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Qamarad

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  • Premier article le 29/01/2014
  • Modérateur depuis le 07/02/2014
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  • 1 vote
    Qamarad Qamarad 7 mai 2014 14:57

    @MaQ, Micnet
    Bonjour à vous,

    Quand je dis qu’Attali n’a pas le sens du rapport de force, il faut simplement se poser la question suivante : "La Chine et la Russie souhaitent-elles réellement la gouvernance globale ?
    Poutine a brouillé les pistes : adhésion à l’OMC, système représentatif ; mais, opposition en Syrie, en Ukraine, volonté d’exporter un modèle conservateur qui limite le consumérisme.
    Voilà pourquoi je dis qu’Attali se mordra les doigts : au fond, c’est soit partager le gâteau avec les russes à condition qu’ils adoptent son paradigme, voire les intégrer au nouvel ordre mondial sous domination oligarchique de l’hyper-classe.
    C’est que fondamentalement, ni les russes, ni les chinois n’en veulent. Pour des questions idéologiques et d’intérêts bien sentis. Donc, je crois que le volonté qui consiste à vouloir intégrer au moins la Russie dans le camp occidental disons me paraît irréaliste.
    Si j’étais un stratège américain, je préférerais définir des espaces d’influences exclusifs. Les USA laisseraient les russes en paix dans leur espace stratégique et historique. Au contraire, Attali, c’est pourquoi je soutiens qu’il n’est pas entièrement lucide, ne peut qu’envisager une domination mondialiste globale (voir sa dernière fulgurance chez Ardisson...) que ni le complexe militaro-industriel américain, ni les organes de propagande n’ont les moyens de propager désormais aussi efficacement qu’avant.
    S’il juge le hard power contraire aux intérêts du mondialisme bien senti, il s’attaque encore à la Russie via du soft power, si soft que le rejet du mondialisme, de l’emprise américaine est vivace malgré les concessions poutiniennes décrites plus haut.
    Pour revenir sur l’homme, c’est devenu, au sein du camp national ou de la "dissidence" une sorte de diable ingénu du mondialisme profondément pervers. J’ai plutôt tendance à croire qu’il est parfaitement sincère, qu’il est un missionnaire de cette religion des temps modernes. C’est franchement étonnant qu’il n’y ait que 35 commentaires pour le moment...



  • 3 votes
    Qamarad Qamarad 7 mai 2014 13:41

    Quand je dis hypothétique, c’est par prudence, mais effectivement les essais pratiques sont prometteurs.



  • 2 votes
    Qamarad Qamarad 7 mai 2014 12:16

    Attali est un cas complexe. Il serait très difficile de le définir avec précision.
    Sur le plan idéologique, il s’inscrit dans la mouvance mondialiste d’économie de marché, soit les pleins pouvoirs à la banque. C’est le trait le plus marquant chez lui. En revanche, sur le plan de la domination politique dans ce grand ensemble, si l’on exclut les élucubrations sur Jérusalem capitale de l’univers, il se démarque clairement de l’atlantisme dominant, ne serait-ce qu’en appelant à la modération et en jugeant réellement dangereuse l’interventionnisme forcené en Ukraine.
    C’est un petit utopiste qui n’a pas le sens des rapports de force actuels. Aussi, il lui arrive, dans son prisme mondialiste et ultra-libéral qui à avoir avec la pathologie, de déformer des auteurs classiques et des événements pour que cela colle parfaitement à sa vision du monde (Marx, Aristote) même s’il peut, à la marge, avoir des moments de lucidité. Sa réflexion historique sur la domination et le développement économique des états est passionnante (Venise, le futur dans le pacifique, car l’avenir de la paix mondiale se joue sûrement là-bas, surtout en mer de chine).
    Attali est à aborder avec modération et recul. Sur ce dossier, il fait preuve d’un irréalisme trompeur. Poutine a manoeuvré jusqu’à présent avec brio. Je vois les points de friction ailleurs ; peut-être ai-je tort, l’avenir nous le dira. Il a déjà eu à faire à des crises de grandes ampleurs. L’annexion éclair de la Crimée ainsi que sa volonté de ne pas retomber dans le piège afghan ont sérieusement ébranlé les certitudes américaines.



  • 1 vote
    Qamarad Qamarad 7 mai 2014 11:52

    *soit produire plus d’énergie que ce qu’un générateur consomme pour fonctionner. (le texte a sauté)



  • 11 votes
    Qamarad Qamarad 7 mai 2014 11:50

    4ème option, la moins probable : Nous reprenons le pouvoir, instaurons un monde multipolaire réel, reprenons la main sur une partie du capital qui servira à financer d’hypothétiques énergies du futur (l’énergie libre par exemple, soit produire plus qu’un générateur consomme, c’est déjà possible !) , et enfin, réguler la population mondiale, parce qu’il faudra le faire, soit développer certains pays en échange d’une assurance d’une politique malthusienne dans la mesure du possible.

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