais plusieurs qui n’ont pas envie de s’acheter un téléphone portable, même s’ils en ont les moyens. Leur organisation de vie qu’ils ont faite leur convient, ils ne font aucun mal au fonctionnement de la société (ici, il n’y a pas de RMI ou RSA). Alors on peut dire OSEF, ne pas problématiser l’intrusion d’une nouvelle norme, le téléphone portable et tout ce qui avec, qui dérange leurs vies qu’ils ont organisées. Moi, je comprends ça.
Cela fait plus de dix ans que le gouvernement Indien veut mettre fin au papier monnaie et tout passer à l’e-rupee. Un projet avec Microsoft. La matière première aux activités de Microsoft est bien devenue la connaissance des comportements quotidien des humains. Ce n’est pas vous qui maîtrisez les systèmes numériques, ni vous qui imposez les normes à la société. Microsoft est en mesure d’imposer cette norme à 1,4 milliards d’humains. C’est avec cet exemple l’autre question que j’avais soulevé dans notre fil précédent, en plus du numérique et son système : les normes imposées sur le monde depuis le groupe des multinationales. Ça ne prend pas pour l’instant, car moins de la moitié des Indiens ont un téléphone portable pour l’argent numérique. Et les polémiques sont nombreuses, entretenues par de gens qui veulent garder leur argent monnaie de leurs activités, savoir ce qu’ils ont, ce qu’ils font avec, et ne pas être pistés numériquement. C’est encore une problématique humaine, pas numérique ou IA.
Je pense aussi, comme vous, que le numérique, au fur et à mesure de son développement est confronté à des problématiques émergeantes (comme le cas évoqué du choix entre tamponner la mamie ou le jeune dans la voiture automatique en situation accidentogène). Et je pense aussi que le numérique saura résoudre progressivement sans l’intervention humaine, déjà sur situations moins dramatiques. Mais, ça, ce sont les problématiques du numérique et de ses normes de fonctionnement.
Va-t-on laisser les problématisations et créations de normes du numérique s’imposer sur celles des humains, peut-on les distinguer et comment ? Pour moi, c’est une question importante et nécessaire.
Le traitement du sujet est plus riche que ce qu’annoncent le titre et les chapitres. Les échanges entre Anis Ayari et Apolline Guillot sont plus denses et plus fluides que ceux du fil récent avec yoananda, Gollum et Gaspard.
Je ne retiens qu’un point parmi tous les contenus abordés. Les échanges interhumains permettent de transformer les autres comme être transformés par les autres dans ses opinions, représentations, modalités d’actions. Ce qui n’est pas le cas avec les machines qui ne produisent que des solutions, sans problématiser des situations non non formalisées. Et les humains hésitent, sont incertains, font des micro-ajustements malgré eux, pas les machines. Un rapport trop exclusif avec celles-ci peuvent masquer, effacer ces nécessités humaines.