oui il y a manifestement une force organisatrice qui pousse le vivant vers la complexité.
Ce que tous les Anciens ont dit. Les cosmogonies, aussi différentes soient-elles, suivent toujours la même trame : du chaos, au cosmos, du désordre à l’ordre, c’est à dire à l’organisation. Les premiers dieux sont souvent des géants, ou des créatures extraordinaires, car ils devaient encore se taper les forces du chaos. Aujourd’hui, on appelle ça la néguentropie, depuis le chaos fourni par le big bang : on retrouve la même chose, par l’imaginaire libre de ses entraves mentales pour observer comme par la science.
C’est le côté cosmique de l’Univers qui a créé le système solaire. Parmi les planètes la Terre a continué l’aventure de la complexité, alors que les autres planètes en sont restées là. Pourquoi ? Parce que… Si on jette une poignée de graines sur un terrain plutôt aride, elles ne vont rien donner sauf une ou deux qui vont faire plante. Ainsi la biosphère (la nature, Gaïa…) est née sur Terre, enfant du cosmos (émergence, autopoïèse…). Après les régénérations successives des créatures vivantes par Gaïa, on en est à une espèce qui prend du pouvoir sur les autres animaux et sur la biosphère. On en est là, résultats cumulés du cosmos, de la galaxie, de Gaïa, de la biologie, des évolutions morphiques de l’espèce, etc…
La question n’est pas si on est élu ou je ne sais quoi. Vous ressemblez à Adonis ou Quasimodo, ce n’est pas de votre fait, vous n’y pouvez rien, si ce n’est vous estimer chanceux ou maudire la vie. La question des humains est ce qu’ils font avec ce qu’ils ont. Ce qui est sûr est que nous sommes une oeuvre du cosmos, nous avons une certaine capacité à comprendre ça, à nous de voir ce que nous en faisons, avec la biosphère dans laquelle nous sommes. Eventuellement, si nous avons une visée pour étendre l’oeuvre du cosmos sur les autres planètes, l’occurrence notre biologie et d’autres biosphères.
C’est la toute la différence entre vous et moi de croire qu’on est la finalité de ce processus. Absolument rien ne permet de le croire, et tout indique le contraire.
Pourtant, je vous avais écrit ça en "place des humains parmi le reste", que vous n’avez pas lu :
Et cela s’explique par son évolution, sans avoir à y chercher une essence :
Non, ce n’est pas du tout leur boulot que de chercher à s’approcher de la conscience humaine.
Je ne sais pas où est le malentendu, mais ils ne font que ça, c’est bien leur volonté. Alors il y arrivent ou pas, c’est possible ou pas, mais c’est autre chose, et tout ce qui a alimenté l’échange de ce fil. L’article que vous m’avez mis en lien s’interroge sur ce qu’est la conscience et si le numérique peut l’atteindre, sans donner de réponse.
j’avais déjà parlé de cette femme embauchée par Alphabet (Google) qui a expliqué sur TED X le principe de l’apprentissage, le "deep learning". Son programme, avec ses équipements devait reconnaître un cheval parmi des images. Un cheval assis est un cheval. La statue d’un cheval n’est pas un cheval. Un âne n’est pas un cheval. Une tête de cheval qui dépasse derrière un mur est un cheval. Etc... Leur matrice est le "réseau neuronal" informatique. Et indéniablement, ça progresse. Même si le numérique ne peut pas être conscient ni intelligent, son "simili" en est de plus en plus proche, avec le déploiement de toutes les applications possibles qui s’étend et le nouveau bain qu’on fait mousser dans lequel on nous y installe (médias, institutions, universités...).
Oui, mon oncle devait se pencher de travers pour tout arracher dans le boitier : "g" g".. "aiaaa" encore un morceau parti. Et boum. Tout s’est télescopé. Tout le choeur céleste de l’univers est descendu me brûler les neurones avec l’Alleluia. Le destin scintillait devant moi, je suis devenu le soldat de Gaïa, contre les machines. Et je suis parti en terre mission, commencer avec des humains qui ne raisonnaient pas encore trop comme des machines. Et ça vient. Vous eu des échos, je crois, de quelque luddites à Nouméa... Mais n’ébruitez pas trop. Je sais que le président est pas mal occupé ailleurs cet an ci. Mais je n’ai que des paires de claquettes parmi mes chaussures. Et je ne souhaite aller dans un quartier de hautes sécurité à Reims ou Lille, j’aurais peur d’avoir froid aux pieds.
non, c’est la preuve que la vie est évolutive, et non pas vers le "mieux" (jugement moral humain) mais vers le plus "complexe", ça oui.
Oui, j’ai parlé (à Gollum, je crois ,ici) de "course vers la complexité", dont j’ai osé que nous serions peut-être un des sommets. En fait c’est ce que j’ai lu dans "Patience dans l’Azur", d’Hubert, Reeve, cette idée ne vient pas de moi. Elle m’a séduite, oui, et elle tient toujours 30 ans après...
Intelligence... disons, "oui" mais avec des pincettes. Pas intelligence au sens humain, mais "force organisatrice" oui. parce que intelligence, chez l’humain et l’humaniste et le chrétien est associé à "bienveillance", ce qui est une erreur de catégorisation, une association d’idée fausse et trompeuse.
Eh bien voilà, bravo, ça vient tout doucement...
Mais c’est ce qui fait que quand vous parlez de Gaïa (au sujet de laquelle je le redis je suis partisan de l’hyppothèse 3, qui est plus audacieuse que la 2 qui postule qu’elle est vivant) je diverge totalement de vos propos, car, encore une fois, vous lui prêtez des traits humain que, manifestement, elle n’a pas (ce qui somme tout n’est pas très étonnant).
Ah zut. Je prenais Gaïa pour une déesse avec plein de seins géants, et une foufoune gigantesque faite d’une forêt avec des arbres aux feuilles les plus soyeuses. Ce n’est pas ça ?
Mais ce simple mot anodin "améliore" est une faute (pour les raisons que j’ai expliqué : ça nous empêche de nous adapter, et donc de survivre, et donc ça nous précipite dans la catastrophe que nous craignons, indirectement)
Oui, nous somme la tentative en cours après les essais précédents, avec tentatives progressives d’adaptation, l’apprentissage par essai-erreur, en quelque sorte. Les mammifères fabriqués avec notre ère présentant peut-être plus d’aptitudes à contribuer à l’évolution de la biosphère. Nous avons l’intelligence d’organiser nos vies, en plus de nous adapter aux conditions naturelles. La suite dira si notre intelligence comprendra mieux la biosphère ou si le biosphère nous évacuera. Si l’on aura été une erreur ou pas d’avoir été suffisamment intelligents pour dépasser notre condition première, mais encore trop crétins pour comprendre dans quoi ont vit.
Je dis d’une part que la manière dont elle s’en trouve impactée (sujet qui vous intéresse) est intimement liée à l’illusion produite par la complexité du traitement de l’information qui la fait ressembler à de l’intelligence.
Pourtant l’article que vous mettez en lien décrit les étapes qui rapprochent le système numérique de la conscience humaine. Il n’y a pas d’affirmation à la fin de l’article, mais incertitude. C’est bien le boulot des informaticiens et de tous ceux qui gravitent autour, de le faire.
Je dis d’autre part que cette illusion a été favorisée et continue à l’être par des gens qui ont un intérêt mercantile à ce que cette illusion perdure et augmente.
Et pas que le mercantile. Le mainstream aussi, les institutions, les universités, les publications scientifiques, tout parle de l’IA. Est-ce que le numérique fabrique de l’intelligence ? Peu importe, ça vient de toute façon. Il s’agit bien d’effacer la question.
Avec l’intrusion mentale et physique massive, tout est fait pour faire disparaître l’espace aux humains qui ne se prennent pas pour des machines.