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  • Premier article le 16/05/2015
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  • vote
    ffi 20 décembre 2012 12:31

    R / On est d’ accord. Mais entre avoir de la nourriture et un yacht , tu es d’ accord qu’ il y’ a une différence de nature ?

    C’ est pourquoi je distingue dans l’ avoir :
    - La satisfaction des besoins essentiels à la survie physique de l’ individu.Ces derniers sont finit.
    - La satisfaction des désirs qui eux sont infini et conduisent à l’ accumulation , à la société marchande et à son acception moderne , le capitalisme.
     
    C’est là que tu te trompes. Ce n’est pas dans la chose eu que l’on peut déterminer la Vérité ou la Fausseté de l’Être.
    En fait, tu critiques l’avoir, mais tu focalises toute ton attention dessus...
     
    Si tout le monde a assez de nourriture, si tout le monde est heureux, je ne vois pas le crime qu’il y a d’avoir un Yatch...
     
    Mais nous en avons déjà parlé il y a peu. Tu es sur la ligne spinoziste, où l’homme est vu comme un automate qui agit sous la passion de ses désirs.
     
    Or, ma ligne diffère de la tienne. Pour moi, la cause des actes découle de la volonté.
    Cette volonté peut être sous l’emprise d’un désir passionnel.
    Elle peut aussi être le fruit d’un raisonnement.
     
    Si quelqu’un veut avoir un Yatch pour ses raisons particulières, je ne vois pas de raison pour m’y opposer, tant que cela ne nuit à personne.
     
    R / Le problème est que tu t’ appuie uniquement sur la langue française qui n’ est qu’ une langue parmi d’ autres , et ça te fait mettre l’ honnêteté ou la gentillesse dans l’ avoir.
    Moi je met cela dans l’être : To be kind , To be honnest ,To be humble etc. que ce soit en anglais ou d’ autres langues ( être humble , être honnête etc ). Mais la distinction de l’ être et de ’l avoir par la linguistique me semble limité ...
     
    C’est parce que tu ignores tout un pan de la réflexion historique, qui a laissé ses traces dans notre langue. J’en parle donc en référence à cette réflexion.
     
    "Être honnête" est synonyme de "Avoir de l’honnêteté", car si la vertu ne s’achète pas, elle s’obtient néanmoins d’une certaine manière, notamment en respectant certaine nécessités morales (notion de cercle vicieux) : On peut prendre des mauvaises manières et celles-ci vont alors perdurer par habitude. C’est la notion d’habitus. Se départir des mauvaises habitudes qu’on a ne nécessite pas de criminaliser l’objet de l’habitude, mais de renouveler son Être.



  • vote
    ffi 20 décembre 2012 11:41

    Machiavel :
    Vous faites une erreur assez grave au sujet de la notion de société.
     
    Société dérive du latin socius, qui signifie "compagnon, associé".
    Le substitif soc ??t ?s, signifie en latin "union, association, réunion, communauté, société".
    Le verbe soc ?o, signifie en latin "joindre, unir, associer".
     
    Par conséquent une société, c’est une jonction de personnes, un ensemble de personnes unies par quelque moyen, un ensemble de personne en relation.
     
    Vous ne pouvez donc pas affirmer : [une société] est par essence "individualiste et ne se fonde que sur l’utilité que chacun peut tirer d’un semblant de vie commune : une telle affirmation comporte 2 erreurs.
     
    1°) une société n’est pas par essence individualiste : une société est par essence un groupe de personnes unies entre elle par une relation, laquelle relation caractérise l’appartenance de ces personnes à ce groupe.
     
    2°) Cette relation d’appartenance n’est pas nécessairement liée à l’utilité, cela peut être une passion commune (société de philatélie, par exemple), ou encore une idéologie politique (un parti politique, par exemple). Tout ramener à l’utilité sociale, c’est la doctrine des penseurs utilitaristes du XVIIIème siècle, mais c’est avoir une vision très réductrice de ce qui fait tenir des gens ensemble au sein d’une société.



  • 1 vote
    ffi 20 décembre 2012 11:18

    Au sujet du désir d’être, désir d’avoir.
     
    Quand je suis ..., c’est que j’ai ...
    Quand je suis nourri, c’est que j’ai mangé.
    Quand je suis désaltéré, c’est que j’ai bu.
    Quand je suis reposé, c’est que j’ai dormi.
    Quand je suis cultivé, c’est que j’ai appris.
     
    Je me nourris d’aliment, je me désaltère d’eau, je me repose de sommeil, je me cultive de connaissances.
     
    Comme cela se voit dans la langue, il est clair que l’homme ne peut être durablement qu’en ayant. Plus, la tournure pronominale montre que je mets en place des stratégies, puis les réalise en acte, afin prolonger mon être.
     
    Quand je suis empoisonné, c’est que j’ai mangé du poison.
    Quand je suis saoul, c’est que j’ai bu trop d’alcool.
    Quand je suis fatigué, c’est que j’ai mal dormi.
    Quand je suis trompé, c’est que j’ai appris des mensonges.
     
    Par conséquent, contrairement à Machiavel, je ne suis pas pour criminaliser le désir d’Avoir en général, puisqu’il est consubstantiel à l’homme.
    C’est la fausseté dans l’Être, par la volonté fausse qu’elle engendre, qui rejaillit en fausseté dans l’Avoir. Et c’est souvent un cercle vicieux : l’Avoir faux entretient l’Être faux.
    Pensez aux drogues : l’Être faux a besoin de l’Avoir faux (la drogue) pour entretenir sa fausseté, cela devient une dépendance.
     
    Prétendre qu’il suffirait de réduire (autoritairement) la volonté d’Avoir des Être au strict nécessaire pour survivre afin de résoudre les problèmes politiques me semble faux.
     
    Déjà, je ne crois pas que ceci ait eu lieu dans le passé de l’humanité.
    Ensuite, avoir de la politesse, avoir de la douceur, avoir de la gentillesse, avoir de l’humilité, avoir de l’honnêteté, ce ne sont pas des choses strictement nécessaires à la survie. Pourtant, il est indispensable à notre vie en commun qu’il y ait un maximum de personnalités qui aient ces qualités.
     
    C’est justement le coté "divin" de l’homme de savoir s’extraire de l’avoir strictement nécessaire.
    C’est la petite touche en plus, ce qui permet de le distinguer des animaux.
    C’est de cette petite touche supplémentaire qu’émerge les arts et les sciences.
     
    Certaines volontés d’avoir, lequel pourrait sembler superfétatoire, peuvent participer de l’Être vrai.
    D’autres volontés d’avoir, lequel pourrait sembler essentiel, peuvent participer de l’Être faux.
     
    C’est-à-dire qu’il est erroné de croire qu’un système politique pourrait à priori et de toute éternité décréter ce qui est un Avoir vrai ou ce qu’est un Avoir faux.
     
    Il peut au mieux poser des indications à priori, mais devra encore se pencher à postériori et au cas par cas, pour déterminer si l’Avoir obtenu découle d’un Être Vrai ou d’un Être Faux.



  • 3 votes
    ffi 20 décembre 2012 09:52

    Plus on est pauvre, plus on est envieux. Voilà ce que je retiens de ce commentaire.
     
    Mais soyons sérieux :
    Si l’Etat n’avait pas cédé la création monétaire, il n’aurait même pas à prélever d’impôts pour se financer...



  • 4 votes
    ffi 18 décembre 2012 16:48

    Je suis d’accord pour dire que, sur un fait, il y a une seule vérité.
     
    Le problème en histoire pour déterminer la vérité, ne porte pas tant sur la description des faits en tant que tels, même s’il y a une certaine "érosion documentaire", c’est-à-dire que certains faits ne sont pas nécessairement rapportés et donc ne laissent pas de traces, mais plutôt sur la détermination de la vérité des intentions des auteurs de ces faits.
     
    En effet, nous n’avons jamais parfaitement accès à l’intention d’une personne. L’homme est quasiment une boite noire (disons au minimum une boite grise) : il est toujours difficile de comprendre les motivations internes de quelqu’un.
     
    C’est le même problème que lorsqu’il s’agit de juger un fait pénal :
    Les juges se demandent :
    - Quelle fut l’intention de l’auteur ?
    - A-t-il des circonstances atténuantes ?
    - Avait-il tout son discernement ?
    - Agissait-il selon une légitime défense ?
    - Son acte est-il volontaire ?
    - Son acte est-il prémédité ?
    ...etc

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