Ce qui arrive assez couramment dans la vie. D’ où
l’intérêt de ces expériences.
Cela implique donc qu’il est inadéquat d’en induire des généralités, au mieux on en retire des particularités. De fait, dans toutes les relations normales que j’ai vécues, je n’ai jamais croisé ce genre de comportement conformiste (à part avec les enfants, bien-sûr qui sont en période d’apprentissage).
Les gens agissent toujours pour leurs raisons propres, et ces raisons peuvent bien entendu inclure la stratégie d’imiter autrui quand il ne savent pas quoi choisir dans les rares cas où ils n’en ont pas.
Pendant ces expériences de psychologie sociale, les gens se prêtent au jeu, ils sont payé pour cela peut-être, mais l’expérience n’a aucun intérêt pour ce qui les concernent, ils n’ont donc aucune raison de faire un choix plutôt qu’un autre.
Personnellement, je n’ai jamais vu des gens se renifler le cul dans la rue, mais des chiens, oui.
Je pense qu’il est plutôt raisonnable de penser que les gens réfléchissent toujours, à partir des informations qu’ils ont. Sinon, pourquoi y aurait-il des manières d’être propres à chaque culture ? Ces expériences de psychologie sociale sont biaisées du simple fait que l’homme-test est utilisé comme cobaye et soumis à une manipulation par des inconnus. La situation n’a pour lui aucun enjeu véritable, il donne donc ce que l’expérience veut voir et basta !
Le
problème est que précisément la majorité des gens n’ utilisent pas leur
intelligence pour agir dans une situation de pression sociale et c’ est là tout
l’ intérêt de ces expériences.
Déduction complètement fausse. Tout le monde utilise toujours son intelligence... Vous prenez les gens pour des animaux ou quoi ?
Ces expériences ne prouvent strictement rien. Les cobayes sont placés dans des situations totalement artificielles, qui n’ont pas de sens pour eux. Pourquoi utiliseraient-il leur intelligence. Si vous offriez un billet pour ceux qui trouvent la bonne réponse, nul doute que ces expériences ne montreraient aucun conformisme du tout...
Oui, mais si ma raison m’indique que dans telle situation il me faut agir de telle manière, et que les autres agissent de même simplement parce que leur raison leur indique les mêmes conclusions que celles auxquelles j’ai été porté, autrement dit s’il y a concordance de mon intelligence avec celle des autres, la ressemblance de comportement est indiscernable d’une ressemblance qui aurait lieu suite à imitation.
S’interroger sur le conformisme social, c’est s’interroger sur la coïncidence entre les comportements collectifs. M’interroger sur le conformisme social, c’est m’interroger sur mon rapport entre mes actes et ceux d’autrui.
Or qu’est-ce qui détermine mes actes ? Mon intelligence. Mon intelligence peut-elle ignorer autrui ? Non. Mais mon intelligence peut-elle en rester à l’apparence des actes d’autrui ? Non. Mon intelligence cherche à percevoir les raisons des actes d’autrui, au-delà de leur apparence. Elle cherche à en percer les desseins, pour une raison toute bête de protection personnelle.
C’est la raison pour laquelle les diverses expériences de psychologie collectives citées sont artificielles : l’individu est isolé dans un collectif dont il ne perçoit pas les raisons d’agir, car elles lui sont cachées, et il est manipulé. Or, s’il perçoit cette manipulation, y compris confusément, il sera mis dans un état de crainte et d’alerte vis-à-vis de ce groupe qui semble de mauvaise foi, donc menaçant. Il va alors se plier au jeu pour éviter le conflit.
S’interroger s’il faut faire ou non comme les autres est une fausse question. Comme je l’ai dit, ce qui détermine l’acte est l’intelligence. Quels sont les critères de l’intelligence ? Le vrai, le bien, le devoir, la sauvegarde de soi..etc. L’acte se conforme à la raison, la raison doit se conformer aux réalités.
Le souci est que la problématique est floue. On se conforme toujours à quelque chose. Parler du conformismeen général sans évoquer ce quelque choseen particulier serait un débat abstrait sans terme concret.