Montage idéologique foireux et surtout très faux...
D’abord, il faut définir ce qu’est un dogme : c’est un discours appuyé par une autorité (ie : un discours normalisé).
Qu’est-ce que la science ? C’est un discours sur les faits. Les faits parlent-ils d’eux-mêmes ? Non : il faut des sens pour constater les faits, puis un intellect pour les interpréter et en tirer des discours (abstraits).
Ainsi, s’il existe en science des autorités pour discriminer parmi les discours sur les faits ceux qui sont recevables de ceux qui ne l’on sont pas, alors, la science est dogmatique.
Toute école d’interprétation fait autorité, et donc génère des dogmes. La science est donc potentiellement dogmatique : il suffit de voir le sujet de l’interprétation de la MQ, par exemple (école de Copenhague). L’enseignement supérieur craque sous les dogmes (celui qui ne suit pas les normes aura une moins bonne note que celui qui suit les normes)
Le paradoxe de ce genre d’affirmation, c’est qu’il veut faire croire que la science serait ontologiquement a-dogmatique, ce qui est manifestement faux, ceci pour se draper d’une autorité rendant apte à exclure certains discours, autrement dit... pour pour pouvoir être en position de définir des dogmes...
C’est le discours des dogmatiques qui s’ignorent comme tels, et l’ignorant, se permettent de l’être sans restriction aucune !
C’est tout de même difficile à mon avis de dissocier totalement la philosophie des lumières et la révolution Française.
Par exemple, le grand rôle tenu par l’Assemblée dès le début, cela découle en ligne droite des conceptions de Montesquieu : l’exécutif doit être monarchique et la loi doit être parlementée.
Ce fut précisément la première forme de la révolution, avec la création de l’Assemblée Nationale. Le clivage droite/gauche s’est fondé sur le plan de savoir si l’exécutif doit avoir un droit de véto sur la loi issue de l’Assemblée nationale (d’ailleurs, ce droit de véto, le président des États-Unis en dispose aujourd’hui, soit dit en passant).
Quant aux formes ultérieures de la Révolution, Robespierre se réclamait de Rousseau.
Cependant, il est vrai que la classification "philosophie des Lumières" est une reconstruction historique à postériori et que souvent l’on y mélange des philosophies assez disparates. Cela dit, cette explosion de la diversité des vues philosophiques révèle aussi un certain essor de l’individualisme, qui est un trait caractéristique du siècle, et aboutira à la Révolution qui détruira tous les corps intermédiaires entre l’individu et l’État.
L’imagination se débride à cette époque. Une des grandes novations est l’utilitarisme Anglo-Saxon, que Benjam semble apprécier, lequel nécessite un certain recul du sacré. L’utilitarisme aboutit, d’un certain point de vue, en une dépravation des moeurs : Autrui peut être alors pensé comme un objet au service de ses finalités propres.
Dans les lumières, il y a donc cette chosification de tout, y compris l’homme, qui en perd sa dignité. C’est une rationalité qui oublie que les hommes ont une âme.
@Vichy : faut en parler aux syriaques, eux qui tiennent que leurs évangiles en Araméen sont les originaux...
Personnellement, je pense qu’il y avait plusieurs langues internationales à l’époque, l’araméen en était une, plus implantée chez les peuples du moyen-orient que le Grec, qui en était surtout une langue d’administration. D’ailleurs, il y a quelques phrases en araméen dans l’évangile.
Quelle langue Jésus parlait-il ? Dans les Évangiles, il utilise des expressions araméennes : « Talita qoum » (Mc 5,41), « Ephphata » (Mc 7,33). Marie de Magdala s’adresse à lui en lui disant « Rabbouni »
(Jn 20,16). Jésus parlait l’araméen. Parlait-il hébreu ? Les paroles
qu’on lui rapporte au moment de sa mort (et qui constituent pourtant les
paroles du Ps 22) : « Eloï, Eloï lama sabaqthani » (Mc 15,34) sont également en araméen, et non en hébreu.