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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




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    Éric Guéguen Éric Guéguen 18 septembre 2013 10:15

    @ davideduardo :
     
    Bonjour à vous !
    Vous avez tout à fait raison, les moyens de communication mis à notre disposition aujourd’hui changent la donne, et nous en sommes vous et moi la preuve vivante puisqu’il me semble que vous m’écrivez d’Amérique latine et que je vis près de Paris.
     
    Il est intéressant, à ce sujet, de se pencher sur un extrait des Fragments posthumes de Nietzsche, cité chez Enthoven à la radio la semaine dernière : "Grâce à la liberté des communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés ; les nations seront dépassées". Facebook avant l’heure ? Mais Facebook a-t-il la moindre vocation "démocratique" ? Je ne pense pas personnellement. La communication, c’est une chose, et une chose essentielle, mais, s’agissant de lui donner une aura démocratique, il me semble que la teneur, le contenu de cet échange importe beaucoup.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 18 septembre 2013 09:55

    @ Émile :
     
    N’ayant aucun ouvrage de Proudhon sous la main (ils sont sur le net mais je n’ai pas le temps en ce moment de regarder ça de plus près), et m’en tenant - une fois n’est pas coutume - à ce qu’en dit Wikipédia, je dirais a priori que le fédéralisme comme remède à l’étendue des pays à administrer n’est pas sot en soi, mais encore faut-il trouver une entité susceptible de fédérer le tout et de départager les parties en cas de litige. Serait-ce à dire qu’il faudrait dissoudre la nation en même temps que l’État ? (C’est une vraie question que je vous pose puisque vous savez mieux que moi ce que Proudhon a théorisé à ce sujet). Merci.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 18 septembre 2013 09:50

    @ Émile :
     
    Je ne connais pas bien ce dont vous parlez au sujet de Proudhon, merci de m’inviter à regarder ça de plus près, je n’y manquerai pas.
    Quant à Rousseau, je ne lui reproche rien, surtout pas de n’avoir pu appréhender l’étrangeté de notre époque ! Je faisais simplement remarquer qu’il faut veiller à ne pas faire de Rousseau - dans le dégoût actuel des gouvernements successifs - un champion de la "vraie" démocratie sous prétexte qu’il a, parmi d’autres, théorisé le distinguo gouvernement/souveraineté.
    Je m’explique...
    Si Rousseau revenait de nos jours, par un coup de baguette magique, hormis l’horreur qu’il ressentirait tant à l’égard du progrès technique que du progrès moral (Rousseau était, de ces points de vue, conservateur), il serait encore plus consterné par notre mode de gouvernement politique. Pourquoi ? Il me semble qu’il lui paraîtrait inepte d’avoir légué l’activité politique à une coterie de grands bourgeois énarques, tel un bâton merdeux. Ceci incriminerait tout autant les oligarques vénaux que le peuple immature.



  • 3 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 septembre 2013 22:51

    Peut-être aussi que l’on peut considérer comme un "petit État" un pays équivalent à une cité-État, ce qui était le cas de la Suisse de son temps. C’est en effet une communauté pratique du point de vue démocratique, au sens où l’on y est au maximum soumis à deux ou trois degrés de séparation avec n’importe quel autre individu, ce qui donne davantage l’aspect d’une grande famille, d’une nation de proches, comme l’entendait Rousseau, patriote s’il en fut.



  • 4 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 septembre 2013 21:29

    @ Émile, le bien nommé :
     
    Bonsoir à vous.
    Au Livre Cinquième de Émile ou de l’éducation, on lit également ceci :
     
    "Il n’y a pas une constitution de gouvernement unique et absolue, mais il doit y avoir autant de gouvernements différents en nature qu’il y a d’États différents en grandeur".
     
    Et, deux pages plus loin :
     
    "On a de tout temps beaucoup disputé la meilleure forme de gouvernement, sans considérer que chacune est la meilleure en certains cas, et la pire en d’autres. Pour nous, si, dans les différents États, le nombre des magistrats doit être inverse de celui des citoyens, nous conclurons qu’en général le gouvernement démocratique convient aux petits États, l’aristocratique aux médiocres, et le monarchique aux grands".
     
    Or, du temps de Rousseau, un pays de 65 millions d’âmes n’aurait sûrement pas été considéré par lui-même comme un "petit État"...

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