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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




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    Éric Guéguen Éric Guéguen 26 juillet 2015 14:36

    @maQiavel
     

    Je comprends cette démarche car la mienne est inverse : je les oppose dans la mesure où l’on refuse de reconnaitre pour acquis certains traits comportementaux.

    => Certes, mais sauf votre respect il ne me semble pas que votre démarche ait, comme la mienne, une montagne à gravir. Je veux dire que dans l’ensemble, la tendance est largement au "contructivisme", à commencer par la """pensée""" écolo, celle qui précisément se revendique de la nature...

     

    Par ailleurs, vous mettez une fois de plus sur le même plan les gens qui se soucient du collectif et ceux qui ne s’en soucient pas, comme vous mettriez je pense "à égalité" les gens qui promeuvent la nécessité de se "prendre la tête" et ceux qui mettent en avant le divertissement, etc. C’est oublier que c’est PARCE QUE certains se soucient du collectif que d’autres peuvent s’en passer, comme c’est PARCE QUE certains se posent un certain nombre de questions que d’autres peuvent eux aussi s’en passer. Il faut voir ce qui relève de la nécessité et le luxe induit. Cela vaut, selon moi, "hiérarchie". En effet.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 26 juillet 2015 13:25

    @maQiavel
     

    Le problème avec le mot "naturaliste", comme avec le mot "constructiviste", c’est qu’il laisse présager que tout vient exclusivement d’un bord ou de l’autre. Or, il y a une heureuse complémentarité entre nature et culture, pas une opposition. Je les "oppose" dans la mesure où l’on refuse de reconnaître ce que l’on doit à l’inné, et dont est appelé à bénéficier l’acquis.

    En fait, il me semble qu’il faut appréhender les choses selon la puissance d’une part, l’acte de l’autre. La nature est "en puissance" et demande à être actualisée. Libre à nous de le faire ou pas. Là se joue la complémentarité. Si ce qui est en puissance n’est jamais actualisé, il n’a pas de raison d’être ; pas plus que n’en a ce qui prétend être "spontané" de peur d’avoir à reconnaître une nécessité antérieure. À partir de là, qui dit nécessités dit priorités, et qui dit priorité anthropologique (par exemple l’activité cérébrale) dit ordonnancement, ou agencement voire... hiérarchie (! !!) entre différentes formes de mise en acte.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 26 juillet 2015 09:51

    Une précision : je parle de "sophistes" mais le mot est mal choisi car, historiquement, les sophistes étaient précisément des gens en lutte contre l’élément naturel, pour le relativisme et l’idée de convention intégrale. Ce à quoi s’est opposé Socrate. Mais il est important d’ajouter que ce dernier s’oppose également à l’extrême inverse (prétendu sophiste aussi), à Calliclès qui, lui, soutient que rien ne doit contrevenir aux "lois de la nature" et que celles-ci, à gros traits, se résument à la loi du plus fort.

    On peut donc, a priori, invoquer la nature sans basculer dans l’outrance...



  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 26 juillet 2015 01:53

    @ Réponse globale :

     

    En somme, je dis qu’il y a d’un coté l’immobilisme, de l’autre le mouvement perpétuel, soit la nature brute et la perte de tout repère en opposition à elle. Nous devons évoluer entre les deux. Or, je fais remarquer que l’homme contemporain se comporte comme s’il n’y avait pas deux extrêmes à éviter, mais un idéal à atteindre : le mouvement perpétuel. Je me permets donc de rappeler le contexte, contexte que personne, me semble-t-il, ne peut nier.

     

    Mach’ et Gaspard me rappellent alors en cette occasion que la "naturalisation" est un écueil, et je suis tout à fait d’accord. Certains sophistes se servent de l’argument naturel pour affermir et imposer leurs choix idéologiques. C’est incontestable. Mais est-ce pour autant une raison pour préférer se voiler la face et faire comme s’il n’y avait pas de nature ? Non bien sûr.

    Dire que tout homme est, collectivement, un être social et que c’est un fait de nature, ça n’est pas de l’idéologie. Dire que tout homme est, individuellement, porteur d’un potentiel, lui aussi fait de nature, qu’il lui appartient d’actualiser culturellement, ça n’est pas non plus de l’idéologie. Et je m’en tiens là.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 juillet 2015 16:34

    @maQiavel
     

    Je crois que je suis directement concerné. Non que la nature doive être un outil politique systématique, mais elle nous donne un cadre de pensée pratique et "indémodable", c’est-à-dire non astreint à l’idéologie.

     

    L’ensemble de ce que produit la nature est assujetti à des lois auquel il ne peut déroger, à une exception près : l’homme. Il n’y a aucune raison de croire que l’homme ne soit pas un minimum soumis à certaines de ces lois, mais il peut déroger. Et comme il peut déroger, on s’imagine que, du coup, il n’y a pas de "nature humaine", soit de lois relatives à l’espèce. Et je crois que c’est faux. L’homme doit certes déroger, mais cette capacité, il ne l’a pas extorquée à la nature "naturante", il ne se la doit pas à lui-même, mais à elle. Donc même lorsqu’il déroge, il le fait dans un cadre précis. Et j’irais presque jusqu’à dire que la dérogation est elle-même loi de nature, quel que soit ce qu’on en fait...

     

    Une fois que l’on s’interroge sur le cadre naturel - qui imprime à chacun de ses "produits" quelque fin - il devient possible de prendre en compte certains traits de l’espèce et les choix politiques qui en découlent - ce qui répugne terriblement à l’esprit libéral. Et qu’en déduit-on ? Que l’homme est condamné à vivre en troupeaux d’une part, d’autre part que l’exercice de sa raison doit être mené au mieux, étant ce qui le distingue le plus du reste de la nature "naturée". Voilà tout l’intérêt de remettre à chaque fois la nature dans l’équation politique. Cela n’a pas vocation à brider le libre arbitre, mais à montrer l’évidence d’un cadre commun (et universel, ce qui ne gâche rien).

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