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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 1er juillet 2013 02:45

    Je complète parce que je ne serais pas là pour répondre une dizaine de jours, au cas où tu t’interrogerais sur la manière dont j’utilise le terme d’université.
     
    universum en latin a servi à traduire 2 mots :
    1°) Chez Aristote : Le grec catholou qui signifie "en général, pour tous", et qui a donné catholique.
     
    2°) Chez Platon et dans les Actes des apôtres : l’adverbe grec homothumaddon, traduit en français par "tous ensemble, d’un commun accord, de manière concordante", composé de homo qui signifie "le même", de thumos (? ????) qui désigne "esprit, âme, désir, passion" et qui signifie donc littéralement "d’un même esprit" : Bref, des gens qui sont unis vers... C’est le second sens d’université, un groupe de gens unis vers un but commun.
     
    En psychologie, thumos a un dérivé, thymie, qui exprime l’humeur. Donc tu vois que l’unité passionnelle d’un groupe chez Le Bon, c’est en Français l’homothymie, via la racine grecque, ou l’université via la racine latine. Donc il n’y a rien de nouveau là-dedans, l’université, les tournures d’esprit qu’elle engendre (psychotropie universitaire) qui se traduisent : en stéréotypes de langage et de comportement ; en langages spécialisés ; en autonomie législative ; en police interne ; en uniforme vestimentaire ; en signes ou symboles de reconnaissances, c’est connu depuis très longtemps, en fait.
     
    Le Bon ne fait que changer les mots, ce qui introduit de la confusion.



  • vote
    ffi 30 juin 2013 19:55

    Ca ne me dérange pas qu’il n’y ait pas d’accord immédiat
    Autant que chacun tienne sa thèse, cela permet de déployer une discussion approfondie.
    Tant qu’il n’y a pas d’attaques personnelles, de l’honnêteté, de la politesse, ça me va.
    (De plus, cela permet de laisser libre-court à la créativité).
     
    Je crois que tu te méprends un peu sur la métaphysique. Ce qui m’intéresse c’est la précision du langage pour caractériser précisément ce que je perçois. La métaphysique, pour les phénomènes humains, c’est un peu comme les mathématiques pour la physique, c’est un ensemble de raisonnements qui s’appuient sur des axiomes.
     
    En particulier, en métaphysique comme en mathématique, il y a l’habitude de définir précisément ce dont on parle. C’est le minimum du minimum pour pouvoir mener des raisonnements rigoureux. Donc la métaphysique n’est pas une fin en soi. C’est comme les maths. En physique, on a besoin des maths, mais il faut aussi l’expérience et l’on sait bien que l’on ne peut pas coller n’importe quel modèle mathématique sur n’importe quel faits, il faut juste choisir le bon. Pour ce choix, il faut connaître à la fois les maths et aussi les faits...
     
    De toute façon ma formation personnelle fut en physique, mon métier l’informatique, je ne suis pas métaphysicien, je suis amateur d’étymologie et d’histoire des sciences.
     
    Pour revenir à notre discussion, il m’apparaît évident que l’on est pas dans le même état d’esprit en groupe que seul. C’est le deuxième axiome à la base de la "psychologie sociale", qui concerne l’influence des émotions et des pensées en groupe. Il s’agit donc bien d’une modification de l’état d’Esprit personnel par un groupe, et donc de psychotropie sociale.
     
    Et tu remarqueras que ce concept permet parfaitement de comprendre la "dynamique de groupe", car la "psychotropie sociale" passe notamment par le biais du langage et nous sommes donc en effet dans le domaine politique, alors qu’une "psychotropie substancielle" est le résultat de l’action d’une substance externe sur le psychisme (drogue).
     
    Le suffixe trope vient du verbe grec trepo qui signifie "tourner".
    C’est un synonyme du verbe latin "vertere, versus" qui signifie également tourner.
     
    Par conséquent, quelqu’un coutumier d’une secte ou d’un parti est objet d’une psychotropie sociale. Pour l’en sortir, il faut le convertir. Il a une certaine tournure d’esprit, quoi !
     
    Pour la foule qui fait corps, il s’agit de gens qui ont la même tournure d’esprit, qui sont "unis vers" un même but et cette foule n’est donc rien d’autre qu’une université, dans le sens historique de ce mot. L’université qui fait corps fut aussi nommé corporation...
     
    C’est donc très classique, il n’y a strictement rien de nouveau.
     
    Pour le reste, parler de "conscience collective" (le Bon), "d’inconscient collectif" (Jung), "d’intelligence collective", cela me semble des tournures de langage très approximatives.
    Ce n’est pas parce qu’il y a "conscience", "inconscient" ou "intelligence" dans l’expression, qu’il s’agit effectivement de "conscience", "d"inconscient", ou "d’intelligence", au sens que ces mots auraient au plan personnel...
     
    On parle bien de "pomme de terre", mais cela n’a rien à voir avec le fruit d’un pommier.qui serait sous terre... De même, on parle "d’arbre à pain", mais ce n’est parce que son fruit serait du pain...
     
    La moindre des choses seraient de bien définir ces termes "conscience, inconscient, intelligence" au plan personnel, ce qui est déjà assez délicat, et de voir si ce que ces auteurs mettent dans leurs concepts y correspond ou non.
     
    Dans le cas de Le Bon, ce qu’il décrit en tant que "conscience collective" ne correspond pas du tout à une conscience, ce n’est pas une conscience. Je n’ai pas étudié les autres auteurs que tu cites, mais connaissant les tropismes de la science du XXème siècle, et son manque de rigueur, je serais nullement étonné qu’il en soit de même que pour Le Bon.



  • 2 votes
    ffi 30 juin 2013 00:43

    Tu affirmes cela comme si cela était évident...
    Mais qualifier une foule comme "une entité psychique autonome",
    dotée "d’une conscience collective", me semble incongru et surtout très très loin d’être prouvé...
     
    En particulier cette notion de conscience dans l’expression de "conscience collective" ne ressemble pas du tout à ce qu’est la conscience au plan personnel.
     
    Sur le CNRTL 1-C/ conscience collective : Rem. ,,Dans la psychologie des foules de G. Le Bon, la conscience collective est l’unité affective de la foule, réalité née du rassemblement et de la tension groupale et déterminant les réactions, les conduites, les croyances de la masse qui se comporte comme un vaste corps. Cette conscience aurait pour caractéristique d’être incapable de réflexion ou d’intelligence et ne comporte que des sentiments et émotions collectives, contagieuses et poussant à l’action immédiate`` (Mucch. Sc. soc. 1969).

    (Même endroit tout en haut) Définition de la conscience pour une personne humaine :
    Organisation de son psychisme qui, en lui permettant d’avoir connaissance de ses états, de ses actes et de leur valeur morale, lui permet de se sentir exister, d’être présent à lui-même ;
     
    On voit qu’il y a une différence considérable, car la "conscience" collective est amputée de toute capacité de réflexion, alors que cette aptitude est justement au coeur même de l’idée de conscience personnelle...
     
    L’expression de "conscience collective" est donc un terme impropre et il crée la confusion, car il ne s’agit pas ici d’une conscience au sens propre du terme.

    Le langage doit rester logique : La nature de ce qui est désigné doit être portée par le substantif, qui porte la charge sémantique, l’adjectif ne faisant que modifier en superficie le sens.
     
    Ici, il s’agit de la modification de l’état de conscience par la mise en foule.
    En gros, la foule agit comme un psychotrope, comme pourrait le faire une drogue.

    Il faudrait donc parler de "psychotropie sociale" plutôt que de "conscience collective".
    Et dans les sectes, les partis, les foules, c’est exactement de cela qu’il s’agit.
     
    (Note : Tu remarqueras que je viens de t’inventer cette notion, qui ne se trouve nulle part sur internet, et donc tu es assuré qu’il ne s’agit pas d’un stéréotype, preuve que ma pensée est libre. Il s’ensuit que je n’ai aucune source à te donner en référence, je ne te demande que d’utiliser honnêtement ton intelligence)



  • 1 vote
    ffi 29 juin 2013 19:50

    Moi je connais la psychologie des gens dans les foules (et non la psychologie des foules).
    De même la "psychologie sociale", étudie "la psychologie des gens en société" et n’est donc pas une "psychologie de la société".
     
    Extrait Wikipédia de psychologie sociale.
     
    Deux axiomes fondamentaux :
     ? Chaque individu a une vision, une conception personnelle de la réalité dont il fait partie. Cette conception est construite à partir des processus cognitifs et sociaux.
     ? L’étendue de l’influence sociale : Un individu, ses émotions, ses pensées et son comportement sont grandement influencés par les personnes qui l’entourent, même en l’absence d’autres individus.
     
    Tu peux donc constater que :
    1°) La foule n’est pas considéré comme ayant un esprit, au contraire, l’esprit est considéré comme personnel dans le premier axiome.
    2°) Le second axiome suppose des personnalités sans caractère et très influençable, c’est-à-dire un genre de zombie.
     
    En fait, c’est très simple, il n’y a rien de magique dans tout cela :
    Tout homme convient des circonstances comme il l’entend nécessaire (telle est sa liberté).
     
    La manipulation politique consiste à obliger les personnes en manipulant les circonstances de leur existence sociale de manière à ce qu’ils y consentent et se croient libres.



  • vote
    ffi 29 juin 2013 18:08

    Oui, une foule peut avoir une seule perception. Oui une foule peut avoir un seul sentiment. Oui, une foule peut avoir une seule intelligence. Oui une foule peut avoir une seule volonté.Oui une foule peut avoir un seul esprit.
     
    Une foule n’a ni perception (elle n’a pas d’yeux), ni sentiment (elle n’a pas de coeur), ni intelligence (elle n’a pas de cerveau), ni volonté (elle n’a pas d’hormone), donc elle n’a pas d’esprit.
     
    Une foule ne vit pas, elle est un amalgame d’êtres vivant en un lieu.
    Elle n’hérite pas des propriétés de ce qu’elle amalgame.
     
    Les propriétés d’un noyau atomique sont à distinguer des propriétés son atome, lesquelles sont à distinguer des propriétés de sa molécule, lesquelles sont à distinguer des propriétés de son cristal, lesquelles sont à distinguer des propriétés de sa planète, lesquelles sont à distinguer des propriétés de son système stellaire, lesquelles sont à distinguer des propriétés de sa galaxie, lesquelles sont à distinguer des propriétés de l’univers.
     
    C’est de la pensée magique d’affirmer le contraire.
    L’occident régresse depuis son adoption de la pensée magique.

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