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Rounga

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  • Premier article le 25/01/2014
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Derniers commentaires




  • 1 vote
    Rounga Rounga 13 février 2016 14:03

    @Heptistika
    Comment expliquez-vous que des milliards de personnes choisissent de naître dans la misère totale, ou choisissent de naître morts ?

    Parce que choisir de naître n’implique pas de choisir les circonstances accidentelles de son existence. Si on croit vraiment que l’essence de notre être est la liberté, alors nous avons choisi précisément qui nous voulions être, c’est-à-dire que nous avons choisi les caractéristiques essentielles de notre personne. Mais choisir où l’on naît, dans quelles circonstances, cela relève du phénomène et n’a pas de rapport avec le choix nouménal.



  • vote
    Rounga Rounga 13 février 2016 13:59

    @ffi
    Être mis au monde n’est pas un choix.

    Pour moi, c’est une déclaration de pleureuse. Si nous avions le pouvoir de modifier le passé et de faire en sorte que nous ne soyons jamais né, est-ce qu’on le ferait vraiment ? En ce qui me concerne, je sais que je ne le ferai pas.



  • 2 votes
    Rounga Rounga 13 février 2016 13:56

    @Heptistika
    Le solipsisme est pourtant l’aboutissement de la logique du cogito

    Justement non. Pour Descartes, après la découverte de la certitude de l’existence du sujet, il y a la certitude de l’existence de Dieu, ce qui amène à la certitude de la réalité du monde extérieur, car Dieu ne peut pas être trompeur. De toute façon on peut gloser autant qu’on veut sur le solipsisme, personne n’est capable d’aller au bout de cette logique, et tout le monde est d’avis que si d’aventure quelqu’un y parvenait, sa place serait à l’asile.

    la science a pris le pas sur les affirmations sectaires pour y substituer des explications logiques et pouvant êtres expérimentées : Zeus et les éclairs, la terre plate, le géocentrisme, etc...

    Je ne sais pas d’où sort ce mythe de la terre plate, mais toujours est-il que ça fait 2500 ans que l’Occident sait que la terre est ronde. Sans doute que pour le paysan du fin fond de la campagne, que la terre soit plate était une évidence faute d’y avoir jamais réfléchi, mais en tout cas la religion n’a aucun rapport avec ça. Que la terre soit plate, c’est ce que nous sommes tous amenés à penser naïvement, car le sol sous nos pieds nous semble bel et bien plat. Il en est de même pour le géocentrisme : les religions n’ont pas imposé cette doctrine, mais les hommes y ont d’abord cru car c’est ce qui leur apparaissait comme le plus évident à première vue.

    Je crois que l’être humain tente de résoudre le paradoxe de la Vie par l’absolu, que la recherche de cette dernière est vaine et ne peut qu’amener à une régression infinie de croyances soutenant d’autres croyances soutenant d’autres croyances.

    Je crois tout l’inverse. La régression selon moi ne va pas à l’infini, mais se base sur une intuition première, ce que Pascal appelait la connaissance par le coeur. Nous savons avec certitude qu’un petit nombre de principes sont vrais, même si la raison ne peut le prouver (on sait qu’on aime quelqu’un, sans avoir besoin de régresser à l’infini pour trouver une définition de l’amour, puis une définition de la définition de l’amour, etc.). Mais cette connaissance n’est pas communicable. Le scepticisme absolu ne mène qu’à une régression à l’infini et à un engagement existentiel toujours différé.



  • 1 vote
    Rounga Rounga 12 février 2016 22:17

    Je trouve assez surprenant que des physiciens quantiques posent la question, comme si c’était à eux et à leur discipline d’y répondre. Car, sans avoir vu la vidéo, j’ai l’impression (et donc je peux me tromper, et si on me dément je prends l’engagement de me flageller les bourses avec des orties) que ce qu’ils demandent en réalité, c’est : de quoi la physique quantique traite-t-elle ? En définitive, c’est une interrogation sur la structure ultime de la matière, à son niveau le plus microscopique (si tant est que ce niveau existe). Dès le départ, la question est donc biaisée, puisqu’il y a un lien présupposé dès le début entre "réalité" et "matière". Or rien ne dit que l’essence de la réalité soit identique à l’essence de la matière. Bien plus, avec des arguments un peu sophistiqués, on peut démontrer que la matière n’existe pas, et donc qu’elle ne fait pas partie de la réalité (ça paraît incroyable, comme ça, mais demandez-moi si vous êtes curieux).
    La réalité, c’est ce qui existe indépendamment de tout observateur, de toute représentation, de tout point de vue, de toute intention. Le problème principal qu’on rencontre quand on essaie de définir la réalité, c’est qu’en faisant ainsi on essaie de donner une description qui a un sens minimal pour pouvoir être compris par l’entendement, alors que justement, tout ce qu’il faut abstraire pour parvenir à la réalité (c’est-à-dire tout ce que je viens de dire : observateur, représentation, etc.) est ce qui lui donne un sens. La réalité nue n’a donc aucun sens, et elle semble donc échapper à toute tentative de définition, puisque lui donner une définition, c’est déjà la ranger dans une catégorie dont elle devrait être exclue, et lui donner un sens. Et pourtant, il est certain que la réalité existe. Même le plus sceptique des sceptiques ne peut nier que lorsqu’il quitte une pièce et qu’il y retourne quelques temps après, celle-ci est toujours la même, que quelque chose a conservé l’existence de cette pièce pendant tout le temps où celle-ci n’avait aucun rapport avec ses sens. Si cette pièce est restée la même, c’est donc bien qu’il y a une réalité de la pièce qui existe. Mais ce dont je peux faire l’expérience, c’est seulement la sensation de la pièce, la saisie de cette pièce dans une représentation, dans une intentionnalité qui la rend spéciale pour moi, et le fait que la pièce ne s’évapore pas en mon absence. La réalité n’est donc pas un objet d’expérience, ce qui a poussé Kant à poser le concept de chose en soi pour rendre compte de cet inconnaissable au-delà de la représentation sensible.
    Essayer de connaître la réalité est donc de ce point de vue une tentative vaine. Il nous rester sans doute interdit à jamais d’accéder totalement au versant objectif des choses. En revanche, le côté subjectif reste connaissable, puisque nous sommes justement un sujet. Alors, il ne faut pas se retrancher dans un solipsisme absolu, mais notre subjectivité nous permet de donner du sens à ce que nous vivons, et de comprendre le sens que les autres que les autres assignent à leur réalité. C’est de plus seulement à cette condition qu’on peut se permettre de parler de "réalité sociale", "réalité physique", "réalité psychologique", car ces réalités n’ont aucune raison d’exister de manière différenciée au sein de la Réalité. Rien n’oblige en effet à considérer davantage la réalité sous l’angle de la matière, des atomes, des forces, plutôt que sous celle des rapports humains, des conditions salariales, ou des faits de conscience, des états neurologiques, etc. C’est Husserl qui faisait remarquer que la prétention du positivisme à atteindre l’objectivité grâce au développement des sciences exactes était une chimère, car la notion même de cette objectivité est constituée en amont dans la conscience et dans l’intention du scientifique. Plutôt que de prétendre connaître le réel, il vaut donc mieux lui donner un sens, tout en ayant conscience que ce sens est donné par nous.



  • vote
    Rounga Rounga 12 février 2016 11:58

    @Heptistika
    Pour moi c’est parfaitement l’inverse, je crois que l’on peut ici que convenir d’un désaccord, c’est je crois c’est là une différence fondamentale et irréconciliable.


    Enfin, c’est pas comme si j’avais donné une bibliographie détaillée, non plus, hein.

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