@micnet "ce n’est pas en se contentant de lire Wikipedia qu’on devient juriste."
Ni en écrivant sur un forum avec un avatar d’Arsène Lupin. Nous sommes sur Internet, cela vous-a-t-il échappé ? Il est convenable de fournir des références encyclopédiques disponibles par Internet (Wiki ou d’autres).
@micnet "La DDHC a de l’influence sur les lois mais n’a aucune portée juridique". Franchement, vous ne pensez pas qu’il y a comme une "légère"contradiction là-dedans ?? Soit la DDHC n’a aucune aucune influence sur les lois et dans ce cas, elle n’a effectivement aucune portée juridique, soit elle en a et dans ce cas, elle a une valeur juridique, même limitée. C’est de la pure logique qu’un gamin de 10 ans comprendrait tout de suite..."
Cette partie de votre propos est intéressante car elle illustre parfaitement ce que j’écris plus haut. Vous ne comprenez pas la syntaxe du droit (ce n’est pas une agression, ça n’entame pas votre dignité, c’est juste un fait). Malheureusement, la pure logique de l’enfant de 10 ans ne suffit pas à faire un système juridique. De l’influence à la valeur juridique (je reprends exactement vos termes), il y a un long chemin. Une émission de télé peut avoir une influence sur la loi (cela est déjà arrivé à plusieurs reprises) mais l’émission de télé n’a pas elle-même de valeur juridique (le juge ne peut pas s’y référer pour prononcer sa sentence !) La loi est une forme, ce n’est pas seulement de la logique enfantine, du bon sens paysan ou une intuition angélique de ce qui est juste. Ce formalisme a beaucoup d’inconvénients, mais il nous préserve aussi de bien des horreurs.
@micnet En fait, ce qui serait intéressant, c’est plutôt de se demander pourquoi la DDHC n’a pas pu être intégrée à la constitution et a du rester en préambule, en quelque sorte sur le seuil de la Constitution, dans une position qu’on pourrait nommer méta ou supra-constitutionnelle, donc au dessus de la constitution mais paradoxalement sans qu’on lui reconnaisse d’effectivité constitutionnelle incontestable avant 1971.
Et la réponse nous ramène au début de notre dialogue sur ce fil : la sémantique.
La DDHC décrit des intuitions morales en forme d’idées générales, des principes philosophiques très compréhensibles dans le langage courant mais qui pour beaucoup n’ont pas la rigueur sémantique nécessaire à la construction du droit, ne sont pas assez techniquement juridiques pour entrer dans la Constitution elle-même. Ils seront longtemps jugés trop flous pour pouvoir encadrer (légitimer ou interdire) la création des lois.
@micnet "Ben oui mais j’ai l’impression qu’à moi tout seul, j’ai effectivement gagné contre le monde entier."
Sur le sens des choses, on peut parfaitement assumer une originalité de pensée. Je dirais même qu’il faut parfois le faire, car le nombre peut avoir tort. Mais sur des questions relevant de l’information, et non du débat, il faut éviter de partir dans des discutailleries. Ne critiquez pas trop facilement Wikipédia, les articles informatifs sont très bien faits (on peut critiquer les articles polémiques, mais pas les données factuelles historiques et géographiques de cette encyclopédie participative).
J’ai remarqué une chose récurrente sur les forums, c’est que les Français connaissent mal le droit. L’histoire du droit, n’en parlons même pas ! Pourtant les documents sont là, il suffit de les lire... et de ne pas vouloir constamment y mêler son avis. Bref, il faut simplement apprendre.