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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




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    ffi 15 juillet 2014 05:57

    1° Je n’ai pas demandé de preuves de l’évolution, j’ai constaté qu’il n’y en avait pas et j’en ai donc déduis que c’est une hypothèse.
     
    2° Je ne suis prisonnier de rien : je peux me prêter à n’importe quelle hypothèse par jeu et voir où cela m’emmène. C’est la méthode axiomatique. Si certains peuvent souscrire à l’évolution sans preuve, alors il doit être permis de souscrire à la genèse sans preuve.
     
    3° En vertu de ceci, je peux donc postuler que la genèse est vraie, par hypothèse, et voir où ça mène.
     
    4° Ca mène à ce que l’alternance jour/nuit précède la construction par Dieu du système solaire, ce qui est tout-à-fait possible d’admettre si on a déjà admis que Dieu a créé le monde ex-nihilo.



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    ffi 14 juillet 2014 12:47

    Tassot dit bien, dans d’autre conférence, qu’on ne peut pas partir du principe qu’au moment de la création les lois du monde actuel s’appliquent (puisqu’elles sont en cours de création).

    Ne vous est-il pas venu à l’idée que ce soit Dieu, au départ qui fut la source de la lumière nécessaire pour faire croître les plantes ?
     
    N’est-il pas écrit : (1.4) "Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres". Si la lumière et les ténèbres sont séparées, cela n’implique-t-il pas que Dieu commence par organiser de lui-même l’alternance entre ces deux états ?

    (1.5) Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour.
     
    Si l’alternance jour/nuit préexiste à la création du Soleil, il faut en déduire que c’est Dieu lui-même qui est le maître de cette alternance, qu’il la tient à "bouts de bras".
     
    Il peut donc créer les végétaux.
     
    De même, je ne vois aucun inconvénient à une création préalable de la Terre au Soleil, Dieu étant au début Maître à titre personnel des conditions qui règnent à sa surface, ne délégant cette Maîtrise qu’ultérieurement au Soleil.
     
    C’est vrai que je suis pour ma part intéressé par une hypothèse de "métabolisme universel", où le soleil est alimenté par une électricité qui lui est externe, qui vient du centre de la voie lactée et, au-delà, de Dieu lui-même (hypothèse de l’univers électrique avec Dieu mis comme source primordiale).



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    ffi 14 juillet 2014 11:57

    Là dessus je suis d’accord. Malheureusement la longue tradition de l’Église montre que celle-ci n’a jamais su ouvrir son regard et qu’elle est toujours restée dans les ténèbres, du littéralisme des Écritures ce qui mène à des absurdités (voir mes posts sur la conférence de Tassot)..
     
    Affirmation péremptoire dénuée de fondement : Cf lectio divina.
    Il y a plusieurs niveaux de lecture assumés depuis l’origine.
    J’ai l’impression que vous voudriez pour votre part adopter un niveau de lecture exclusivement symbolique, ce qui serait réducteur.
     
    « Il importe, en effet, de remarquer à ce sujet qu’aux autres causes de difficultés qui se présentent dans l’explication de n’importe quels auteurs anciens, s’en ajoutent quelques-unes qui sont spéciales à l’interprétation des Livres Saints. Comme ils sont l’œuvre de l’Esprit-Saint, les mots y cachent nombre de vérités qui surpassent de beaucoup la force et la pénétration de la raison humaine, à savoir les divins mystères et ce qui s’y rattache. Le sens est parfois plus étendu et plus voilé que ne paraîtraient l’indiquer et la lettre et les règles de l’herméneutique ; en outre, le sens littéral cache lui-même d’autres sens qui servent soit à éclairer les dogmes, soit à donner des règles pour la vie.
     
    Aussi, l’on ne saurait nier que les Livres Saints sont enveloppés d’une certaine obscurité religieuse, de sorte que nul n’en doit aborder l’étude sans guide
     »

    Léon XIII, dans Providentissimus deus 

    Quand j’affirme que Dieu goûte le simple et n’aime pas les détours compliqués, c’est ce que je crois sincèrement. J’y vois une confirmation dans ce passage de Luc.

    Luc 11, 33 : Personne n’allume une lampe pour la mettre dans un lieu caché ou sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.

     

    De même, la sincérité étant la simplicité de l’être, la dénonciation de l’hypocrisie par Jésus m’incline encore d’avantage à cette conception. L’hypocrisie n’est-ce pas cacher ses véritables intentions à autrui ?

     

    Le simple, le clair, le concis, le précis, l’évident sont du genre lumière : c’est pour moi un attribut divin.

     

    Le compliqué, le nébuleux, l’amphigourique, le confus, le caché sont du genre ténèbres.

     

    Pour moi, un symbole n’est pas synonyme de complication, ni de nébulosité : il peut correspondre à une information simple, mais adaptée à un certain niveau de notre esprit, niveau situé en-dessous du seuil de la conscience. Un bon symbole dénoue les complexes inconscients et restaure une conscience plus nette. Un mauvais symbole créée des complexes inconscients et altère la conscience.

     

    L’utilisation du symbole permet une forme de magie, en ceci que le symbole passe par une sorte de porte dérobée, pour influencer celui qui le reçoit à son insu. Il y a le symbole qui guérit et il y a le symbole qui rend malade. Dieu manie des symboles pour guérir, et il n’y a donc que les symboles venant de Dieu que j’accepte. Tous les autres seraient pour moi des sources de confusion et de manipulation.



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    ffi 14 juillet 2014 10:58

    Quaspar :
    Pour le point 3. L’homme complet, l’homme parfait est fait de et matière et d’esprit.
     
    Dans la genèse, l’homme est d’abord façonné d’argile, puis animé par insufflation de l’esprit-saint. Il est placé dans le jardin d’Eden, où il se nourrit des fruits de ce jardin. Dans l’apocalypse, la résurrection finale concerne autant le corps de l’homme que celui de son esprit.
     
    L’homme ne fut donc pas imaginé au début par Dieu comme une existence de nature exclusivement spirituelle, mais comme une existence à la fois charnelle et spirituelle. De même, à la fin des temps, il ne semble pas envisagé par Dieu qu’il en soit autrement, puisqu’il y aura aussi résurrection d’un corps pour l’homme.
     
    Les gnostiques vivent la matière comme une prison, ils voudraient être des anges, de purs esprits, mais ce n’est pas possible, car nous sommes tous faits pour une part de matière et ceci ne peut être oublié puisque c’est la vérité : ceci correspond à la volonté de Dieu pour l’homme (sinon, il n’aurait pas fait d’hommes...).
     
    Pour le point 2.
    Darwin comprend les degrés de perfection des créatures comme étant un degré de sophistication corporel (corps simple à l’origine, corps sophistiqué à la fin).
    Chez Leibniz, les degrés de perfection des créatures sont dans l’étendue de ses habiletés, le degré supérieur chez les créatures étant l’homme, avec sa conscience et son intelligence, le degré inférieur étant l’inertie. Il écrit : l’imperfection originale des créatures se remarque dans l’inertie des corps. Notez : le latin iners, inertis signifie "sans art".
     
    C’est clair que sur ce point Darwin c’est totalement fourvoyé : bon nombre de végétaux sont des machineries bien plus complexes que les hommes, si l’on ne considère que le génome. Un grain de riz aurait plus de gène qu’un homme. Ce fut une des grandes surprises des années 1980, où il était attendu que le décryptage du génome humain montrât une complexité supérieure à tout ce qui pouvait exister, comme l’avait envisagé Darwin, mais où il fut obtenu que ce n’était pas du tout le cas...



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    ffi 14 juillet 2014 08:34
    Parce que Jésus lui-même parle des clés de la connaissance (gnosis dans le texte..) qui ont été perdues par les Pharisiens et parce que ceux-ci n’entrant pas dans le Royaume empêchent aussi les autres d’y entrer… Luc 11, 52.
     
    Normal, Gnosis, en grec, signifie connaissance. Cela doit être distingué de "la Gnose" qui finit par désigner les religions ésotériques et les cultes à mystère à partir du IIème siècle (suite à Saint Irénée je suppose).
     
    Pour comprendre, il faut aussi prendre le texte en contexte.
    "
    Vous [les pharisiens] rendez donc témoignage aux oeuvres de vos pères, et vous les approuvez ; car eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils tueront les uns et persécuteront les autres, afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la création du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, tué entre l’autel et le temple ; oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. Malheur à vous, docteurs de la loi ! parce que vous avez enlevé la clef de la science ; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient."
     
    Quelle est donc la clef de la science qui a été enlevée ?
    Elle est ces prophètes qui ont été tués.
     
    Luc 11, 33 : Personne n’allume une lampe pour la mettre dans un lieu caché ou sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.
    Luc 11, 34 : Ton oeil est la lampe de ton corps. Lorsque ton oeil est en bon état, tout ton corps est éclairé ; mais lorsque ton oeil est en mauvais état, ton corps est dans les ténèbres.
    Luc 11, 35 :
    Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres.
    Luc 11, 36 : Si donc tout ton corps est éclairé, n’ayant aucune partie dans les ténèbres, il sera entièrement éclairé, comme lorsque la lampe t’éclaire de sa lumière.
     
    Il y a donc de fausses lumières que l’on peut avoir en soi. Quel est donc la clef de la vraie lumière ? Les fausses traditions que l’on s’invente ? Ou les prophéties des prophètes et l’apostolat des apôtres ? Ces prophéties et apostolats ne sont-il pas comme des lampes que Dieu a posé sur un chandelier afin que les gens soient éclairés pour se rendre au Royaume ? Dieu a l’esprit simple et ne goûte pas à ces détours compliqués tellement présent dans l’ésotérisme.
     
    Qu’est ce qu’est ce mauvais oeil qui met le corps dans les ténèbres ? Comment l’oeil se pervertit-il, comment prend-il cet aspect rentré et mauvais ?
     
    Moi, ça me semble très clair :
    D’abord Jésus leur apprend à prier Dieu, à lui demander un soutien (11, 2-4).
    Puis il fait l’analogie d’un ami qui est prêt à accorder tout soutien (11, 5-8)
    Puis il continue : "Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et on vous ouvrira,...etc... le Père céleste donnera le Saint-Esprit à ce qui le demande"
     
    Luc 11,2-4 : [Jésus] leur dit : Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne. Donne-nous chaque jour notre pain quotidien ; Pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense ; et ne nous induis pas en tentation.
     
    Luc 11,5-8 : Il leur dit encore : Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire : Ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir, et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond : Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, - je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
     
    Luc 11,9-13 : Et moi, je vous dis : Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson ? Ou, s’il demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion ? Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.
     
    De mon point de vue, cela ne souffre d’aucune ambiguïté : la prière à Dieu est ici présentée comme absolument exotérique, il faut parler à Dieu comme à un Père ou un ami. Il faut lui demander, et il donnera. Il faut le chercher, et il se montrera. Il faut frapper à sa porte, et il ouvrira.
     
    Une forme de prière ésotérique, qui serait une recherche intérieure de je ne sais quelle complication, va "rentrer" l’oeil, mettre l’intellect dans une démarche égocentrique, repliée sur soi, rendant in fine l’homme inattentif aux signes de Dieu : l’oeil ne pourra plus servir de Lampe à l’éclairage divin ; la lumière dans le corps sera fausse et l’homme se trouvera dans les ténèbres : la lumière ne se trouve pas en soi, mais en Dieu, donc il faut ouvrir l’oeil, et le bon !
     

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