https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Joe Chip - Agoravox TV

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Joe Chip

Joe Chip

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 2423 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Derniers commentaires




  • vote
    Joe Chip Joe Chip 29 novembre 2017 13:15

    @maQiavel

    La "french theory" est un faux-ami. C’est une théorie américaine influencée par un corpus disparate de travaux d’intellectuels français qui ont été abusivement rassemblés sous le terme de "french theory". Les anglo-saxons, de manière générale, sont obsédés par les catégories et par la taxinomie. Evidemment, quand on a une connaissance limitée du milieu académique français, il est tentant d’un point de vue étranger, et plus particulièrement américain, de tout simplifier en utilisant le terme "théorie française" mais cela ne veut pas dire qu’il a existé à l’époque, en France, une "french theory". 

    C’est un peu comme si dans l’Angleterre des années 1850, on avait rassemblé les travaux de Marx, Engels et d’autres théoriciens du communiste sous le terme "german theory" sous prétexte que Marx et Engels avaient été influencés par la philosophie allemande. 

    Le problème, c’est que cette confusion originelle permet à de nombreux conservateurs américains et à une partie des libertariens d’arguer que tous les problèmes de l’Amérique sont liés à l’influence perverse et dévastatrice de ces penseurs français qui auraient dévoyé le libéralisme américain. Evidemment, cela rappelle les positions des puritains et des industrialistes du XIXème siècle qui expliquaient que les immigrés irlandais et italiens et les Français installés (ou plutôt déportés) en Louisianne allaient pervertir l’homogénéité de la race anglo-saxonne et saper la prospérité américaine en important les "tares" des catholiques européens.

    Donc, oui, les oeuvres de Foucault et Derrida ont influencé une certaine école de pensée américaine, mais on pourrait en dire tout autant de l’influence de certains philosophes grecs sur les auteurs romains et de nombreux courants dans l’histoire des idées. De là à parler de "racines" avec tous les sous-entendus "organiques" qui vont avec, non, c’est pas possible. Déjà, il faut rappeler que Foucault et en particulier Derrida n’ont pas exercé une grande influence en France dans les milieux universitaires. Derrida, pour le dire poliment, a toujours été considéré avec la plus grande circonspection. Lui-même se plaignait amèrement de l’accueil qui lui était réservé en France. Foucault aujourd’hui est surtout étudié par rapport à ses travaux portant sur le néolibéralisme, c’est à dire sur sa dernière période. Baudrillard a toujours été en marge du système. Les partisans de Chomsky prennent un malin plaisir à expliquer que tous ces penseurs français "radicaux" n’étaient qu’une bande de poseurs et de charlatans du concept et dénoncent précisément à travers la "french theory" une "insularité culturelle française" (l’expression est de Chomsky) résistant obstinément à la méthodologie philosophique, ce qui est quand même remarquable quand on tient compte du fait qu’il n’y a jamais eu une "théorie française" en France.

    Voilà, je n’ai pas l’intention (ni le temps) de m’engager dans une polémique inutile, c’est mon point de vue sur cette soi-disant "french theory".



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 29 novembre 2017 11:59

    Je ne vais pas en rajouter, Gaston a été à la fois sévère et charitable. Nabe, contrairement à Soral et à Dieudonné, n’a visiblement pas compris qu’avoir un cercle fermé d’admirateurs n’était plus suffisant aujourd’hui. 


    Il est temps que cette "génération 58" (Soral, Nabe, Taddéi, Moix, Blanrue et d’autres, même BHL dans une autre catégorie) comprennent qu’elle n’échappe pas à la règle du temps qui passe. Il y a chez ces gens au profil flou, mi-artiste, mi-publicitaire, typique des années post-68, dont on ne sait jamais vraiment le degré réel d’implication ou de sincérité (je n’exclue pas que Soral dans quelques années fassent un ultime pied de nez à ses admirateurs, genre "le complotisme, c’était un gros gag", sachant que la plupart de ses collaborateurs l’ont décrit comme un dilettante cherchant avant tout à échapper au monde du travail, ce qu’il a d’ailleurs confessé lui-même à plusieurs reprises) dont l’unique obsession semble avoir été toute leur vie d’échapper à tout catalogage ou tentative de définition (écrivains ? "artiste plus ou moins raté" ? politique ? touche-à-tout-touche-à-rien ? intellectuels ? chroniqueurs ? cinéastes ? journalistes ? publicistes ? entrepreneurs ? regardez Taddéi, Soral...) tels des éternels ados qui refuseraient d’entrer dans le moule figé des adultes. On a l’impression de gens un peu immatures en dépit de leur âge, comme égarés dans un palais des glaces, à la poursuite de leur propre reflet décomposé en une infinité de postures réflexives. Où est le vrai, où est le faux, qui est sincère, qui ne l’est pas, est-ce qu’il soutient vraiment Daesh ou est-ce que c’est juste une provocation un peu futile et téléguidée ?... bon, bah, au bout d’un moment, les gens sont lassés, c’est tout. Vertige de Nage confronté à sa propre "insignifiance". 

    Soral et Nabe, aux abords de la soixantaine, ne cessent de nous répéter que, eux, sont vraiment restés des "subversifs" comme s’il y avait là un enjeu fondamental et décisif pour l’avenir du pays et de la jeunesse. Des punks qui n’ont pas évolué, se contentant de recycler tous les thèmes et toutes les figures imposées de la subversion-pas-si-subversive qui consistait, comme le disait Soral à une époque où il avait encore une sorte d’auto-dérision égocentrique qui le sauvait, à trouver des méthodes plus ou moins créatives pour vivre "confortablement à la marge du système bourgeois". 

    Nabe ne se rend compte que le moindre ado peut le ringardiser avec un meme ou une potacherie décapante postée sur le forum 18-25, c’est là que la "subversion" et le feu sacré se transmettent aujourd’hui. Il y a plus de Choron chez ces incultes qu’il méprise que dans son pavé de 1000 pages (n’y-a-t-il pas ici quelque chose de l’ordre de la compensation phallique ou de la fixation fécale, sans vouloir tomber dans la psychanalyse de comptoir ?)

    Toutes ces histoires de vieux combattants des années Palace, suivies par les années Canal, de ce pseudo âge d’or d’un microcosme interlope qui n’en finit plus de finir, de cette période à la fois désenchantée et festive où les vieux intellos pervers, les salopes en quête de promotion sociale, les artistes velléitaires, les provinciaux revanchards, les dandys de pacotille et les publicitaires arrogants se croisaient dans les boîtes de nuit parisiennes et animaient les débats "socio" des plateaux télé. Toute cette clique qui prétendait confronter la "société du spectacle" à ses propres contradictions et qui n’en était en fin de compte que l’ultime avatar... 

    Toutes ces histoires plus ou moins sordides de fin de soirée (dédicace au légendaire Poupeto) fascinaient ou amusaient encore des gens de ma génération, "venue trop tard dans un monde trop vieux" pour paraphraser Musset, qui avaient un peu suivi tout ça à la télé depuis leur trou, à une époque pas si lointaine où on avait encore seulement 5 ou 6 chaînes de télé accessibles et où le porno de Canal + était attendu comme le retour du Messie chaque premier samedi du mois. 

    Mais comment dire, les jeunes d’aujourd’hui s’en contrefoutent, et à juste titre, de toutes ces postures défraichies et usées jusqu’à la corde, comme des vieux fringues délavés des années 80, de vrai-faux dissident subversif. 
    Le seul génie authentique de cette génération (quoiqu’on pense de lui par ailleurs), celui qui passera l’épreuve du temps, est et restera probablement Houellebecq. Franchement, tout est dit dans son "Extension du domaine de la lutte", il n’y a même pas besoin de lire ou d’écouter Soral après avoir lu ce court roman qui sait embrasser son époque. 

    Je me souviens d’une interview où Soral, dans un de ses accès de lucidité semi-ironique, confessait qu’il ne resterait peut-être de lui que des pseudo paradoxes dialectiques et des postures de penseur médiatique. Prévoyant, il a au moins su bâtir sa petite entreprise 2.0. Nabe n’a apparemment pas le même recul sur lui-même, on dirait, et croit que s’engager dans la surenchère littéraire repoussera le jugement implacable du temps qui passe... pour tout le monde.

    Carpe Diem !  


  • 12 votes
    Joe Chip Joe Chip 28 novembre 2017 23:48

    Moi, je trouve ça très bien l’islamophobie maintenant qu’Usul et ses potes hipsters muslims sympa me l’ont expliqué. Pas de problème. C’est vrai que ça passe mieux comme ça que quand c’est un arabe au regard de déséquilibré qui voue le susurre à l’oreille avant de brandir un couteau de chez Bricorama. 

    Il faudrait à présent aller expliquer aux jeunes Chinois, aux jeunes Coréens, aux jeunes Indiens, aux jeunes latinos, que les blancs racistes les empêchent "structurellement" de progresser, de gagner de l’argent, de réussir dans la vie, de contribuer à la prospérité ou à la culture de leur pays. Il faudrait leur expliquer que les technologies numériques, le développement durable, les modes de transport, les innovations, tout ça, ce sont des trucs réservés à l’homme blanc. 
    Il faudrait leur dire de se hâter de développer des concepts comme la sinophobie, l’indianophobie, la latinophobie pour justifier aux yeux du monde leurs échecs et leurs problèmes, au lieu d’être obsédés par des considérations triviales comme l’éducation et le progrès technologique et de prétendre rivaliser avec l’homme blanc dans tous ces domaines. 

    Il faut absolument leur faire comprendre que l’homme blanc raciste - même quand il est un pseudo-dominé au smic - les domine grâce à la superstructure idéologique qu’il a étendu jusqu’aux tréfonds de leur imaginaire de dominé racialisé infériorisé. L’homme blanc est si pervers et diabolique qu’il est raciste même quand il ne croit pas l’être, c’est dans les gènes faut croire.

    Il faut impérativement leur faire comprendre qu’ils n’arriveront à rien à cause de l’homme blanc, de ses droits de l’homme hypocrites, de son capitalisme, de sa colonisation, de ses guerres, de ses pillages de ressources, de sa finance, de sa culture même, qui est pourvoyeuse des ferments mentaux et structurifiants qui permettent à l’homme blanc de vous racialiser, euh racistiser... nan, raciser ? merde, et d’asseoir subrepticement sa domination sur vous, vos familles, vos pays et vos religions débiles. 

    Ah ah ah ah ah ! (rire de méchant blanc nazi dans un film produit par des ju..merde)

    Et faites une statue en l’honneur d’Usul, cet homme dynamique et pas du tout complaisant qui a décidé de promouvoir votre combat pour la reconnaissance par l’homme blanc de tous les préjudices qu’il vous a fait subir.


  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 28 novembre 2017 15:27

    @childéric

    L’homme occidental est un râleur névrosé qui croit que tout lui est dû.



  • 6 votes
    Joe Chip Joe Chip 28 novembre 2017 12:13

    @spoty

    Je dirais plutôt que c’est le remplacement progressif de l’antiracisme institutionnel et républicain chapeauté par le PS par un antiracisme militant et communautariste directement importé des Etats-Unis notamment via l’ambassade américaine (mais pas seulement, bien sûr) qui a servi de couveuse à un certain nombre de ces nouvelles officines (bondi blog, oumma, le président du CCIF auquel le New-York Times a offert une tribune durant la vague d’attentats islamistes en France, le camp d’été décolonial soutenu par le même journal, etc.) de la même manière que la féministe bourgeoise et littéraire des beaux quartiers parisiens (Badinter, Alonso...) a été mis au rencard à partir du début des années 2000 par les néoféministes d’inspiration anglo-saxonne (pussy riots, FEMEN...) sponsorisées par Soros&cie.

    Et évidemment, ces deux mouvances affichent de plus en plus leur proximité idéologique (cf. Clémentine Autain, devenue sourde et muette sur les violences sexistes dans les milieux dits "populaires") dans le cadre de la fameuse "intersectionnalité des luttes" (féministes, antiracistes) promue et revendiquée par la quasi-totalité de ces officines (dont le PIR). 

    Il est d’ailleurs assez amusant de constater que ceux qui voient le bras des Américains absolument partout restent absolument silencieux sur cette ingérence évidente et démontrée dans les banlieues françaises (révélation il y a quelques années par wikileaks du rapport "Stratégie d’engagement envers les minorités" de l’ambassadeur des USA) :

    http://gestion-des-risques-interculturels.com/pays/europe/france/les-banlieues-francaises-cibles-de-linfluence-culturelle-americaine/

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-strategie-americaine-pour-85577

    https://www.challenges.fr/economie/la-verite-sur-l-aide-etrangere-aux-banlieues_217057

    https://www.courrierinternational.com/article/2007/11/29/les-etats-unis-s-interessent-de-pres-aux-banlieues

    Tout cela s’inscrit dans un schéma plus général de lutte contre l’influence française (ou ce qu’il en reste) et la langue française en Afrique et au Moyen-Orient. Les enjeux sont énormes en termes de développement économique, de conquête de marché et de domination du monde, sachant que les Américains ne sont jamais parvenus à s’implanter durablement en Afrique (continent qu’ils comprennent très mal) en dépit d’une implication croissante au niveau des ONG (notamment protestantes), et cherchent à se placer sur le continent face à la progression rapide de l’influence chinoise. Ce qui implique concrètement de lutter par différentes stratégies contre le reliquat de présence française sur le continent américain. Sur le plan économique, c’est quasiment accompli. La plupart des grandes entreprises présentes en Afrique, contrairement à ce que martèle l’extrême-gauche française, ne sont pas françaises, mais chinoises, américaines, britanniques, sud-africaines, russes et brésiliennes. Reste à déraciner la langue française, ce qui passe par une "guerre sans mort apparemment" pour reprendre le mot de Mitterand, et qui ne dit jamais son nom, mais une guerre impitoyable pour la conquête des esprits (et des marchés). 

    Les griefs (légitimes ou non) des minorités "racialisées" contre la France ou la République Française sont reformulés dans un cadre théorique et conceptuel (déconstruction) fourni par l’université américaine. Toutes les références (sociologiques, intellectuelles, etc.) proviennent du monde anglo-saxon. Les grandes voix noires ou arabes de l’anticolonialisme francophone sont éteintes ou marginalisées, car trop marquées par la langue et le raffinement culturel français. La défense de la religion (islamophobie) et la critique du modèle républicain, laïc et séculier, assimilé à une forme de colonialisme imposé par l’Etat aux populations d’origine immigrée, permettent d’articuler une dialectique à la fois complémentaire et contradictoire entre le mondialisme US et les préoccupations identitaires d’une partie de la jeunesse française. La langue anglaise devient la ’langue de travail’ supplantant de plus en plus le français dans les supports communicationnels. 

    Il ne s’agit pas de manipulation mais plutôt d’un travail d’influence subtil qui permet d’inscrire progressivement les thèmes de l’anticolonialisme et de l’antiracisme dans la trame globale de la modernité et du soft power américains, notamment en marquant une rupture complète avec la notion d’universalisme - au sens français du terme, évidemment... D’un point de vue purement technique, c’est un travail de propagande et d’influence remarquable, bien plus subtil et efficace que ce que font les Russes ou les Saoudiens à coups de pétrodollars et par grands médias interposés. Pour être honnête, les Russes sont en train de réussir un travail similaire sur une partie de la droite française (dont les revendications coïncident de plus en plus favorablement avec la politique étrangère russe) mais la base sociologique est beaucoup plus restreinte (mâle blanc vieillissant des périphéries). 

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité