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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 27 mars 2012 00:25

    Bref :
    Universel aristotélicien (cata holou) -> réglementation de diverses catégories abstraites, mises au jour par une réflexion (idéo)logique et abstraite.
     
    Universel chrétien (homothymadon) -> religion de diverses communautés de sentiments, mises au jours par l’observation des faits.



  • 2 votes
    ffi 27 mars 2012 00:03

    Walid,
     
    comment pourrais-tu espérer comprendre la parole de Dieu, s’il n’avait pas fondé une autorité capable d’en donner la signification ? Crois-tu que Dieu ait voulu parler aux hommes pour ne pas être compris ?
     
    "Tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirais mon église".
     
    Sache que la fonction du Père a pour but de servir de remède à l’orgueil (le péché de Lucifer) : se repentir de ses fautes à un Père permet de parvenir à l’humilité.
    L’Islam corrige-t-il, chez ses adeptes, le vice de l’orgueil ?
     
    Encore une fois, le terme de catholique est issu des principes politiques français, tels que postérieurs aux guerres de religion, hérité des traductions d’Aristote (locution grecque cata holou = "pour tous", "en général"), traduit par Cicéron du terme latin universum (d’où la signification moderne de universel).
     
    Antérieurement, et dans l’évangile, universum avait servi à traduire un autre terme grec : homothymadon, lequel signifie "de même passion", "de même sentiment", "avec concorde", c’est-à-dire quelque chose comme la compassion. D’où le sens premier du mot université, dans le sens "assemblée" (ex : université d’été), structure visant à établir la concorde par le verbe et les débats ou les conférence (latin cumferre : ce que l’on porte ensemble).
     
    L’universel aristotélicien est donc un universalisme logique et abstrait, c’est-à-dire de l’intellect, et c’est cette notion de l’universel que l’on retrouve dans "la déclaration universelle des droits de l’homme" (qui est donc en fait la déclaration catholique des droits de l’homme). C’est un universel basé sur le plus petit commun dénominateur entre les hommes, ce qui fait que son application politique se réduit en pratique à la satisfaction des besoins vitaux humains.
     
    L’universel chrétien est en revanche un universalisme concret, c’est-à-dire du coeur, et c’est cette notion que l’on retrouve dans la bible. Cet universel n’a pas nécessité de nier les divergences d’aspirations entre personnes ou communauté, il en prend acte, mais essaye de concilier les coeurs pour instaurer la paix.
     
    Bref, l’universel aristotélicien décrète logiquement et tout le monde doit obéir au règlement (dispositif impérial = loi universelle).
    L’universel chrétien constate les dissentiments et cherchera à les concilier en pratique (infinité de dispositifs particuliers).
     
    Que les diverses églises chrétiennes se désignent catholiques, vient du fait qu’elles sont disponibles "pour tous", sans distinction (ce qui est l’exact sens de catholique). En effet, comment pourrait-on concilier les dissentiments en refusant de tendre la main à certains ?
     
    Cela a d’ailleurs toujours été la fonction de l’Eglise : être conciliateur entre Cuba, les Etats-Unis, l’Iran, Israël, .. etc, aujourd’hui, comme elle le fut entre l’ensemble des nations européennes au moyen-âge ; travailler les coeurs durs des hommes, pour les attendrir, ce qui rend le monde vivable grâce à la douceur des moeurs engendrées.
     
    En effet, de la paix entre les hommes et de leur convivialité, possible uniquement par le respect de la loi morale, découle la diminution des péchés, ce qui permet de sauver le maximum d’âmes.
     
    Bref, je pointais la contradiction entre l’universel aristotélicien, idéologique et issu de la révolution française, qui s’escrime à nier toute différence pour rien n’avoir à gérer, et l’universel chrétien, qui prend en compte les divergences, pour les réconcilier.
     
    Cette contradiction de point de vue découle logiquement du naturalisme, du matérialisme et du scientisme moderne, lesquels s’acharnent à nier ce qui ne se voit pas. Or, les aspirations, les croyances et les pensées profondes des gens ne se voient pas, mais elles existent bel et bien !



  • 2 votes
    ffi 26 mars 2012 21:41

    PS :
    Pour la signification de catholique, voir ici.
    C’est strictement synonyme d’universel. L’appellation d’Eglise Romaine en tant que catholique remonte, il semblerait, à un vieux débat entre Calvin et Jean Charron, pendant les guerres de religion.
     
    Calvin disait peu ou prou comme toi : l’église catholique est dans le ciel. Jean Charron lui rétorquait : non ! L’église catholique est l’Eglise Romaine (Jean Charron, "les trois véritez").

    La catholicité a donc plutôt à voir avec les principes politiques de la France d’alors : unité de la religion du pays (christianisme), unité du pouvoir politique du pays (monarchie). Ces unités sont la conséquence de la conception de l’universel à l’époque (universel = unis vers = versés à l’unité).

    Par ironie, on peut dire que "la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyens" est en fait "la déclaration catholique des droits de l’homme et du citoyen"...
     
    Sauf que la catholicité n’est plus chrétienne... mais... libérale et... diverse. D’où un total renversement de notion, l’application de l’universel contemporain menant au diversel (diversel = divisé vers ; versé à la division), ce qui est un comble, il faut bien le dire, au pays des universités, lequel ne parle plus que de diversités.
     
    Il ne faut pas croire qu’à l’époque cette exigence d’unité était pensée parce que les gens auraient étés stupides. L’universel étant relatif à un groupe qui partage la même éthique, une société diverse a pour conséquence que ses diverses communautés morales se considèrent mutuellement perverses, ce qui engendre donc de graves tensions politiques dans le pays.



  • 2 votes
    ffi 26 mars 2012 21:14

    2. On a pas nécessairement besoin du pouvoir politique, mais l’avoir ne nuit pas, au moins s’il permet de sauver plus d’âmes.
     
    3. La franc-maçonnerie est fondée sur le refus de l’autorité du Christ, qui l’a délégué à Pierre, puis à ses successeurs les papes. Elle est donc nécessairement non chrétienne. Ainsi, le christianisme est fondée sur la filiation de l’homme à Dieu et sa transformation intérieure par la grâce, tandis que la Franc-maçonnerie est fondée sur la filiation de l’homme à lui-même et à sa transformation intérieure par l’illumination. Certes, il peut y avoir imitation du langage chrétien dans certains cas, mais cela reste des mots, les principes de bases sont fondamentalement différents.
     
    5. Toute religion est une secte, du point de vue de la signification scientifique du mot, puisqu’il existe diverses religions dans le monde. Ensuite, pour être précis, le christianisme est de ce monde, mais c’est le royaume de Dieu qui n’en est pas... La cité chrétienne est conçue pour ce monde comme une préparation au monde de l’au-delà, lequel est régit directement par Dieu.



  • 2 votes
    ffi 26 mars 2012 20:49

    Le correcteur :
    Ce peuple m’honore des lèvres, mais son coeur est éloigné de moi.
    Cette phrase montre bien que c’est ce que contient le coeur qui importe, pas les mots...
    De même dans celle-ci :
    Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.
    Ce qui revient à César, c’est l’impôt. Ce qui revient à Dieu, c’est l’âme.
    Payer l’impôt à César, ce n’est que comme lui offrir ses lèvres sans lui offrir son coeur.
    Dieu veut nos Êtres, pas nos Avoirs !
    Si nos Avoirs sont périssables, notre Être, lui, n’est pas voué à périr.
    Pourquoi donc Dieu s’inquiéterait-il des Avoirs des hommes, quand lui-même a créé le monde dans son entier ? Il lui suffit d’intervenir pour rayer tout Avoir illégitime du monde en claquant des doigts...
     
    Il faut remettre la chose en contexte. Les apôtres demandent à Jésus s’ils doivent payer ou non l’impôt à l’empire. Jésus leur conseille de le payer. Il n’a en fait que faire de ces histoires d’impôts. Il demande aux apôtres de suivre les règles légales, mais de garder leur coeur pour lui. La grande Faute de Satan est l’orgueil. Être humilié de payer l’impôt est en cela preuve d’une maîtrise de son orgueil.
     
    Ca n’a donc rien à voir avec "les romains". Le fait est que la Palestine était romaine à l’époque, d’où ma mention de César, mais que la règle s’applique à tout Etat. En cas de falsification, n’aurait-on pas fait dire à Jésus "Ne payez l’impôt qu’à César" ? Remarquez que les chrétiens payent l’impôt partout, y compris celui de dhimis en pays Islamiques....

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