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  • Premier article le 13/02/2016
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  • 1 vote
    micnet micnet 20 mai 2020 19:19

    @Laconicus

    "Le fait de savoir qu’un autre souffre par nous rendrait donc immorale ici la même chose à l’égard de laquelle nous nous sentons autrement irresponsables ? Mais si on ne le savait pas, on n’y trouverait pas non plus le plaisir de sa supériorité ; celle-ci ne peut se manifester que dans la souffrance d’autrui, par exemple dans la taquinerie. Tout plaisir en lui-même n’est ni bon ni mauvais ; d’où viendrait alors cette distinction que, pour prendre plaisir à soi-même, on n’a pas le droit d’exciter le déplaisir d’autrui ? "

    ---> Oh ben merdalors, j’ai peur de me reconnaître aussi un peu dans cet extrait nietzschéen à propos de la taquinerie, mais bon depuis le temps qu’on me répète que je suis un être diaboliquement pervers, je vais vraiment finir par le croire smiley ! Ceci dit mon cher Laconicus, à vous lire il me semble que vous n’êtes pas non plus avare dans ce domaine smiley.

    Mais honnêtement au vu de ces citations, il n’y a rien d’absolument choquant, on n’a pas non plus à faire à Sade et vous pouvez trouver mille fois pire chez tout plein d’écrivains. Au fond, c’est assez classique tout ça  smiley. Par ailleurs, est-ce qu’en dehors de ses écrits, on a pu reprocher à N un comportement pervers dans sa vie personnelle ? 
    En plus, un point important a bien été précisé dès le début de la première vidéo : N n’est pas un philosophe au sens classique du terme avec une doctrine ou une idéologie construite de manière mathématique, N est davantage un styliste qui fait passer des réflexions profondes et complexes par le biais du pamphlet, tels Céline ou Léon Bloy. Il y a indéniablement une violence littéraire chez N ce qui est un classique en littérature, notamment au XIXè s. Après c’est une question de subjectivité personnelle mais en ce qui me concerne, je suis plus réceptif à la littérature nietzschéenne qu’à la philosophie très scolaire d’un Kant...
    Dernière chose, si votre message consiste à rappeler qu’il est immature de prendre N (ou tout autre auteur) pour un maître spirituel, on sera bien sûr tous d’accord et il ne me semble pas que quiconque sur ce fil ne puisse se sentir concerné. Par contre, je redis que vouloir psychiatriser quelqu’un ne me semble pas la meilleure méthode pour le critiquer et vous n’êtes pas sans savoir que c’était la spécialité de certains régimes... 
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychiatrie_punitive_en_URSS



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    micnet micnet 20 mai 2020 12:42

    @Laconicus

    En lisant vos échanges avec Gollum, j’avoue que je reste perplexe car je ne comprends pas trop ce que vous cherchez à mettre en avant. En partant de l’hypothèse que N soit fou depuis le départ, que faut-il en conclure pour vous ? Est-ce que ça invalide tous ses écrits ? Si vous me répondez non, alors je ne vois pas l’intérêt de mettre ce point particulièrement en avant. Plutôt que de chercher à en faire un cas psychiatrique (exercice que l’on pourrait appliquer à chacun d’entre nous), est-ce que le mieux n’est pas plutôt de laisser le lecteur se faire son propre avis ? Pour moi, les choses sont asses simples : soit un auteur vous parle, soit il ne vous parle pas mais je ne comprends pas l’intérêt de vouloir le psychiatriser...



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    micnet micnet 20 mai 2020 12:27

    @medialter

    "Peut-être chez les autres, pas chez moi. Tu m’as déjà vu militer pour une idéologie, pour une ligne politique, pour un objectif sociétal ? J’ai d’ailleurs toujours choqué ici en disant que ce monde m’allait très bien, ce qui n’empêche en rien le constat de la dégénérescence. "
    ---> Ok, j’admets que tu es un cas un peu à part sur cette question mais je reste tout de même intrigué et j’aimerais bien comprendre dans ce cas ce qui te laisse penser qu’une intelligence maligne serait à l’oeuvre ? N’y vois aucune malice (c’est le cas de le dire) au-travers de ma question car j’aimerais vraiment comprendre.

    " je pense à une intelligence maligne, certains historiens, comme Hillard, la font remonter de manière très documentée au moins jusqu’au 18°, moi je vais beaucoup plus loin, j’affirme que les monothéismes sont des ingénieries théologiques pour mettre qq milliards de crétins sous calmant (désolé pour toi )."
    --->
    Alors arrête-moi si je me trompe mais Hillard est bien catholique à la base, non ? Toi qui n’as pas de mots assez durs contre les chrétiens, d’un seul coup tu considères que l’avis d’un catho vaut parole d’évangile smiley ! Avoue que c’est un peu contradictoire comme approche, non ? smiley

    "tu es comme MaQouille, que tu réduis le monde aux résultats de simple rapports de force, c’est une croyance qui se défend et que je respecte, mais dans notre discussion, comme dans la plupart, c’est croyance contre croyance"
    ---> C’est sans doute "croyance contre croyance" sauf que j’ai du mal (encore) à comprendre la cohérence de la tienne. En ce qui me concerne, je confirme que globalement j’ai aussi la vision de "rapports de force" pour expliquer les choses et surtout, j’y vois un déclin général plutôt qu’un processus élaboré...

    Sinon pour te répondre, je suis de culture "luthérienne" à la base mais je t’avoue que cette question est largement secondaire (et même moins que ça) à mes yeux. Je me définis d’abord comme chrétien et j’essaie de me faire ma propre idée quitte à me confronter à des penseurs anti-chrétiens (tel Nietzsche) car on ne peut évoluer dans le bon sens si on ne se confronte pas à ceux qui ont (a priori) des idées radicalement opposées aux siennes. Ainsi Nietzsche me parle beaucoup sur la question du "ressentiment" et beaucoup moins par exemple sur le "mépris des faibles" qu’un fort devrait avoir. Je pense que Nietzsche est un grand penseur mais je ne prends pas non plus pour argent comptant tout ce qu’il a pu écrire.
    Enfin concernant le retour du Christ sur terre, je t’avoue que je n’ai pas d’idée toute faite. Je ne dis pas ça pour botter en touche mais parce qu’honnêtement je m’en fous et je ne considère pas là non plus cette question comme prioritaire en tant que chrétien.



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    micnet micnet 20 mai 2020 12:10

    @Ozi

    Bonjour à toi (et aux autres aussi bien sûr) smiley

    "Nous avons tous en nous, que nous soyons homme ou femme, du masculin et du féminin, plus l’harmonie et l’équilibre des opposés est prégnant "
    ---> Tout à fait et je n’ai jamais prétendu le contraire, simplement je constate que le néoféminisme actuel ne conduit pas vraiment, c’est le moins que l’on puisse dire, à un "équilibrage harmonieux", bien au contraire puisqu’il contribue à une guerre des sexes plus exacerbée qu’elle ne l’a jamais été ! Maintenant si tu as l’impression que l’époque actuelle va dans le bon sens à ce niveau là, permets moi de te confirmer que tu fais preuve d’une grande naïveté ! C’est pour ça que je suis plus que surpris qu’un homme puisse avoir une telle approche dans le contexte actuel, mais soit smiley

    "Est-ce que l’expertise de 60 000 psychologues et psychiatres américains dénonçant le narcissisme pathologique de Trump serait suffisante ?  "
    ---> Et bien comment te dire...pas exactement en fait smiley ! Permets moi d’avoir quelques doutes sur la "déontologie" de personnes qui réclament une pétition pour destituer un chef d’état, au mépris de toute forme de secret médical (peut-être qu’aux US, cette notion de secret médical n’a pas cours mais enfin...). Parce que bien sûr, il n’y a absolument aucune, mais alors strictement aucune arrière-pensée politicienne au-travers de la démarche de ces psychiatres ? smiley. Question : est-ce que l’un de ces 60000 thérapeutes a diagnostiqué "en personne" Donald Trump ? Et alors, comble du fou-rire quand j’ai lu ton article : Trump serait atteint d’une pathologie "pas encore référencée" ??? Trump est décidément un personnage qui réserve bien des surprises smiley ! Ah ça fait vachement sérieux tout ça smiley



  • 1 vote
    micnet micnet 19 mai 2020 23:13

    @Gollum&Yoananda2

    Concernant des textes ou des citations de N critiques sur Jésus, si vous en avez de précises, ça m’intéresse.

    En attendant, voilà par exemple ce qu’écrit N dans l’antéchrist à propos de Jésus :

    "Le sort de l’Évangile se décida au moment de la mort, il était supendu à la « croix ». Ce fut la mort, cette mort inattendue et ignominieuse, la croix qui généralement était réservée à la canaille[14], cet épouvantable paradoxe seul amena les disciples devant le véritable problème : « Qui était-ce ? qu’était cela ? » On ne comprend que trop bien le sentiment ému et offensé jusqu’au fond de l’être, l’appréhension qu’une pareille mort puisse être la réfutation de leur cause, le terrible point d’interrogation : « Pour­quoi en est-il ainsi ? » Là tout devait être nécessaire, avoir un sens, une raison, une raison supérieure ; l’amour d’un disciple ne connaît pas le hasard. Ce n’est que maintenant que s’ouvrit l’abîme : « Qui est-ce qui l’a tué ? qui était son ennemi naturel ? » Cette question surgit comme un éclair. Réponse : Le judaïsme régnant, sa classe dirigeante. Depuis lors on se trouva en révolte contre l’ordre, on interpréta postérieurement Jésus comme un révolté contre l’ordre établi. Jusqu’ici ce trait guerrier et négatif man­quait à son image ; plus encore, il en était la négation. Il est évident que la petite communauté n’a pas compris l’essentiel, l’exemple donné de cette façon de mourir, la liberté, la supériorité sur toute idée de ressentiment : cela prouve combien peu elle le comprenait ! Par sa mort Jésus ne pouvait rien vouloir d’autre, en soi, que de donner la preuve la plus éclatante de sa doctrine… Mais ses disciples étaient loin de pardonner cette mort, ce qui eût été évangélique au plus haut degré ; ou même de s’offrir à une pareille mort en une douce et sereine tranquillité d’âme. C’est le sentiment le moins évangélique, la vengeance, qui reprit le dessus. Il était impossible que cette cause fût jugée par cette mort ; on avait besoin de « récompense », de « jugement » (et pourtant qu’est-ce qui peut être plus contraire à l’Évangile que la « récompense », la « punition », le « jugement ! ») L’attente popu­laire d’un messie revint encore une fois au premier plan ; un moment histo­rique fut considéré : le « royaume de Dieu » descend sur la terre pour juger ses ennemis. Mais c’est là la cause même du malentendu : le « royaume de Dieu » comme acte final, comme promesse ! L’Évangile avait précisément été l’existence, l’accomplissement, la réalité de ce « royaume ». Une telle mort, ce fut là le « royaume de Dieu ». Maintenant on inscrivit dans le type du maître tout ce mépris et cette amertume contre les phari­siens et les théologiens, et par là on fit de lui un pharisien et un théolo­gien ! D’autre part, la vénération sauvage de ces âmes dévoyées ne sup­porta plus le droit de chacun à être enfant de Dieu, ce droit que Jésus avait enseigné : leur vengeance était d’élever Jésus d’une façon détournée, de le détacher d’eux-mêmes, tout comme autrefois les juifs, par haine de leurs ennemis, s’étaient séparé de leur Dieu pour l’élever dans les hauteurs. Le Dieu unique, le Fils unique : tous les deux étaient des productions du ressentiment !"

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