Les arthropodes ont eu leur temps, il a duré un moment.
Il a fallu quand même aussi que la biosphère se fasse avec ses trois éléments, qu’elle "se comprenne" (j’utilise un mot humain, faute de mieux). Gaïa ne pouvait pas tout réussir du premier coup, boum, extinction après extinction, les choses avancent. Les arthropodes ont été créées, bon ben voilà.
mais attention, le "vrai" pouvoir c’est le système dans son ensemble et pas celui qui est temporairement au sommet, qui n’est, en quelque sorte, qu’un champion sélectionné par des forces qui le dépasse.
Oui, un pouvoir est quelque chose qui utilise un système, donc des connexes. On n’a pas de pouvoir sans système.
Pas trouvé ce que veut dire noogonie. Kant en parle en disant que ça vient de Locke, mais on dit qu’il n’pas forcément bien compris le mot...
Mariage : non pour moi. Il s’agit d’un parcours d’existence, faire le sien et son monde en navigant parmi ceux préexistants et sachant les utiliser, coopérer, éviter, comme il convient. Idem pour le parcours d’un système.
lol ... c’est un peu simpliste. On "sait" pourquoi, du moins on commence à le deviner
Oui... Parce que c’est la graine tombée à côté du caillou, protégée en partie du Soleil trop fort, profitant du petit cumul de terre apporté par les vents, etc... De même, il faut des conditions à une planète (distance par rapport à l’astre, structure, taille, etc...) pour que la vie apparaisse. Mais si j’étais en discussion avec un ami tout en secouant ma poignée de graines avant envoi, la graine qui a poussé n’y serait pas. L’aléatoire fait partie du jeu, quand bien même il y a des règles advenues. Les fourmis auraient pu prendre pouvoir dans la biosphère. Eh bien non, ce sont les humains. Sans que ces deux espèces aient décidé une compétition entre elles. Mais toujours poussé par ce "truc" qui passe à travers les niveaux d’organisations pour continuer. Maintenant, c’est notre intelligence émergée qui est saisie par ce "truc" (ou l’inverse...) : les constructions matérielles et nos sociétés. Mais il faut bien stabiliser une organisation, sans détruire celles en infra, que celle-ci soit pleinement fonctionnelle et bien flexible pour monter la suivante. .
Prenons moi, actuellement vivant. Si on me congèle, mon "ordre" va augmenter, donc, on serait tenté de dire "moins d’entropie, plus de néguentropie", pourtant il y a moins d’information dans un moi congelé que vivant vous en conviendrez
Parce que ce n’est pas à un même niveau d’organisation. Les atomes sont dans un ordre figé par le froid. L’ordre biologique a besoin d’une température plus élevée et fonctionne grâce à l’air et aux aliments.
Sémantiquement, il y a des niveaux explicatifs analogues : Entropie/Néguentropie Chaos/Cosmos Désordre/Ordre Désorganisation/Organisation .
Je pense qu’on peut dire désormais que non, la néguentropie n’est pas une progression du chaos vers l’ordre, mais ce qui se maintient à la frontière entre les 2.
Oui. La cosmogonie ne raconte qu’une histoire : comment sommes-nous devenus des vivants sur cette Terre, dans notre cosmos ? Les réalités entropie/néguentropie ou chaos/cosmos ne sont pas les mêmes selon les niveau d’organisations. Par exemple un ouragan est un chaos pour nous, mais une régulation pour la biosphère, donc de néguentropie. Les états entropie/néguentropie sont constants et se nourrissent l’un et l’autre, même s’ils se contrarient. C’est pour cela qu’en Tao, la voie est l’équilibre, entre les éléments mouvants et corrélés du Wuxing, mais aussi entre les niveaux d’organisations les uns dans les autres.
vous pouvez bien sûr avoir votre opinion sans étudier les sciences cogntives, mais elle vaudra pas grand chose, surtout si vous avez déjà un à priori sur la question et un prisme (technoméfiant ou technoangoissé) qui interfère avec une lecture curieuse de la question.
Je suis un humain, pas un robot. C’est du sang qui coule dans mes veines, pas des bits. C’est assez simple à comprendre, en fait.
Le film de Tati semble s’amplifier en poésie au fur et à mesure qu’il s’éloigne dans le temps.
Pour la béchamel, il faut verser le lait froid d’un coup et tourner, pas à feu assez fort, pas progressivement, Retirer dès que ça prend : sans grumeaux, plus onctueux, la saveur lissée.