Cette déclaration énonce un certain nombre de "droits naturels", qui concerne la nature humaine... et non la "nature française". En particulier, l’article 2 proclame quatre « droits naturels et imprescriptibles de l’homme ». De l’Homme... pas du citoyen français.
Ainsi, "la déclaration comporte un préambule et dix-sept articles, qui mêlent des dispositions concernant les droits de plusieurs catégories juridiques de personnes :
1. les « droits des hommes » (tous les hommes, français, étrangers, prisonniers, ennemis)N 4, qui reprennent des dispositions du droit des gens,
2. les « droits des citoyens » (sous entendu les citoyens français), qui définissent les droits civiques, rappellent ou renforcent les libertés publiques,
3. les « droits de la Nation » (la Société) ; ils comportent la souveraineté, le droit de faire des lois, d’organiser la force publique, de voter les contributions, d’avoir une représentation, de demander des comptes à ses agents, de diviser les pouvoirs publics, et sont à proprement parler constituants, au sens où ils organisent les différents pouvoirs entre eux."
De toutes façons, le déroulement de l’histoire montre bien que cette déclaration n’a pas eu seulement une influence sur la France (comme par exemple une législation sur le fromage de Roquefort), sinon cette discussion que nous avons actuellement n’aurait tout simplement pas lieu.
Elle n’est pas tombée du ciel non plus, c’est un moment important d’un long processus qui concerne le monde entier, pas seulement la France, et au moins depuis Alexandre le Grand !
L’article de Wiki est intéressant sur les auteurs de la DDHC et les circonstances de sa proclamation.
@Zatara Actuellement, on voit poindre et commencer à se mettre en place des décisions autoritaires et des chienteries administratives sous des prétextes écologiques. Le fait que les êtres humains aient conscience des effets de leurs activités industrielles sur la faune et la flore (et finalement sur eux) me semble une bonne chose. Pas à vous ? Je suppose que si (en bravant le troisième accord toltèque). Mais bien entendu, tout bon principe peut faire l’objet d’un détournement, devenir un prétexte pour autre chose, etc. On pourrait dire la même chose à propos de l’argument de la sacro-sainte sécurité routière qui commence à nous peler grave l’oignon. Mais au départ, c’est pas mal l’idée de prendre des mesures pour assurer la sécurité sur la route, hein ? On ne peut pas condamner non plus l’inventeur de la pelle au titre qu’une pelle a du servir pas mal de fois à abréger la vie d’un paysan de mauvais voisinage (et à l’enterrer). Bref, il faut bien distinguer à chaque fois ce qui relève d’un détournement (d’une bonne idée et même d’une idée nécessaire) et ce qui relève d’un vice de conception (car il y en a aussi, des choses qui sont par principe mauvaises !)
C’est ainsi qu’il faut poser la question des "droits de l’homme" en distinguant bien les deux étages. Le premier est surtout philosophique : est-ce que que les êtres humains ont quelque chose d’essentiel en commun ou pas ? C’est discutable et il ne faut pas se jeter sur la conclusion pour fermer le débat. Le second est politique : est-ce que les peuples peuvent s’accorder sur un minimum commun qui fonde une humanité au-delà des frontières ou pas ?
@Zatara "De toute façon, entre ce texte et les bouquins dit sacré, on peut faire dire n’importe quoi à un texte à force de contorsion pseudo intellectuelle..."
Beaucoup moins quand même à un texte juridique écrit en français il y a deux siècles qu’à de très anciennes compilations écrites dans des alphabets anciens et exotiques à partir de traditions orales et de rêves mystiques.