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@Joe Chip
Et puis ce mépris pour le disco... désolé mais c’est un genre qui a acquis ses lettres de noblesse et qui avait par ailleurs une signification sociale dans le contexte des années 70 où le rock était devenu franchement une musique souvent pesante et emmerdante jouée par des "petits bourgeois blancs" prétentieux se regardant le nombril (rock progressif, etc.).
Le disco a ramené du plaisir et de la vie dans la musique populaire, et c’est très bien.
A moins que ce ne soit le fait que les Français se soient particulièrement distingués dans ce genre qui te pose problème 
@Mahler
Le problème c’est que tu n’es pas objectif, tu veux démontrer une idée fixe au lieu de regarder les choses en face. Pas de métal en France ? Trust ? Gojira ? Loudblast ? Soggy ? Mutiilation ? Year of no light et bien d’autres qui ont connu le succès en France ou à l’international ? Par ailleurs nombre de groupes de metal devenus des classiques ont connu la reconnaissance en France avant même de percer aux USA (comme Dream Theater).
Ce que tu dis sur le jazz est tout aussi faux ou réducteur.
Mais pourquoi vouloir à tout prix trouver des équivalents de Led Zeppelin ou AC/DC en France ? Les termes de la comparaison sont biaisés et ne peuvent donc conduire qu’à confirmer un certain nombre d’idées à priori et de constats négatifs sur la musique française. La scène musicale française ne peut pas être comparée à la scène américaine car les différents genres musicaux correspondent en France à des marchés de niche, alors qu’aux USA cela fait belle lurette que le metal est un produit "mainstream". Forcément, quand tu as 30 millions d’ados susceptibles d’être touchés par un genre musical d’un côté de l’Atlantique, et 3 millions de l’autre, les débouchés commerciaux, la signification culturelle et les possibilités scéniques offertes aux artistes ne sont pas les mêmes. En France, le marché est structuré pour laisser émerger des artistes de niche qui ont vocation à s’adresser à un auditoire spécifique, souvent très pointu et exigeant, ce qui a deux conséquences :
- une scène relativement avant-gardiste (cf mon propos ci-dessus sur le metal)
- une production qualitative
Rien à voir avec les USA où la ménagère peut écouter du AC/DC en repassant son linge, effectivement.
L’influence française dans la musique rock est subtile mais réelle. On pourrait en dire autant pour la BD, la SF, etc. Si la BD française n’est pas lue dans le monde entier, elle a durablement influencée les créateurs américains, tout particulièrement dans la science-fiction. On peut le nier pour satisfaire un masochisme culturel par ailleurs tout à fait franchouillard (on est nul, petit, dépassé, etc.) mais la réalité appréhendée à travers des données objectives (chiffres de vente, influence, exportation, etc.) est très différente, et raconte une autre histoire.
Tu fais un mauvais procès à la création française en lui reprochant à la fois d’être "américanisée" au sens le plus trival du terme (divertissement, consumérisme, etc.) et de ne pas être intégrée à un marché de masse (mainstream) encore une fois au sens américain du terme. Schizophrénie très française...
Le seul aspect sur lequel je suis d’accord, c’est la musique classique, qui est restée en France confinée à la grande bourgeoisie (pour de multiples raisons culturelles et sociales).
Vous remarquerez que la plupart de gens sur qui vous tapez ne passent pas leur temps à faire des vidéos pour se dégommer entre eux.
C’est une blague ? S’il y a bien un truc commun au sein de la dissidence des hurluberlus du web, c’est la tendance à fustiger les "collègues" et à régler des comptes personnels présentés comme des différents "politiques" (cf. Tépa et MetaTV).
Forcément, comme ils occupent tous la même niche médiatique (quelques centaines de milliers de personnes sur le web qui consomment des vidéos et des produits "dissidents") donc une concurrence féroce se met en place, chacun essayant de faire son buzz sur le dos de l’autre dans l’espoir de capter une partie de son auditoire.
La France après les USA est sans doute le pays qui a le plus contribué à la diffusion et la reconnaissance du jazz. Quand la ségrégation sévissait encore aux Etats-Unis, les grands jazzmen noir pouvaient apprécier la reconnaissance et le respect du public en France. La France est le troisième plus gros marché musical du monde après les USA et l’Angleterre (deuxième pour le rap). Même si la pop française n’est pas aussi diversifiée que la pop anglo-saxonne, il y a de très bonnes choses, sans même parler des artistes qui cartonnent à l’international. Et sur la chanson, même si les grands noms appartiennent désormais à l’histoire, il y a tout un patrimoine qui reste vivant et traverse les générations.
Quant au déclin de la littérature, etc., moi je veux bien, mais vous pouvez me citer sans aller sur google des noms de grands écrivains contemporains anglais, russes, américains, des noms de poètes de premier plan ? Ils sont où les Dostoievki, les Hemingway, les Shakespeare contemporains ? Le monde a changé et ces changements n’affectent pas seulement la culture française, même si celle-ci est sans doute plus impactée puisqu’elle n’est plus la grande culture universelle (ce qui ne signifie pas qu’elle ne compte plus) qu’elle était au tournant du XXème siècle.
Quoique l’on pense de Johnny, il faut arrêter avec ces stéréotypes franchouillards où tout ce qui existe en France serait invariablement nul, dépassé, mal fichu, pas assez ceci, pas assez cela... c’est dingue, on voit des gens faire simultanément le reproche à la musique française d’être "américanisée" tout en ne l’étant pas assez ("on est nul en rock").
La variétoche ? Ca n’existe plus, car précisément il n’y a plus les grandes émissions télé des années 70-80 qui assuraient la promotion et la diffusion de ce "genre" auprès d’un public homogénéisé (les classes moyennes des 30 glorieuses).
Finkielkraut n’est même pas un réactionnaire, il n’a pas cette vitalité-là. C’est un passéiste, comme Zemmour, tout ce qu’ils font c’est verser des larmes sur l’idée qu’ils se font de la culture française officielle en cherchant à entretenir continuellement les gens dans une déploration permanente et sclérosante.
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