• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
--------------------------------
 
« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 43 5121 2237
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 149 148 1
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires




  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 9 août 2013 12:44

    @ Caracole :
    ----------------
    Les exemples que vous donnez me semblent - je dis bien "me semblent" - attester davantage d’une mémoire chez l’animal (ce que je ne remettrais pas en cause, bien entendu, ayant moi-même des animaux) que d’une réelle capacité à se projeter dans l’avenir.
    Je veux dire par là que votre chien a été mis en état de comparer ce qu’il venait de vivre et ce que vous lui imposiez à nouveau, d’où son coup de blues. Peut-on aller au-delà en prétendant qu’il parvenait à se dire qu’il n’aurait plus l’opportunité de construire quelque chose avec la chienne ? J’en doute fortement (et je ne peux pas vous prouver ce que j’avance, on est d’accord).
    ---
    Lorsque je pars en vacances, mes chats restent seuls à la maison (je vous rassure, une voisine vient les nourrir et changer leur litière en notre absence). Je ne sais pas s’ils ont réellement la notion du temps qui passe, celle du nombre de jours et de nuits écoulés, mais toujours est-il qu’ils nous font ressentir, à notre retour, le sentiment d’un manque : à tel point que, s’étant parfaitement conduits durant tout ce temps, sitôt revenus, il leur est arrivé une fois d’aller uriner sur notre oreiller... en représailles certainement, comme pour nous dire "votre absence était indigne", mais non "ne nous faites plus un coup pareil dans l’avenir". Encore une fois je pense qu’en agissant ainsi, ils manifestent leur humeur du moment, rien de plus, sans spéculer, sans états d’âme, sans se projeter dans un "mieux-vivre" à venir.
    ---
    Cela dit, j’espère que vous n’allez pas croire qu’il n’y ait à mes yeux rien à apprendre des comportements animaux. Pas besoin, par exemple, de faire de longues études en science du vivant pour être convaincu que les animaux sont doués d’empathie, mais celle-ci me paraît être limitée. J’en reviens à mes chats, Laurel et Hardy, de la même portée :
    Un jour on a paumé Laurel pendant trois jours, et en pleine nuit, Hardy est venu nous réveiller par des coups de museau dans le menton pour nous signifier que son frère était revenu et nous attendait sous notre fenêtre.
    En revanche, le jour où on a fait piquer Laurel (à bout de course), pendant que le véto lui administrait la piqûre létale, Hardy est venu se mettre sur le dos pour que le toubib lui gratouille le ventre. Il est ensuite parti avec le chat dans un sac poubelle (c’est la procédure) et Hardy n’a ressenti ce manque (après douze années de vie commune) que quelques jours plus tard, et pendant quelques jours seulement. Eh bien je ne pense pas que sa peine résultait d’une projection dans le futur ("je ne verrai plus jamais mon frère"), mais bien plutôt d’un manque actuel ("où il est encore, ce con-là, je m’emmerde moi !").



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 8 août 2013 21:59

    @ Caracole :
    -----------------
    Je préfère nettement la façon "reformulée" (au mot "fainéantise" près).
    C’est exactement ce que je traduisais plus simplement de la sorte : l’homme est le seul animal à spéculer librement. Je peux prendre la décision de faire une grève de la faim dès ce soir pour des raisons spirituelles. Si mon chat en fait autant, c’est qu’il a un problème. Un tel choix serait fait de sa part au jour le jour. L’écureuil a beau spéculer lui aussi en mettant des noisettes de côté pour passer l’hiver, jamais il ne se dira une année "Oh, et puis de la merde, ras le bol, cette année, je me tourne les pouces et j’irai piquer les noisettes du voisin !".
    Toujours il y aura un énorme fossé entre la projection temporelle dont est capable l’homme et celle dont est capable un animal. J’affabule ? Peut-être, mais c’est alors toute notre façon de considérer l’animalité qui serait à revoir sur vos bons conseils.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 8 août 2013 18:04

    @ Caracole :
    ----------------
    Ne mélangez pas tout...
    "Je ne prétends pas que la nécessité nous soit "directe, immédiate" " :
    Quand je dis "nous", je ne parle déjà plus que des hommes. Et quand je dis "pas directe", c’est parce que la saisie des traces de cette nécessité nous demandent du travail intellectuel, ce dont certains savent se montrer bien incapables, au même titre que les animaux.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 8 août 2013 18:00

    L’humanité, Machiavel ?
    C’est le plus noble côtoyant le plus abject. Et là oui, j’ai bien plus de respect et de compassion pour l’ensemble des animaux que pour les hommes abjects.
    Mais comme vous le disiez, l’homme générique est doté par le moindre trait de génie de certains. Ça me suffit pour avancer et m’en faire un fanal.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 8 août 2013 17:36

    @ Caracole :
    ----------------
    "Je suis persuadé que des stratégies affectives et rationnelles déterminent les actions de la plupart des êtres vivants."
    => Peut-être pêchez-vous là également par... anthropomorphisme, non ? Pourquoi dissocier les deux ? Les sens ne sont-ils pas au service de la raison, même si celle-ci ne sait pas toujours s’en servir convenablement ?
    Hasard et nécessité sont comme le plein et le vide, l’avers et le revers, et ce que tous ont cherché à faire, c’est déterminer ce qui revenait en propre à l’un et à l’autre.
    ---
    Voulez-vous que je vous dise ? C’est amusant car j’ai l’impression de me "battre" à front renversé. Vous défendez la nécessité, et en général, le déterminisme est mon dada. Mais je ne prétends pas que la nécessité nous soit "directe, immédiate" ! La preuve : l’individualisme sévit dans les esprits alors même que c’est une pure fiction de philosophes et qu’il contrevient à la nécessité. Êtes-vous individualiste au sens philosophique du terme ? Moi pas.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité

https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/