@micnet "moi je cherche un exemple qui serait commun à 100% des civilisations."
Les exemples que je vous ai donnés montrent au moins de nombreux points communs, et quand bien même ne s’agirait-il que de relations liant l’humanité par un ensemble d’interconnections, ce n’est pas rien. Si une civilisation A est connectée avec une civilisation B par un élément culturel commun et que la civilisation B est connectée à une civilisation C par un autre élément culturel commun, cela implique (ou permet) une interconnexion générale. Il est d’ailleurs amusant de constater que c’est ainsi qu’Internet fonctionne (en partie). D’ailleurs un organisme fonctionne aussi de cette manière et vous seriez bien en peine de trouver un lien direct de toutes les parties de votre corps avec un organe unique centralisateur (que ce soit le coeur ou le cerveau), la vie ne s’organise pas comme ça en forme de rayon de soleil !
Ensuite, je ne sais pas ce que vous accepterez comme exemple qui aura pour vous un caractère suffisamment commun. S’il s’agit d’une forme, vous pourrez toujours dire qu’il y a de petites différences de couleurs ici et là dans le coin à gauche. Je suppose que vous parlez d’une valeur commune ou d’un signe fondamentalement commun à tous les êtres humains ? Nous trouvons alors la ritualisation funéraire (le souci du corps du défunt), le sens du sacré, le sens métaphysique (un peu différent du précédent mais également présent dans toutes les sociétés humaines) et bien entendu l’art dans ses innombrables formes d’expressions et variété de style, de la chanson à la parure (connaissez-vous une seule civilisation ou même une petite tribu isolée sur une île sans chanson ou sans parure corporelle ?)
@micnet "De manière générale, il faut faire la distinction entre la portée philosophique que sous-tend un texte et son application concrète et limitée."
C’est ce que je vous dis aussi. Juridiquement, aucune nation ne peut formuler des lois pour les autres nations. Si vous voulez dire que la DDHC ne concernait pas juridiquement le Japon, je suis d’accord mais est-il besoin de préciser de telles banalités ? Cela n’empêche pas que la DDHC parle de l’homme en général (c’est pourquoi elle l’écrit avec un grand H) et énonce un universel humain. Il s’agit d’une proclamation philosophique et morale, pas d’un texte réglementaire, de toutes façons !
@micnet "Par ailleurs, vous voulez séparer les notions de "citoyens", de "souveraineté" et de "droits naturels" au sein de la DDHC."
Non, JE ne veux pas séparer les notions de "citoyens", de "souveraineté" et de "droits naturels" au sein de la DDHC. Elles sont séparées et c’est une évidence pour tous les historiens et juristes. Mais il est possible que VOUS ayez raison contre tout le monde, en dépit de l’évidence et malgré votre absence de connaissance du sujet, pourquoi pas... Alors on va dire que vous avez raison, l’Homme de la DDHC est juste un Français, voilà. Les rédacteurs de cette déclaration n’ont jamais songé que les droits naturels et imprescriptible de l’être humain pouvaient concerner l’homme en général et ils pensaient que les seuls les Français méritaient d’être nommés des Hommes avec un grand H. Voilà le monde universitaire et la communauté des historiens revenus d’une belle erreur grâce à votre sagacité. Je me demande si ça ne mérite pas la légion d’honneur.
@Zatara "... de toute façon, ç’en est devenu une, de formule magique, vu l’emploi qui en est désormais fait..."
L’invocation des droits de l’homme est simplement un emballage convenable. Chaque nation emballe ses agressions militaires comme elle peut avec le papier cadeau qu’elle a sous la main.