Tellement de chose à dire sur l’introduction : 1° L’expression "Essence Impériale" : -> L’essence est, en philosophie, la nature d’une substance. L’impérialisme n’est pas une question d’essence, c’est un penchant possible de la nature humaine. C’est une volonté de conquérir puis de régir.
De ce point de vue, il n’y a pas un impérialisme, mais beaucoup d’impérialismes, autant qu’il y a de mouvements politico-culturels.
Une gouvernance mondiale coordonnée, certes, mais parqui et pourquoi ?
Par unquidam pour les droits de l’homme ? Par un calife pour l’Islam ? Par un pape pour le Christ ? Par un secrétaire général pour le Communisme ? Par un dalaï-lama pour le Bouddhisme ? ...
La réflexion de Drac s’arrête au point précis où l’impossibilité commencerait à apparaître...
Des entités politiques distinctes qui se coordonnent via la diplomatie, c’est ce qui existe depuis toujours, et c’est le mieux qui puisse être fait.
Drac en reste à une pensée déductive, enfermée dans les bornes de ses hypothèses, plutôt matérialistes.
Hillard est très pertinent car il part de la permanence des penchants du caractère des hommes. De tout temps, l’homme fut attiré par des finalités. Certaines sont perverses. Le plus mauvais penchant fut nommée "hybris" chez les Grecs (la démesure), l’orgueil chez les chrétiens (père de tous les vices) : on le retrouve dans le mythe de Babylone.
L’homme a toujours été sur une pente glissante. L’arbre tombe toujours du coté où il penche dit l’évangile.
Ce conflit des mauvais et des bons penchants fait l’histoire des hommes.
Or les penchants moraux ne sont réductibles ni à des "classes", ni à des "castes", ni à des "catégories", qui sont des entités statiques.
Les penchants moraux sont des affinités et font la dynamique de l’action des hommes.
Pour prendre une analogie avec le discours, les penchants ne sont pas de genre "substantif" comme les catégories, mais de genre "verbe". Ils font s’orienter un homme vers certains buts d’une certaine manière. Les penchants sont "vouloir d’amour", "vouloir de haine", "vouloir de plainte", ...etc.
Les penchants moraux sont des formes sentimentales dans la volonté.
Il est clair qu’au début du christianisme, une partie des juifs a désiré ardemment ne pas étendre son monothéisme vers les non-juifs. Il y a eu depuis lors une haine certaine du christianisme par les tenants du judaïsme. La France, en tant que figure de proue du christianisme pendant 1500 ans, pays qui concentre une grande partie du patrimoine chrétien mondial sur son sol est donc la cible toute désignée d’une haine qui remonte à des temps immémoriaux.
Tant que vous n’aurez pas compris cela, vous ne comprendrez rien à ce qui arrive à notre pays, et vous ne saurez pas y faire face efficacement.