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  • Premier article le 16/05/2015
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  • vote
    ffi 29 juin 2013 16:51

    Je connais déjà cette analogie, mais elle a de sérieuse limites, et son fruit est de tout confondre.
     
    En particulier, si tu considères les facultés de l’Esprit :
    - la perception, le sentiment, l’intelligence, la volonté.
     
    Une foule a-t-elle une seule perception ? Non : il y a de multiples perceptions dans une foule.
    Une foule a-t-elle un seul sentiment ? Non : il y a de multiples sentiments dans une foule.
    Une foule a-t-elle une seule intelligence ? Non : il y a de multiples intelligences dans une foule.
    Une foule a-t-elle une seule volonté ? Non : il y a de multiples volontés dans une foule.
     
    En fait, cette fausse analogie fait confondre ce qui est de l’ordre du politique avec ce qui est de l’ordre spirituel, ce qui est le propre d’une collectivité de choses et ce qui est le propre d’une chose.
     
    Une collectivité, quand elle est oppressante - c’est-à-dire nous désirée, fait peser un certain poids sur les personnes qui s’y trouvent, ceux qui le supportent mal y répondent soit par le conformisme (les lêche-culs) ou par l’anti-conformisme (le cynisme).
     
    Le produit du conformisme n’est certainement pas une intelligence, mais un comportement stéréotypé, c’est-à-dire une imitation machinale et de mémoire d’une intelligence externe à la personne, en vue de paraître. L’anti-conformiste lui, croit se libérer en prenant le contre-pied systématique, ce qui est l’inversion du stéréotype, un genre de conformisme en miroir.
     
    Le modèle de Bernays...etc ne fonctionne qu’avec des gens conformistes (ou l’inverse, il suffit de leur proposer le comportement stéréotypé qui convient et les produits qui vont avec), c’est-à-dire avec des gens doté d’une volonté mal assurée et molle, qu’il est aisé de manipuler par des illusions flatteuses.
     
    Nous sommes ici fort loin du caractère à la Pagnol, de l’homme déterminé et libre.

    Il s’est donc agit, pour mettre en place ces stratégies de manipulation planétaire, de créer des personnalités "flasques", en recherche de paraître. De fait, la pub consiste essentiellement à ériger un modèle plaisant à imiter.
     
    Cela ne fait donc pas, loin sans faut, "un esprit" de la foule,
    Cela fait une foule de Zombies aux comportements stéréotypés qui courent derrière une mode.
    Voilà donc ce qu’est ton égrégore : cela n’a rien d’une intelligence qui vie, mais tout d’intelligences qui sont déjà mortes.... Ce n’a donc rien d’un esprit.
     
    C’est sûr que quand on confond ce qui est de l’ordre du politique et ce qui est de l’ordre du psychologique, c’est déjà avoir l’intelligence éteinte.
     
    La stratégie suivie fut donc simple et claire : produire des gens débiles, à l’intelligence confuse et à la volonté flasque, puis les faire travailler comme des chiens pour produire ce qu’ils achèteront comme des ânes, tout en monopolisant l’argent qui en résulte.
     
    La manière de produire ses personnalités aptes à se laisser asservir fut de les éduquer par une spiritualité gnostique, puisque le gnostique tente déjà d’asservir lui-même sa propre volonté et est apte de la pensée magique et confuse. C’est probablement le rôle dévolu à la Maçonnerie : un rôle de débilitation des élites, et par-là, de toute le peuple.



  • vote
    ffi 29 juin 2013 00:45

    C’est aussi que le tout béton a ses limites.
    Mieux vaut utiliser des moellons de pierre quand c’est possible.



  • vote
    ffi 29 juin 2013 00:40

    Qu’il y ait des propriétés particulière à une assemblée de gens, qui transcende la personne elle-même, je ne le nie pas. Mais que cette assemblée ait une propriété d’Esprit, je le récuse en effet. Au mieux, c’est un Esprit totalement schizophrène.
     
    Suffit de considérer l’assemblée nationale pour s’en convaincre...
     
    Je ne vois pas l’évidence qui permettrait de considérer une foule de gens comme un seul individu.
     
    Le seul cas où l’idée est à peu près correcte est quand cette assemblée a un chef absolu auquel chaque membre de l’assemblée obéit : C’est une armée et l’Esprit de cette armée est celui de son chef. Ses troupes en étant seulement des stéréotypes.
     
    Pour le reste, et c’est justement lié à l’aliénation de la volonté, une mauvaise tournure d’esprit a un caractère viral et se propage par imitation : c’est pour cela que tout pouvoir sensé cible les meneurs, ceux qui sont la source de l’imitation par le groupe.



  • 1 vote
    ffi 28 juin 2013 15:33

    L’idiosyncrasie n’a rien à voir avec la manière dont se détermine la volonté.
    La volonté n’est pas le tempérament de quelqu’un.
    Un tempérament est une manière habituelle, une habitude.
     
    Une habitude existentielle, est une pseudo-essence, et peut donc se décrire par un substantif.
    Mais vouloir, c’est un verbe. En tant que verbe, il caractérise une dynamique interne au sujet.
     
    Si j’aime manger du pain, et que c’est mon habitude, je ne suis pas aliéné... J’aime ça, donc ma volonté est libre : j’aime, j’y consens, j’en conviens librement. C’est pas le produit d’une essence, mais d’une volonté.
     
    C’est justement ce verbe interne au sujet qui le distingue de l’objet. Le sujet ayant la faculté de vouloir, de consentir, quand l’objet n’a que la faculté de subir. Le sujet vit, l’objet est inerte.
     
    On représente l’objet par les propriétés qu’il a : c’est l’Avoir.
    Le sujet a en plus une dynamique interne, propre à lui : c’est l’Être.
     
    Après, il y a les histoire de copule. Le verbe être est aussi usité pour caractériser les propriétés d’un objet, avec l’adjectif posé en attribut.

    Mais pour le sujet il faudra, vis-à-vis de la copule, utiliser le participe présent du verbe :
    Ce sujet est voulant, ce sujet est aimant, ce sujet est haïssant, ce sujet est vivant.
    Cet objet est voulu, cet objet est aimé, cet objet est haï, cet objet est inerte.
     
    Le terme d’idiosyncrasie n’est correct que pour le modèle logique Aristotélicien qui ne considère de toute façon en définitive que des objets (systèmes de classes avec attributs).



  • vote
    ffi 28 juin 2013 14:54

    Le fétichisme, c’est autant la crainte que l’amour passionné d’une chose.
    Qu’il y ait un fétichisme à la mode, celui de la marchandise, ne génère pas pour autant un égrégore... Toujours ce sophisme de prendre une collection de sentiments éparses pour un être en tant que tel. Ce "fétichisme" de la marchandise est autant alimenté par ceux qui la vénèrent ou la redoutent.
     
    Plus fondamentalement, je ne vois pas ce qu’il y a de vrai à affirmer que les gens seraient "fétichistes" de la marchandise. C’est le dogme économique, enseigné dans toutes les université, qui prétend que la seule voie du progrès serait l’accumulation de Biens... Mais j’en connais beaucoup qui s’en moquent totalement (dont moi).
     
    Nous ne créons aucun égrégore.
    Nous ne sommes pas collectivement coupables : la culpabilité collective, ça n’a aucun sens !
     
    Voilà donc la perversion profonde de ces idéologies révolutionnaires et de la démocratie : si le gouvernement fait bien, il faut louer le gouvernement. Si le gouvernement fait mal, il faut maudire le peuple ! Belle manière de se défausser de ses responsabilités sur autrui... Ces profits sont les miens, ces pertes sont les nôtres !
     
    La tête de l’État a dérégulé totalement l’économie, et cela a laissé les mains libres à l’accumulation sans limite en un nombre très limité de mains. Certaines de ces mains ont d’ailleurs probablement travaillé l’État à aller dans ce sens via des stratégies d’influence. Pas besoin d’aller chercher des concepts foireux dans l’hermétisme pour comprendre ce qui s’est passé...
     
    Qui a fait quoi, quand, comment et pourquoi ? Voilà les seules questions qui vaillent.

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