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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

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  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 18 septembre 2013 11:41

    Au temps pour moi, je n’ai pas été suffisamment attentif.
    Cela dit, ce que je dis plus haut est-il en contradiction avec ce que vous avez dit ? Je ne le crois pas.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 18 septembre 2013 11:38

    Je ne prétends pas non plus avoir le niveau des penseurs que je mets en exergue.
    Et pour vous répondre, je dirais que croire en la permanence de certaines choses n’est pas une forme de mépris, mais au contraire la marque d’une confiance en l’Homme, en sa capacité rationnelle et individuelle à déceler l’ordre des choses sans en passer systématiquement par le vote d’une loi abrogée l’année suivante, au fil des modes.
    Aristote était certainement un peu l’esclave des préjugés de son temps en théorisant l’esclavage arc-bouté sur la nature mais, paradoxalement, c’est la teneur qu’il donne du droit naturel - au rebours de toutes les lois locales comme de tout "contexte sociaaaal" - qui est notre meilleur allié pour l’en détromper (je développe si besoin).
     
    En définitive, qui de nous deux méprise l’autre, et surtout, qui de nous deux est totalement déconnecté des réalités : moi qui estime qu’il faut prendre en compte la pluralité des caractères humains et la variété de leurs capacités, ou vous qui appartenez à cette famille de pensée, reine à notre époque, ne misant que sur l’interchangeabilité des individus pour contenter le Dieu-égalité ?



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 18 septembre 2013 11:21

    Ok, si vous voulez, mais il fallait que l’on s’accorde dès le départ sur ce qu’il fallait entendre par "art". J’ai simplement repris votre opposition "science"/"art", mais je suis plus sensible également à l’"art" au sens d’une excellence particulière qu’à la "science" entendue comme recherche de l’immuable.



  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 18 septembre 2013 11:17

    @ Caracole :
     
    Je n’ai pas la prétention de me hisser à votre niveau. smiley



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 18 septembre 2013 10:43

    Bonjour Gaspard.
     
    Je souscris presque à ce que vous dites. "Presque" car je m’en tiens pour ma part à la distinction opérée par Aristote entre ce qui ne peut être autrement qu’il n’est et ce qui peut différer. Ce qui est immuable peut être objet de science, pas le reste. Ceci réduit énormément ce qui est rigoureusement "scientifique" au sens qu’en donne Aristote (et la médecine, par exemple, peut difficilement en faire partie).
    Mais Aristote voit tout de même plus qu’un art dans la politique qui a vocation à déceler les moyens de gouverner les hommes conformément à leur nature, éminemment variable. C’est en quelque sorte la science du détail, la science architectonique de la subtilité, s’offrant uniquement à celles et ceux qui acceptent d’y être sensibles. Il y a de l’absolu dans "ce qui peut être autrement qu’il n’est" ou "qui est tel dans la plupart des cas" (hos epi to polu en grec attique), c’est-à-dire qu’il ne peut y avoir qu’un seul mode de gouvernement qui peut convenir à un peuple particulier, charge à lui de le découvrir. Cela veut dire également qu’aucun régime ne peut prétendre à l’universalité, pas plus la démocratie qu’un autre, étant donné que chaque régime doit se conformer à la nature du peuple en question, comme chaque activité au sein de la cité doit être en conformité avec la nature de l’individu qui s’y adonne.
     
    Donc, oui, la politique n’est pas une science exacte, mais c’est une "science" quand même du point de vue des Grecs, et oui certains êtres sont capables de prouesses en la matière, ce qui relève de leur génie, donc de leur nature propre ; à ce titre, on peut alors parler d’un art, ce que la tradition, de Platon à Rousseau en passant par Machiavel reconnaît en particulier dans des figures telles que Lycurgue, ou Solon pour certains, voire Moïse pour d’autres.

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