Oui, la vitesse en train qui tue au delà de 100 km heure, des choses comme ça. Le début des années 1900 a été euphorique avec toutes les inventions qui apportaient de réels conforts, de bien meilleures conditions sanitaires sans impression de lourds inconvénients. Il y a eu la féée Electricité, des Jules Vernes et Méliès... Vous connaissez tout ça. Les catastrophes venues ont pris aussi une autre ampleur : les deux guerres mondiales. Les nouveaux schémas mentaux ont crée aussi des grandes catastrophes : le bolchévisme, le nazisme. La question de l’Homme Nouveau, qui est recommencée avec le transhumanisme.
Les inventions maintenant contiennent la même incertitude que jadis, mais avec un impact bien plus lourd quant-aux effets. Guerre en Ukraine : attente de savoir si ça va finir en atomique. Intrusion numérique, changement profond des mentalités et il faut attendre l’après-coup pour savoir si c’est du mieux.
@Gollum, Yoa, . Au lieu d’émietter des réponses, je vais plutôt reprendre des éléments de vos derniers messages pour les rassembler dans deux sujets en cours avec l’avancement des échanges du fil. . Humanisme L’humanisme est relatif à la bienveillance et Jésus est en tout cas l’une des sources. Yoa, puisque vous me dites de façon récurrente que je suis un chrétien qui s’ignore, cela m’autorise l’exercice de penser aussi à votre place. Quand vous voyez des signes de bienveillance de ma part, comme ailleurs dans vos interventions sur Avox, vous voyez qu’il y a Jésus dedans. Alors vous brandissez un crucifix à l’envers et vous criez "Vade retro, Jésus, je te vois", ou "Moi, je suis païen". Parce que vous craignez que la part bienveillante de vous vous ramène à Jésus, et à son christianisme, qui vous a coûté si cher en mensonges (ou erreurs). En 1, je ne suis pas Jésus. En 2, un païen (je rejette ce qualificatif, mais vous le revendiquez) n’est pas astreint à son contraire : à la malveillance.
J’essaie d’être bienveillant. J’y arrive ou pas, mais c’est la posture que je cherche. Ça met de l’huile dans les rouages des relations interhumaines, pour moi comme pour les autres. Vivre parmi des malveillants est plus stressant, freine ses capacités d’existence et de développement personnelle, mine même sa santé. Un bienveillant (ou un groupe de) a intérêt à s’en protéger : les éviter autant que faire se peut, ou s’en défendre par la négociation, ou la coercition, sinon par la violence. Ce que je fais aussi. En remplaçant le paradoxe de Karl Popper sur les tolérance/intolérance, par bienveillance/malveillance, ça marche pareil.
Jésus n’a pas inventé la bienveillance, c’est vieux comme le monde. Il a étiré la bienveillance à l’infini, y compris en admettant la malveillance, sans s’en protéger, postulant que ça l’efface : le pardon plutôt que la justice, tendre l’autre joue, etc... C’est même sa définition de l’amour. Et l’humanisme a pour une forte part, si ce n’est complètement, adopté l’extension de la bienveillance à l’infini. Il faut être bienveillant avec l’étranger (ou l’aimer), même violent, même imposant des moeurs perturbantes pour soi ou le pays d’accueil. Du fait de la bienveillance infinie, l’étranger a acquis une dignité supérieure à l’hôte. Il faut aimer les trémousseries des transsexuels et penser que c’est joli, sinon, on est comme Marion Maréchal, incarnation de la malveillance avec ses idées qui sont rances. Il faut être bienveillant avec l’envie des enfants à changer de sexe, de se faire couper leurs seins ou castrer. C’est leur choix. Sinon, c’est qu’on n’aime pas enfants. Il est très facile pour le malveillant de se déguiser en bienveillant, "l’humanisme", si ce mot a un sens, ou tout cas tel qu’il est dépeint aujourd’hui, est un habit tout prêt pour eux. Je suis un bienveillant, du moins j’essaye et j’en ai besoin, qui n’a rien à voir avec le déguisement qu’on nous vend aujourd’hui. .. Place des humains dans le reste Les humains ont bien terraformé grandement la planète et la biosphère à sa convenance. Les vers de terre ont troué les sols de la planète. Elle ont été créé pour ça et ne savent pas faire autre chose. L’aération de sols convient aux nécessités de la biosphère, de Gaïa. Les termites le font là où les vers de terre ne peuvent pas le faire : les sols durs et secs.
Sur la supériorité, ou non, des humains sur les autres espèces. Les humains adoptent les animaux d’autres autres espèces. Il n’y a pas de cas inverse. Je parle de domestication, entre espèces de même échelle d’existence, pas des virus et bactéries qui peuvent nous coloniser par symbiose ou parasitisme, selon, qui sont des relations entre différentes échelles d’organisation. Il y a les fourmis qui domestiquent les pucerons, oui. C’est une singularité, je ne vois pas d’autres exemples si vous en voyez.
Les humains ont bien un pouvoir acquis supérieur sur les autres animaux et d’action grandissante sur la biosphère. Et cela s’explique par son évolution, sans avoir à y chercher une essence : la main accrobranches devenue vacante pour transporter et fabriquer, la station debout déplaçant l’odorat vers la vison, redistribuant ses possibilités, la libération de la gorge aux articulations divers facilitant le langage, etc...
Il y a bien une question qui s’impose à son espèce : continuer des activités à l’encontre de la biosphère dont sa vie en dépend de toute façon, ou mieux la comprendre pour évoluer vers un rapport gagnant-gagnant. Question ardue, oui, qui semble impossible peut-être, mais elle évidente, consciente et appartient à l’espèce.
Sur des intelligences extra terrestres, on a Reagan qui a dit, Medvedev racontant que président, son premier dossier sur son bureau était celui expliquant que les E.T. vivent parmi nous. Et toutes sortes de manifestations. Mais on ne sait pas ce qu’il en est d’une part, et si c’est vrai quels sont les types de rapports avec eux. Il y a le paradoxe de Fermi, un autre après, j’ai oublié le nom, ayant calculé qu’au regard de la durée d’existence des planètes, les chances de vies jusqu’à la visite des autres système stellaires sont plus qu’étroites.
En tout les cas, il y a un possible par la pensée advenue et des premières expéditions de disséminer la vie sur des planètes éteintes. Cela pourrait être un Svabhava collectif, un sens et une destinée émergente à l’espèce. Cela aurait plus de gueule que de se dire simplement OSEF la biosphère et OSEF le Cosmos.
@Gaspard Delanuit . Merci de reconnaître que je raisonne comme un humain. En commençant la lecture de votre premier message du 09 ;12, j’ai retrouvé vos propos déjà vus dans nos échanges passés et je n’ai pas bien perçu la fin. Je n’ai pas la perfection d’une machine... .
Nous côtoyons à notre époque des être apparemment humains mais qui sont intellectuellement des machines
Oui, je constate aussi. Ce n’est pas neuf, mais ça s’aggrave. .
L’autre partie de l’humanité, qui a conservé sa conscience de n’être pas réductible à une machinerie, si complexe soit-elle
C’est toute la question que je me pose. .
J’aimerais bien que vous me donniez un exemple de quelque chose de numérique qui fonctionne en dehors d’une machine.
Il y a maintenant le software, le numérique, les machines devenant le hardware. Le Chat GPT écrivant des textes sur votre écran vient du numérique, du software. Bientôt, ou déjà, il peut interagir oralement avec vous. Ce n’est plus simplement le tableau de commande pour conduite une machine dans le but réaliser une action, un ouvrage, faire un jeu. La suite logique est le robot conversationnel pour deviser avec ça, (ou lui), les solutions dans sa vie quotidienne. Je pourrai ainsi prendre plaisir à échanger sur le monisme sans avoir à me taper les gremlins qui encombrent ce site, ni avoir à déranger ma tranquillité d’esprit avec des confrontations d’égos. Mon robot sera bien plus intelligent que tous ces pauvres crétins qui m’encombrent et plus agréable à vivre, en tout cas sans déplaisirs. Là, ça bascule dans la réalité virtuelle, dans l’autisme. . Et c’est cet autisme social que l’on constate dans la génération montante, née avec le téléphone portable. Pas assez éduqué et confronté aux apprentissages des interactions sociales, ça fait des timides, jusqu’à dépressifs, ou des plus impulsifs, hystériques ou violents ou un peu tout ça. Et on ne leur fait même pas savoir le choix entre des intellectuels-machines ou des intellectuels-humains, puisqu’ils naissent avec cette troisième main à leur développement. . Je sais bien que je ne présente que le verre à moitié vide. Mais le numérique continue ses intrusions, puces à venir, numérisation de l’argent le transformant de propriété en droit de tirage conditionnel, et la liste est longue. Les humains n’ont pas le temps de se poser et de regarder les deux moitiés du verre pour des choix débattus et éclairés. Et de ce fait, le numérique peut absorber les questions de conscience et intelligence, qu’il faut maintenant se forcer à poser. . Au mieux, on ne sait pas où on va et la perte de contrôle au niveau des sociétés n’est jamais de bon augure.
Il est possible qu’on échoue et que l’on soit tous détruits. Pas grave, il y a des milliards de planètes et si une majorité échoue, il y aura toujours une minorité qui arrivera à s’en sortir...
Mm’oui, enfin, on n’a toujours pas trouvé de planète homologue à la nôtre. Ça devrait exister, même peut-être plus avancé que la nôtre. Mais on peut au moins dire que statistiquement, c’est rare. L’évolution du cosmos, c’est une course vers la complexité. Ce qui existe sur Terre est incomparablement plus complexe que sur les autres planètes du syst. solaire, avec le biologique notamment. Et dans le biologique, nous les humains, sommes conscients d’être conscients, et de plus en plus capables d’agir sur la biosphère (pas en bien pour l’instant).
Il est possible que nous soyons parmi les sommets de la complexité dans le cosmos. Raison pour laquelle je vois une responsabilité, si nous en avons ce privilège.
Je vais me coucher, je ne reviens pas avant 15 heures pour la suite.
Vous restez en philosophie fondamentale, avec des principes, des mots anciens et des métaphores bien désuètes pour décrire une nouvelle réalité. La réalité était le tangible, le visible jusqu’à il y a deux siècles. Avec le tableau de Mendeleïev, on transposait que les atomes existent, même si on ne les voyait pas. Maintenant, les petits boules qui font les atomes et nucléons sont en fait des nuages hyperactifs, le réel devient fuyant... On ne peut plus définir le réel comme il y a deux siècles, quand bien même le mot n’a pas changé.
La nouvelle réalité, c’est le numérique, qui évolue, s’adapte, fait système, s’impose à nos vies... On s’est disputé nos regards avec yoananda, mais vous faites bande à part, sans examiner ni confronter ce qui se passe avec le deep learning. Ce que je faisais au moins avec lui. Et le numérique est différent que le mécanique. Après, c’est un peu tard, je ne sais comment reprendre le sujet pour caractériser les capacités du deep learning, ce qu’on a confronté avec yoananda, avec nos désaccords, mais aussi nos incertitudes, nos flottements.