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Rounga

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  • Premier article le 25/01/2014
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  • 1 vote
    Rounga Rounga 12 février 2016 10:04

    @Jean-Pierre Llabrés
    Éternel : Qui est sans commencement ni fin.
    Immortel : Qui a un commencement mais n’a pas de fin.

    Voilà. Merci de ne pas les confondre.

    Vous voyez bien que les deux sont essentiellement différents, car dans l’éternité le temps ne peut pas exister.

    Un être immortel se trouve à un temps t de son existence, qui le sépare de sa naissance, mais ne peut jamais atteindre la fin de son existence, qui se trouve à une distance temporelle infinie, qu’il ne pourra jamais parcourir.

    Un être éternel ne peut exister dans le temps, car l’instant où il existerait se trouverait à une distance infinie de sa naissance, et la durée qui aurait dû l’amener à cet instant ne peut pas avoir été parcourue. Et comme on peut faire ce raisonnement pour tous les instants de la vie de cet être éternel, on en déduit qu’aucun instant n’existe pour lui, et par conséquent : soit il n’existe pas, soit il existe en-dehors du temps. L’éternité, ce n’est donc pas une durée indéfiniment prolongée des deux côté, c’est l’absence de temps.

    Immortel et éternel sont donc deux choses de nature complètement différentes. Le paradis et Dieu sont définis comme éternels et non comme immortels. Ce sont les dieux de la mythologie grecque qui sont immortels.




  • 1 vote
    Rounga Rounga 12 février 2016 09:33

    @Qaspard Delanuit
    L’image de la pierre est utilisée par Spinoza dans sa correspondance, elle a le mérite de résumer avec une image simple toute la philosophie qu’il a développée dans son Ethique. Selon le système spinoziste, la pierre est parfaitement analogue à l’être humain, dans le sens où elle est parfaitement déterminée à être mue d’une certaine façon. Et justement l’analogie reste valide car pour Spinoza, rajouter une conscience à la pierre ne change rien à ce déterminisme, puisque cette conscience est elle aussi entièrement déterminée. C’est une donnée qu’on peut introduire en plus sans rien modifier au problème, et c’est pour cette raison que l’analogie reste valide. L’opinion commune dit que c’est la conscience qui nous rend libres contrairement aux objets inanimés, Spinoza répond qu’elle nous donne seulement conscience de nos appétits, qui sont déterminés eux aussi, et que cette conscience de son propre appétit n’est pas identifiable à la liberté. Ce qui rendra la pierre libre, c’est la connaissance de la nécessité qui la détermine à rouler, qui trouve sa source dans la connaissance de Dieu.



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    Rounga Rounga 11 février 2016 23:49

    @medialter
    Je ne vois pas où il y a de la moralisation dans ce que j’ai décrit. Au contraire, c’est un point de vue purement énergétique. J’ai pris l’exemple de la drogue non pas pour dire que la drogue c’est mal, mais parce qu’on dissipe son énergie en devenant accro à certaines substances. Après, je ne fais que vous retranscrire ce que j’ai lu, ce n’est pas une doctrine à laquelle j’adhère, même si elle a du charme en raison de son originalité.



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    Rounga Rounga 11 février 2016 18:41

    @medialter
    En fait c’est une hypothèse envisagée par Ouspensky (Un nouveau modèle de l’Univers), donc c’est sûrement une théorie issue de la théosophie de Gurdjieff. L’idée de base est qu’il n’y a pas de raison particulière que notre temps propre soit en ligne droite, et qu’il existe une seconde dimension de temps qui lui permette de "boucler". A la fin on retourne au point de départ, avec plus ou moins d’énergie spirituelle en fonction de ce qu’on a fait au tour précédent. Si on se laisse aller, par exemple si on devient junky, on entamera sa vie suivante avec moins d’énergie, et on court davantage le risque de recommencer un chemin de vie néfaste, au point qu’après un certain nombre de tour on finisse par ne plus naître du tout. En revanche plusieurs cycles vertueux nous rendraient capables de nous réincarner en quelqu’un d’autre, mais dans le passé. Ouspensky émet l’hypothèse que ce qui est mis en scène dans les Evangiles serait une sorte de tableaux des personnages que l’on est amenés à jouer selon son mérite. La pire punition serait de se réincarner en Judas (négativité par excellence, trou noir duquel on ne peut échapper), et la récompense suprême serait d’être le Christ (dernier degré de perfection humaine, seule issue pour sortir du jeu). Bon, après, je ne vois aucune raison qui puisse nous faire penser que c’est comme ça que ça se passe, mis à part les sensations de déjà-vu, qui seraient le seul maigre indice en faveur de cette théorie, mais c’est amusant.



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    Rounga Rounga 11 février 2016 18:12

    @medialter
    Et si on se réincarnait en nous-mêmes ? On meurt, et juste après on se réveille dans le ventre de sa mère en ayant oublié tout ce qui s’est passé, pour tout revivre à l’identique. Comme si on rejouait toujours au même jeu en reprenant tout depuis le début jusqu’à ce qu’on débloque un bonus nous permettant de passer au niveau suivant.

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