Le mariage est surtout fait pour permettre l’enfantement dans des conditions stable (afin que, par exemple, la femme ne soit pas laissée seule par l’homme avec un môme sur les bras ; que les enfants ne soit pas abandonnés). La cérémonie repose sur plusieurs engagements : s’engager à la fidélité pour prévenir que l’enfant ait la tête du voisin ; s’engager à éduquer l’enfant dans le respect des lois).
Que le mariage ne puisse être accessibles aux couples homosexuels, cela ne découle donc pas d’une malfaçon du droit, mais c’est qu’en conséquence de leur infécondité, le mariage leur est une institution inutile.
Code civil, extrait :
Article 203
Les époux contractent ensemble, par le fait seul du mariage, l’obligation de nourrir, entretenir et élever leurs enfants.
Article 205
Les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin.
Article 213
Les époux assurent ensemble la direction morale
et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l’éducation des enfants et
préparent leur avenir.
Article 220
Chacun des époux a pouvoir pour passer seul les
contrats qui ont pour objet l’entretien du ménage ou l’éducation des
enfants : toute dette ainsi contractée par l’un oblige l’autre
solidairement.
En politique , on ne peut pas s’ inspirer
d’ une expérience idéale pour son ouvrage comme peut le faire un
cuisinier ou un artisan quelconque.
Les cuisiniers et les artisans "quelconques" apprécieront...
Pourtant, il n’y a pas différence de nature entre assembler des choses et des gens. Le politique est un métier comme un autre.
Ce qui diffère, c’est ce qui est assemblé. Or les gens ne sont pas des choses. Les gens ont en plus des choses le fait qu’ils se déterminent des fins, selon leur goût propre, puis ont l’art d’élaborer les moyens de parvenir à leur fin. Les choses, elles, subissent : elles sont inertes (étymologie de inerte -> sans art)
Par conséquent, quand tu appliques un force à une chose, celle-ci ne se rebelle pas. Il n’en est pas de même des gens qui, face à une force qui les oppriment, tendent à conspirer.
Donc la force n’est absolument pas le meilleur moyen pour gouverner en pratique, c’est d’abord le consentement (voire le contentement) des populations qui l’est.
Un pouvoir illégitime, c’est-à-dire qui veut contrevenir aux intérêts légitimes de tout un chacun, se doit de manipuler les esprits et de les subjuguer avec force médias, par manipulation des connaissances, par propagande idéologique, par des modes...etc
En effet, puisque c’est en l’esprit des gens que se déterminent leurs fins, un pouvoir injuste, fort peu vertueux quant à son devoir, avec des résultats exécrables quant à son gouvernement, engendrant le mécontentement du peuple, nécessite de manipuler l’esprit des gens pour retarder le plus possible l’émergence des conspirations visant à le renverser, et si jamais, les orienter dans des voies sans issue.
Un pouvoir juste n’a pas ce problème. Les gens étant satisfaits, il n’a pas besoin de les manipuler. Il lui suffit d’organiser son peuple à sa défense.
Par conséquent, la première des forces, pour un peuple, elle est spirituelle. Même s’il se trouve temporairement sous la domination d’une force physique, ce qui peut bien arriver parfois, tant que l’esprit du peuple reste fidèle à lui-même, le peuple subsiste.
Un pouvoir qui veut prendre domination sur un peuple, commence d’abord par tenter l’ethnocide (= détruire sa culture). Si cela échoue, il peut essayer le génocide (détruire le peuple lui-même). Mais le génocide reste mal vu et le pouvoir qui s’y livre est durablement discrédité aux yeux de l’humanité.
Tu as trouvé une bonne parade aux propos qui t’ennuient : - quand ils te dérangent, tu dis que ce sont des mots. - quand ils t’arrangent, tu dis que ce sont des faits.
Cependant, dire ne sera jamais que le fait d’articuler.... dans tous les cas.
A mon avis, cette stratégie est limitée, car vu qu’elle peut s’appliquer à n’importe quel discours, tu en uses abondamment. Or cette stratégie se perçoit telle qu’elle est : de la mauvaise foi.
Quand je fais un met en cuisine, je prends un livre de recettes. Or, avant que je n’ai cuisiné, le met n’existe pas encore. Vas-tu donc me dire que dans ce livre, ce ne sont des mots ? Que ce livre n’évoque pas des réalité ?
Un livre de recettes contient quelque chose de potentiel que je peux réaliser par mes actes. Ne parle-t-il que d’un idéal, comme tu fais mine de l’estimer ? Oui, il décrit une expérience idéale, dont je peux m’inspirer pour mon ouvrage. Il me donne à voir certains moyens pour réaliser une fin, celle de nourrir des corps.
Maintenant, le bon cuisinier, ce n’est pas celui qui suit mot-à-mot une recette, mais qui celui qui réalise, par un ouvrage en interaction constante avec la nourriture qu’il assemble, un met succulent.
Quant à la force et à la domination... Il y a bien longtemps que ce ne sont plus les individus qui comptent, mais les corps organisés (les armées).
Cependant, un Prince peut très bien aussi être vassal d’un autre, auquel cas il assure sa domination sur sa partie, bien qu’il ne domine pas le monde entier. En général, toute domination a des limites.
D’ailleurs l’état Français est vassal de l’UE, ceci bien que l’UE n’ait nulle force à sa disposition comme l’état Français en a une avec son armée. Ceci montre bien que ce n’est pas nécessairement par la Force que l’on domine.
R / Un prince qui ne triche pas , se fera soit renverser par ses grands , soit par d’ autres princes. C’ est ainsi ...
Le Prince est Prince. C’est sa fonction légale pour la société, il est légitime. Ceux qui voudraient le renverser sont illégitimes, ils trichent par rapport à l’Etat, car ils ne le reconnaissent pas : le Prince se doit donc d’intervenir pour les entraver.
En cela, le Prince ne triche pas. Il enquête, il combat, pour défendre l’Etat, c’est vertueux.
Si, malgré sa lutte pour conserver l’Etat, le Prince est renversé, alors une autre légitimité s’y substitue.
Certes. Sauf que Machiavel ne théorise pas ce qui devrait idéalement être , mais ne fait que théoriser la réalité effective des choses. Il n’ a absolument rien inventé , tout ce qu’ il a écrit était connu , il n’ a fait que le formaliser !
Bref, il a énoncé ses idées sur les choses... Mâtiner un discours du mot réalité, ne suffit pas à le transmuter en fait... Lorsque Machiavel va énoncer "Table", une table n’apparaît pas devant lui, c’est le mot table qui sonne.
Mais précisément la politique est un univers très pervers. Il aurait été bon que les choses soient autre mais ce n’ est pas le cas.
Couper la jambe de son voisin par vengeance est très pervers.
Cependant, cela ne l’est pas pour un chirurgien qui ampute son patient pour lui éviter la propagation de la gangrène.
Dans ce cas, c’est le contraire de la perversité, c’est saint, conforme à sa vertu de médecin.
Ce qui serait malsain, pour ce chirurgien, c’est qu’il en vienne à aimer pratiquer l’amputation au point d’inventer des gangrènes imaginaires à ses patients pour jouir d’amputer...
Or la politique consiste à agir sur le corps social, de même que la chirurgie consiste à agir sur un corps physique. Par conséquent, et par exemple, l’utilisation de la force n’est pas plus pervers, en général, pour le politique, que l’utilisation de l’amputation ne l’est, en général, pour le chirurgien.
La perversion quant au moyen viendra quand il est employé à mauvaise fin.
Par exemple, la perversion dans l’utilisation de la force en politique viendra quand le politique l’emploie non pas par nécessité pour améliorer l’état de la société, mais par nécessité pour améliorer son état interne à lui-même (du genre satisfaire un manque de jouissance) ; de même que la perversion dans l’utilisation de l’amputation viendra quand le chirurgien l’emploie non pas par nécessité pour améliorer l’état du patient, mais par nécessité pour améliorer son état interne à lui-même (du genre satisfaire un manque de jouissance).