ces adultes tellement immatures représentent la grande majorité des gens !
Sur wikipédia, il est dit que seul 30% des gens furent influencés pendant l’expérimentation de Ash. Je suppose déjà que la grande majorité des testés sont étudiants. Parmi ces 30 %, une partie admet qu’ils doutaient de leurs réponses (donc ils n’étaient pas sûr d’avoir compris l’exercice), une autre partie admet qu’ils craignaient les réactions d’autrui (donc ont réagi avec hypocrisie) seul le reste dit que c’est réellement ce qu’ils voyaient. On est très loin de la très grande majorité des gens... Une partie négligeable a adhéré réellement aux idées du groupe, 5% peut-être ?
Ce genre d’expérimentation ne représente aucun enjeu pour la personne testée, qui sait bien que sa réponse n’a strictement aucune importance, je ne pense donc pas que l’expérimentation soit très significative au final.
Je connais les trucs de Bernays. C’est plus une manière de sauver les apparences, car s’il y a quelque chose qui impose la loi, c’est le pouvoir politique. Ça ne marche que si le pouvoir politique est complice. Regarde les Femen en Russie. Ça a marché comment pour elles là-bas ? C’est le vieux truc de la gauche d’envoyer les syndicats et association battre le pavé pour justifier les lois qu’elle veut imposer.
Si les trucs des ingénieurs sociaux fonctionnaient, il n’y aurait pas une telle contestation aujourd’hui. Cela ne marche que sur les ados boutonneux, et encore. La manipulation, ça marche peut-être un temps, mais quand les gens s’en aperçoivent, ça ne marche plus du tout...
Mais bref, tu ne m’as toujours pas dit où tu voulais en venir.
Hepstika : Je ne suis pas un sujet de commentaire. Les "vous ceci", "vous cela", mettez-les vous où ça vous plaira.
MaQ : Bien-sûr que il n’y a aucun enjeu pour l’homme mis en cette situation. Il est pris pour une bille. Il le perçoit. Il donne ce qu’on lui demande par hypocrisie. En deux mots : il s’en fout. Normal : il perçoit des cons.
Les expériences avec l’argent, j’en ai vu souvent : Dans les lotos à la campagne, il y a parfois le jeu de donner le poids d’un panier de cadeaux à gagner. Jamais personne ne donne la même estimation. De même, dans le jeu du "juste prix". Chacun donne sa propre réponse.
Le genre d’expérience rapportée ici est complètement artificiel, on ne peut pas en induire de généralités. La généralité est que les gens utilisent leur intelligence. Ici d’ailleurs l’expérience ne teste que les moyens pour arriver à une fin décrétée par autrui, rien ne teste comment ils se déterminent leurs fins.
Vous écriviez en présentation : Individuum présente le phénomène du conformisme social [...]. La présentation [...] a le mérite de fournir un cadre conceptuel explicatif.
Or, comme je vous l’ai dit je trouve la problématique très floue et mal posée (en fait il n’y en a pas...). Cela expose certes des techniques de manipulation usuelles, et en cela, ce n’est pas inintéressant, mais dans la réalité, vu la contestation actuelle, on voit que pas grand monde n’est dupe de ces techniques de manipulation, hormis des enfants et des adultes tellement immatures que je me demande s’ils peuvent exister.
Dire que l’aérotrain aurait moins besoin d’un terrain plat que le TGV me semble légèrement exagéré... L’Aérotrain n’a pas de roues, faut-il le rappeler ? La piste d’essai de l’aréotrain se trouve dans la Beauce, au nord d’Orléans, ce n’est pas la montagne non plus... Cet argument est donc mauvais : ce qui empêche qu’un transport ultra-rapide fasse des changements de direction brusque, c’est son inertie. Vous connaissez l’inertie ? c’est la force "F = m.v²/r" que subit le passager lorsque son véhicule change de direction, v étant ici sa vitesse tangentielle, r étant le rayon du virage. Du fait de cette inertie, tout véhicule qui ferait à grande vitesse un virage serré, ferait valdinguer ses passagers, ce quelle que soit la technologie de propulsion de ce véhicule.
L’avantage qu’avait le TGV, c’est qu’il pouvait réutiliser les infrastructures préexistantes, contrairement à l’aérotrain. Donc la décision de faire le TGV plutôt que l’aérotrain obéissait aussi une certaine logique qui n’est pas nécessairement de l’ordre de la corruption. Maintenant, l’aérotrain aurait aussi eu sa place dans certains lieux, dans les aéroport, pour rejoindre des îles, dans certaines villes. Rien n’obligeait à ne pas développer le concept, et ce fut certainement une erreur que de ne pas le faire.
Pourquoi le TGV ne se vend-il pas ? Parce que c’est de la très grosse infrastructure, et il ne peut se vendre qu’à un État qui a de puissants moyens financiers, ce qui n’est pas la norme. La France, depuis la reconstruction après-guerre, s’est spécialisée dans l’industrie des grosses infrastructures civiles, mais ce n’est pas un marché très porteur actuellement.
Autre erreur : la SNCF est crée en 1938. Auparavant, le réseau ferré fait l’objet d’un ensemble de concessions à des opérateurs privés, qui disposent généralement du monopôle du transport ferré sur une région, à charge pour eux de développer le réseau. Par conséquent, je vois mal comment une loi communiste de 1934, où il n’y avait d’ailleurs pas de communistes au gouvernement, aurait pu interdire aux transporteurs routiers de relier des gares SNCF.
Heptistika : l’animal a aussi son intelligence, il lui manque cependant le langage doublement articulé et le concept. C’est cela qui permet de distinguer l’homme de l’animal. L’homme est un animal par son corps, mais le surpasse par ses facultés intellectuelles. On peut dire que l’animal possède uniquement une intelligence du coeur, c’est-à-dire une intelligence dénuée de concept.
Le thème du conformisme en tant que tel ne permet pas de bien distinguer les sujets : un conformisme peut exister entre plusieurs personnes soit du fait qu’ils partagent les mêmes concepts donc arrivent aux mêmes conclusions de manière indépendante, c’est-à-dire par culture commune, soit du fait d’un lien d’admiration de l’un pour l’autre, qui fait que l’un se fie entièrement aux raisons de l’autre parce qu’il lui semble plus compétent.
Ma réflexion ne cherche pas à nier la réalité, mais à la percevoir avec un peu d’ordre et de logique.
Machiavel : Tout écrit est une abstraction du réel. Personne n’écrit la réalité, mais chacun écrit ses conceptions et ses idées. Qu’est-ce qui guide votre main pour écrire ? Le monde, ou votre intellect ? Affirmeriez vous que le réalisme est une pensée sans de concept ? Vous n’êtes donc pas réaliste : vous utilisez vous-même des concepts... Mais il n’y a pas moyen de faire autrement : penser = manier des concepts. Le réalisme n’a rien à voir avec l’absence de concept, mais tout avec le concept vrai, c’est-à-dire conforme à la réalité.
Pour l’expérience de Ashe, je l’ai déjà vu, c’est insignifiant. Le gars se trouve dans une situation dénuée d’enjeu pour lui. Il n’est pas vraiment sûr d’avoir compris ce qu’on lui demande. Il est mis dans une situation absurde, qui l’embarrasse. Il se débarrasse donc de la situation en répondant comme les autres, c’est-à-dire qu’il fait l’hypocrite : il feinte et donne ce qu’il perçoit que l’on veut de lui.
Mais si il y avait un enjeu en arrière-plan, de l’argent, un diplôme, une vérité qui lui semble essentielle à défendre, il agirait totalement différemment, en fonction de ce qui lui semble vrai.
On ne peut donc pas étendre les concepts que l’on tire de cette situation artificielle et très particulière à toutes les situations comme vous semblez vouloir le faire.
Ces expériences sont trop artificielles pour qu’on puisse en inférer des généralités, surtout au point où tu veux le faire et dans ce complet désordre.
Les choses sont simples, L’homme pour agir utilise toujours son intelligence. Dans les quelques cas particulier où il n’a pas de critères de choix, dans une situation où son information lui semble trop incomplète pour espérer faire un choix judicieux, il va s’inspirer de la manière d’agir d’autrui. C’est ici encore une question d’intelligence de sa part, une intelligence du coeur : il va se fier aux choix de ses amis (qu’il aime) mais va se défier des choix de ses ennemis (qu’il hait).
"Le coeur a ses raisons que la raison ignore", Foi et raison, Rien de nouveau sous le soleil donc.