Remarque sémantique et dialectique : il faudrait éviter d’utiliser cette expression qui consiste à faire ce qu’elle prétend condamner. "Moisi" n’indique rien de précis en termes de raisonnement. C’est juste une insulte métaphorique. Donc accuser un argument d’être "moisi" est tout autant un argument "moisi" ou "qui pue des pieds" ou "de la mort qui tue". Il faut critiquer un argument en indiquant son défaut précisément (par exemple décrire un biais ou un défaut logique).
@Qirotatif "Dans la plupart des affaires criminelles il subsiste toujours un doute."
Rien n’est absolu dans la réalité et bien entendu on peut dire qu’il peut toujours exister une personne qui doute de tout quelque part et que cela ne remet pas en cause toutes les enquêtes. Mais dans le cas dont il est ici question, les doutes ne relèvent pas seulement ni majoritairement d’un acharnement hypercritique fondé sur un parti pris idéologique préalable ou une défiance de principe. Il repose sur le fait qu’il existe un grand nombre de personnes qui s’accordent à trouver non crédibles certains aspects de l’explication officielle en s’appuyant sur leur bon sens ou leurs connaissances spécifiques. Prenons un cas plus simple : si une personne est retrouvée morte suspendue à une poutre par les pieds et les mains liées dans le dos avec un couteau dans le dos et que l’enquête conclue à un suicide solitaire, le doute est légitime, non ? Et dans ce cas, ce sera aux enquêteurs professionnels et officiels de revoir leur copie et non à ceux qui doutent de refaire eux-mêmes et à leurs frais un enquête pour proposer une version moins improbable.
@medialter "Ces doutes n’ont jamais été relevé par les officiels (c’est à eux à faire le taf de répondre à la défiance populaire, et tant qu’ils ne le font pas, il est logique que les doutes s’accroissent). Dès l’instant où un seul doute subsiste, c’est l’ensemble de la version qui doit être mise en cause."