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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 4 septembre 2014 20:43

    La noblesse ne serait faillir.
    Le contraire du Noble est l’Ignoble, par définition.
    L’autorité (qui applique le droit) dans une société ne devrait échoir qu’au noble.
     
    Mais reste à définir ce qu’est le Noble pour déterminer qui est noble.
    La Noblesse est-ce la possession de richesse ?
     
    Si vous répondez oui, alors vous aurez une ploutocratie.
    C’est ce que l’on a.



  • 1 vote
    ffi 4 septembre 2014 20:33

    Sur le droit :
    Historiquement, le droit a eu 3 niveaux (de haut en bas).
    - le droit divin, le décalogue : intangible, éternel, ...etc
    - le droit royal : commun à tout le royaume.
    - le droit local : la coutume particulière d’un lieu.
     
    Le droit divin est pour tous, lié à l’humanité de la personne (universel, catholique), il a la primauté sur le droit royal.
     
    Le droit royal est pour tous les sujets du royaume, lié à la nationalité de la personne, il a la primauté sur le droit local mais ne peut contredire le droit divin.
     
    Le droit local est propre au lieu, résultat d’un arrangement local, lié à la localité de la personne, il ne peut contredire ni le droit royal ni le droit divin.
     
    Le jacobinisme a aboli tout droit local et s’est délié de toute loi divine (on peut marier deux hommes ou deux femmes, tuer un enfant avant qu’il naisse, tuer un vieillard avant qu’il meure, ...etc) : c’est un paradis pour juristes de la capitale.
     
    Donc il n’est pas vrai de dire que réintroduire du droit coutumier reviendrait à un éclatement de la nation : si celui-ci est pensé de plus basse justice que le droit national, alors tel n’est pas le cas : c’est juste laisser les gens s’organiser entre eux, mais cadré dans les limites de la législation nationale. Réintroduire la coutume locale, c’est le niveau législatif le plus adapté à un régime qui s’approcherait au mieux de la démocratie (directe). La démocratie directe produit un droit démocratique (droit, du latin directus) dont l’expression est la coutume.
     
    C’est quand même bizarre d’affirmer que le peuple se gouvernerait lui-même quand les lois sont les mêmes partout ! Si les gens avaient réellement de l’autonomie (auto-nomie : faire sa propre loi), il y aurait autant de lois que de lieux et de population...
     
    Il faut revenir à mon avis à une certaine hiérarchie des normes. Les lois intangibles et essentielles, divines, non réformables par l’État, qui ne nous coupe pas du genre humain aux yeux des autres hommes. Les lois de l’État, qui assurent l’unité, la cohérence et l’union du royaume. Les coutumes qui assurent sa diversité et sa variété.



  • 4 votes
    ffi 28 août 2014 17:14

    De toute façon, pour un empire, le concept d’étranger n’existe pas : l’empire a vocation à s’étendre partout où il peut...
     
    Le peuple Romain, à la base, tenait la vertu, l’humilité, l’héroïsme en haute estime. Le sens du sacrifice y était présent (sacrifice : "faire un acte sacré" en latin, de sacrificare). C’était un peuple de travailleurs, de constructeurs, qui inventèrent une nouvelle approche du Droit, celui-ci pouvait se calculer : "le jus"
     
    Mais avec le temps, ce goût de l’effort s’est atténué.
    La commodité de l’esclavage a permis de libérer du temps libre.
    Les légions ont commencé à recruter parmi les peuples étrangers.
    Pour calmer le peuple, on lui offrit des jeux.
    Lire à ce sujet les propos de Tacite sur le règne de Néron.
    (extrait)
    "

    Les Juvénales

    XV. Cependant, pour ne pas se prostituer encore sur un théâtre public, il [Néron] institua la fête des Juvénales (1). C’est ainsi qu’il appela des jeux nouveaux, où les citoyens s’enrôlèrent en foule. Ni la noblesse ni l’âge ne retinrent personne : on vit d’anciens magistrats exercer l’art d’un histrion grec ou latin, se plier à des gestes, moduler des chants indignes de leur sexe. Des femmes même, d’une haute naissance, étudièrent des rôles indécents. Dans le bois qu’Auguste avait planté autour de sa naumachie, furent construites des salles et des boutiques où tout ce qui peut irriter les désirs était à vendre. On y distribuait de l’argent, que chacun dépensait aussitôt, les gens honnêtes par nécessité, les débauchés par vaine gloire. De là une affreuse contagion de crimes et d’infamie ; et jamais plus de séductions qu’il n’en sortit de ce cloaque impur n’assaillirent une société dès longtemps corrompue. Les bons exemples maintiennent à peine les bonnes moeurs ; comment, dans cette publique émulation de vices, eût-on sauvé le moindre sentiment de pudicité, de modestie, d’honneur ?
    " Tacite.
     
    Bref, une débauche telle que l’excellence de son organisation politique ne pouvait sauver cet empire. Exactement comme aujourd’hui, quoi !



  • vote
    ffi 27 août 2014 03:41

    Medusaï :
    Christianisme = gauche / judaïsme = libéral = droite ?
     
    Sauf que le libéralisme est de gauche...
    Historiquement, en 1789, la gauche de l’assemblée comprenait ceux qui étaient contre le droit de véto du Roi, la droite ceux qui étaient pour le droit de véto du Roi. Nul doute que les libéraux étaient contre le droit de véto du Roi : Louis XVI avait empêché les mesures libérales de Turgot dans les années 1770.
     
    Il y a plusieurs composantes de gauche : libéralisme, socialisme, anarchisme, communisme.
     
    Il y a certes une aspiration à la charité dans la gauche, et la gauche ressemble de ce point de vue au christianisme, mais cette aspiration à la charité est trop désordonnée pour être chrétienne : désordonnée dans le sens où la charité de gauche méconnaît la justice (promptitude à dédouaner les délinquants et inflexibilité envers les victimes), la justesse (la charité doit d’abord reposer sur un ordre naturel que la gauche ignore : mieux vaut une charité organique qu’organisée), voire même parfois la vérité.
     
    Par exemple, Charles Fourier, fondateur du socialisme utopique, imaginait regrouper l’humanité dans 1 millions de Phalanstère de 1500 personnes, faisant fit de toutes les familles, de toutes les sociétés, de toutes les cultures qui préexistent à sa théorie et même, in fine, des aspirations des gens qui y seraient regroupés.
     
    Un père, s’il aime son enfant, n’ira pas jusqu’à tout lui autoriser. L’Éducation n’est pas conforter sa progéniture dans ses mauvais penchants, ceux qui risquent de la perdre et de l’asservir. Le père d’un fils prodigue doit-il financer son errance ? Non, ce serait plus sûrement faire qu’il se perdre.
     
    La charité n’est pas une prodigalité.



  • vote
    ffi 22 août 2014 15:27

    En effet, les premiers tiennent que les inclinations d’esprits des hommes sont permanents depuis le début de l’humanité, en tant que caractéristique propre de cette créature, cependant que les seconds conçoivent que ces inclinations d’esprit des hommes sont évolutives dans le temps et l’espace.

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