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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 9 juillet 2014 20:49

    Mais qu’est ce que cela à avoir avec mon article ? La théorie du chaos ne se limite pas à la description de l’atmosphère et à l’effet papillon …
     
    Disons que quand tu évoques la non-linéarité, tu évoques une équation différentielle non-linéaire, dont l’exemple le plus connu est l’équation de Navier-Stokes, ce qui ramène directement à la mécanique des fluides.
     
    dv ... ?v
    --- = ---- + (v. ?)v [v : vitesse du fluide]
    dt ....  ?t
     
    Elles comportent un terme non-linéaire que l’on désigne par advection, et qui fait que les incertitudes s’ajoutent et c’est ce fait que l’on a nommé chaos.
     
    Maintenant, pour être rigoureux, employer des termes tels non-linéarité ou chaos exige au minimum de présenter au préalable une équation différentielle qui modélise le système étudié et montre ces caractéristiques. L’as-tu fait ? Non.
     
    C’est pour ça que la réflexion que tu proposes n’est pas sérieuse.
     
    Mais il faut savoir une chose, ton article « L’effet papillon n’existe plus ! » est critiquée par nombres d’auteurs.
    Pourquoi cherches-tu à défendre l’existence de cet effet s’il n’importe pas dans ta réflexion ?
     
    C’est évident que l’image de l’effet papillon est foireuse : prend la grande tâche rouge de Jupiter, c’est une turbulence atmosphérique et cela fait plus de 300 ans qu’on la voit ! Y’a une stabilité dans les mouvements de l’atmosphère.
     
    L’effet papillon a été repris tous les philosopheux post-modernistes, mais en fait, c’est une erreur. Un système thermodynamique va de phases en phases. Le chaos, en thermodynamique, n’existe que pendant les transitions de phases.

    Non, moi je répond que l’ acteur en politique est déterminé par des nécessités et des contraintes , ta cause interne ne tombe pas du ciel , elle découle de l’ environnement.
     
    C’est évidemment un pur postulat de ta part, que tu seras bien en peine de prouver et particulièrement flou qui plus est.
     
    Petite expérience concrète : va dans la rue, et pose-toi la question de deviner la volonté qui motive tous les gens qui passent. Évidemment, tu seras bien en peine d’y parvenir et tu n’y parviendras pas. Il te faudra donc admettre que la volonté d’autrui est une inconnue pour toi, que c’est une cause interne qui poussent les gens vers leur but, et que cette cause est cachée en leur fort intérieur.
     
    [Une volonté des acteurs politiques] Qui découle elle-même du contexte social, historique etc.
     
    C’est un postulat. Pour le vérifier, il te faudrait connaître tout de l’existence de chaque homme, avec la manière que chaque homme a eu de percevoir les divers contextes sociaux et historiques dans lesquels il fut plongé.
    Mais pour ce faire, il faudrait être omniscient.
    Or personne n’est omniscient.
    Donc c’est impossible.
     
    Ce genre de postulat ne sert donc à rien. Il ne faut pas faire d’hypothèses inutiles comme ça. On s’en fout complètement de savoir ce qui a déterminé la volonté de quelqu’un. Ce qui importe, c’est de connaître sa volonté pour prévoir si elle pourrait nous nuire.
     
    Deviner la volonté de quelqu’un est un art, où la connaissance des contextes sociaux et historiques n’ont qu’un intérêt subalterne. Il faut savoir lire en lui, comprendre ses expressions et ses mimiques, analyser ses paroles et ses actes,...etc
     
    Personne n’a le temps de faire une biographie exhaustive de toutes ses rencontres pour comprendre les méandres de leur âme. C’est une vérité de fait. Que cette volonté soit déterminable par quelqu’un d’omniscient est possible, mais le fait est que personne n’est omniscient (et pas moi en tout cas), donc c’est impossible en pratique : personne ne peut déterminer la volonté d’autrui avant qu’il l’ait, hormis celui qui l’aura !

     

    Ainsi la volonté d’autrui est-elle contingente. Elle "tombe du ciel".

    Mais c’est un ciel, disons, "spirituel".

    Cela dit, pour certains, cette volonté vient plutôt des bas-fonds, sous la ceinture, mais ceux-là sont alors plutôt prévisibles.



  • 2 votes
    ffi 9 juillet 2014 17:50

    Ton erreur ? Tu appliques un concept issu des sciences physique aux sciences politiques, ceci sans précaution, ni argument précis pour s’assurer de la validité de cette démarche, ce qui est déjà n’importe quoi, mais en plus, il se trouve que ce concept fut démontré faux.
     
    Les finalités sont précisément ce qui t’interdit d’étendre tels quels les concepts de la physique à la politique, car la physique modélise un objet inerte, c’est-à-dire qui subit passivement les causes externes à lui-même, tandis que la politique travaille sur un sujet vivant, c’est-à-dire qui agit motivé par une cause interne qu’il poursuit (sa volonté).
     
    Pour prendre un exemple trivial : jamais une pierre qui roule ne bifurquera pour te poursuivre ; En revanche, un animal ou un homme le peuvent, s’ils le veulent.
     
    Il y a donc en politique un inconnu qui se surajoute à l’inconnu physique simple, celui de la volonté des acteurs.
     
    L’inconnu ne se modélise pas pour une loi de nécessité, mais par au mieux par des probabilités. Pour prévoir ces inconnues, il faut du flair, de la chance. La chance, c’est ce qui choit, ce qui "tombe bien".



  • 4 votes
    ffi 8 juillet 2014 20:39

    Notez que déjà que l’effet papillon est quelque peu dépassé maintenant, plus personne en science n’y croit. La croissance de l’erreur initiale fut démontrée non exponentiel, mais linéaire avec le temps. En fait, d’autre recherches ont montré que le chaos en thermodynamique n’existe qu’entre deux phases, c’est-à-dire le temps qu’un nouvel ordre s’installe. Voir ici, par exemple.
     
    Ensuite, on peut se demander s’il est vraiment pertinent d’étendre ainsi des conceptions de thermodynamique et de systémique à des sociétés humaines : en effet, les objets de la physique sont inertes et subissent un contexte passivement donc sans qu’ils n’aient de finalité propre, tandis que les hommes sont des êtres vivants et réagissent à un contexte activement, donc avec une finalité propre.
     
    L’imprévisibilité n’est donc pas du tout de même nature : la première, physique, est l’inconnue de la force exacte que l’objet subira passivement. La seconde, politique, est l’inconnue de la réaction des divers acteurs politiques : celles-ci dépendent de leurs buts respectifs.
     
    L’EIL a un but précis et affirmé : rétablir un sultanat musulman (sunnite). Globalement, on peut dire que le pouvoir légitime d’un lieu, est un pouvoir endogène. Un pouvoir Sunnite a donc toutes les chances de se maintenir à l’Est de l’Irak : il aura naturellement le soutien des populations locales. Avec les Kurdes, l’extension pourrait être négociée. En revanche, cela sera plus compliqué dans le Sud, où les Chiites sont majoritaires.
     
    Reste l’inconnue de la réaction des Américains et de l’Otan. Je doute que l’Arabie Saoudite et le Quatar soit vraiment opposés à l’EIL (voire, ils les financent en sous-main), et l’on sait que les puits de pétroles de l’Arabie Saoudite comptent beaucoup pour les États-Unis. La Russie et la Chine, je les vois garder une forme de Neutralité. L’État Islamique du Levant me semble donc parti pour durer, ne serait-ce que du fait de l’appui des tribus locales, un peu comme pour l’Afghanistan, où les Talibans, certes chassés du pouvoir, n’en reste pas moins toujours en embuscade avec des appuis bien enraciné dans ce pays.
     
    Bref : MaQ s’appuie sur un concept de physique que l’on sait aujourd’hui erroné (l’effet papillon), puis il le transpose indûment dans le domaine politique, tout cela pour finir par dire que la situation est imprévisible. Deux erreurs successives pour finir par ne rien dire...
     
    Avec MaQ, c’est l’affaire Sokal tous les jours. On prend des grands mots bien pompeux et des concepts fumeux, on passe le tout au mixer et Hop ! la tambouille est prête.



  • vote
    ffi 8 juillet 2014 16:54

    Mais si tu n’as pas la volonté de traverser la rivière, pourquoi faire un pont ?
    Il faut donc bien d’abord une volonté partagée de traverser la rivière.
    Le fait qu’il existe une rivière ne suffit pas à déterminer qu’il y ait un pont.
     
    La cathédrale de Paris est sur l’île de la cité.
    Pourquoi un sanctuaire ne serait-il pas insulaire ?
    Technochtitlan aussi était insulaire.
    C’est aussi une question défensive (comme les gens ont peur, ils préfèrent s’entourer d’eau).
     
    ------> L’état d’esprit du moment ne vient lui-même pas du ciel, il est lié au contexte dans lequel vit cette personne …
     
    Tout dépend ce que tu entends par "du ciel". Mais le contexte a rarement à voir avec les conditions matérielles comme tu le prétendais en optant pour le point de vue matérialiste. L’homme a en lui-même un contexte interne : hormones, sentiments, souvenirs,...etc. C’est ça que tu n’arrives pas à saisir.
     
    Enfin, on peut penser ce que l’on veut, que ce sont des elfes chevauchant des licornes qui créent cet état d’esprit, pourquoi pas après tout, c’est juste que moi je n’y crois pas mais je peux me tromper …

     
    L’état d’esprit est aménageable par exercices spirituels. Mais il y a divers spiritualités. Les elfes et les licornes participent d’une spiritualité que je dirais fantasmagorique, qui amène à développer l’imaginaire. Ce n’est peut-être pas la meilleure de toute pour avoir les pieds sur terre. La prière à Dieu est un excellent exercice spirituel, elle régule très bien l’humeur.
     
    Les gens ont une âme, et comme ils sont conscient, ils peuvent se dire "Je" tout bas, le savais-tu ? Le problème de ta conception, c’est que tu considères les gens comme des objets inertes et automatiques (en gros des zombies). C’est évidemment pas le meilleur modèle : les gens sont des sujets vivants et conscients.



  • vote
    ffi 7 juillet 2014 17:22

    Il y a des endroits où un pont serait nécessaire, mais où il n’y en a pas. Combien de stratégies pour traverser une rivière ? Un service nautique. Un tunnel, comme sous la Manche,...etc. Je ne vois pas ce que la rivière détermine. C’est l’homme qui détermine ses stratégies.
     
    Mais pourquoi des gens n’habiterait-il pas de l’autre coté de la rivière par rapport à un sanctuaire où ils se rendent souvent ? C’est ce que tu dis qui n’a pas de sens.
     
    Les matérialiste n’ont rien découvert, ils constatent que les représentations individuelles ( et donc ce que tu appelles aussi finalité )dépendent avant tout des conditions matérielles de l’ existence des individus.
     
    Ils n’ont rien constaté de tels, ils l’ont postulé à priori. Rien ne montre que les finalités soit déterminées par les conditions matérielles.
     
    Pour ma part, je connais plein d’exemple dans la vie quotidienne où les finalités sont directement conséquence de l’état d’esprit du moment, et absolument pas des conditions matérielles.
     
    Tout le reste de ton développement est du blabla philosophique que je trouve creux …
     
    C’est toujours mieux que ton blabla sophistique.

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