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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 16 février 2015 11:21

    Tiens, personne n’a évoqué le "choc des civilisations" ? Ce n’est pourtant pas souvent que le sujet est investi de front.



  • 9 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 16 février 2015 11:10

    Parce qu’être partisan de l’auto-défense, c’est être anti-démocrate ?



  • 5 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 16 février 2015 09:24

    Chouette ! J’interviens le premier.
    J’ai été un peu décontenancé par la manière dont Olivier Rey a abordé sa conférence. D’autant plus que le sujet traité m’a paru fondamental : en effet, on ne peut pas se gargariser du mot "démocratie" sans prendre en compte le problème scalaire qu’il draine. Des sociétés trop populeuses ne peuvent avoir d’autre recours que l’empire. On retrouve là les accointances entre les béats œcuméniques hostiles aux frontières et les tenants de l’ordre marchand européo-atlantiste.

     

    Je recommande chaudement cette écoute, ainsi que le passage du même Olivier Rey à Répliques, quelque temps plus tard. c’est une perspective peu abordée, trop souvent négligée.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 15 février 2015 21:15

    Il faut que l’on parvienne à ne pas suspecter toute remise en cause de ce que l’on nomme communément "démocratie" d’ambition aristocratique. Je pense qu’entre ces deux lignes de crêtes que sont les deux régimes en question, il y a tout un dégradé de possibilités qu’il convient d’interroger.
    Une chose me semble certaine - pour aller dans le sens de micnet - c’est que le curseur est à déplacer vers l’aristocratie, et non vers la démocratie, et ce bien qu’il faille aussi trouver un moyen de confier un réel pouvoir entre de véritables gens du peuple, j’entends des "usagers de la France ordinaire".

    Ce n’est pas être aristocrate de le dire, ni même être anti-démocrate.

    Cela dit, Joe Chip, je suis globalement en accord avec ce que vous avez marqué.



  • 5 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 15 février 2015 10:52

    Quant à moi, en quelques mots, voilà ce qui fait la grande noblesse de la démocratie, et en parallèle ce en quoi elle se fourvoie. Alors qu’une oligarchie ou une monarchie opteront pour la facilité dans le partage des rôles, et s’évertueront à aller toujours pêcher les gouvernants dans le mêmes eaux, la démocratie, elle, tente de prendre à bras le corps le réel en assumant le fait que le talent se trouve niché n’importe où dans le corps social. Elle relève le défi de ne pas faire acception de personne et de rendre à chacun la place qui lui revient.

     
    Mais par démocratie, nous avons fini par entendre le régime qui faisait de tous des êtres commutables à volonté. Au lieu de nous dire "le talent peut émerger de n’importe où", le "démocratisme" finit par nous dire que "le talent est égal en chacun", ce que chacun croit de bon cœur car il a tout à y gagner. Or, si le talent est égal en chacun, le talent n’existe plus car il devient commun (nous avons tous deux jambes, ça n’est pas un "talent"). Et la richesse de la diversité humaine n’est plus qu’un vain mot, au nom d’une indifférenciation anémiante.

     
    De là ce que j’appelle, non pas "la tyrannie de la majorité", mais "l’empire du nombre".
     
    EG

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