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Ma foi, vous travestissez ma pensée.
J’ai eu, pour ma part, une éducation athée, et je suis passionné par la science aussi loin que je m’en souvienne. J’avais été émerveillé - déjà !, par les planètes du système solaire. J’ai donc fait mes études naturellement dans ce domaine.
Je crois pour ma part qu’il vous manque une distinction essentielle, qui fait que vous mélangez dans la science un peu tout et n’importe quoi : c’est la raison pour laquelle vous ne parvenez pas à la fonder sur des bases solides.
Les interprétations non vérifiées ne font pas, à proprement parler, partie de la science. Sinon, n’importe quelle spéculation métaphysique, même la plus absurde, pourrait en faire partie...
Non, la science, c’est un vrai savoir - et je n’ai jamais affirmé nul part que le vrai savoir c’est la vérité biblique, car elle est plutôt emprunte de mystère. Je disais que la science est un vrai savoir, car elle est basée sur des expérimentations reproductibles à volonté. Le reste, les interprétations, les théories, toutes ces diverses religions des faits, ce ne sont pas des vrais savoirs, mais des croyances hypothétiques : elles ne sont pas vérifiables car elles sont de l’ordre des idées et nous n’avons aucun moyen de tester des idées....
En vérité, c’est justement votre position qui mène à s’abuser soi-même : en ne distinguant pas rigoureusement entre savoir vrai et supputation hypothétique, vous en venez à vous mélanger entre le certain et le conditionnel : vous prenez des hypothèses pour des vérités, du coup, une vérité scientifique devient pour vous conditionnelle, tandis qu’une hypothèse devient une vérité.
En religion, basée sur des témoignages d’un temps lointain, les choses sont plus claires : sachant que l’on ne peut pas être certain, on sait qu’on doit se contenter d’en tirer une inspiration. C’est du moins ma conception.
Le mélange auquel vous vous livrez apparaît clairement quand vous affirmez ceci :
Je n’inclus pas "dans la science des interprétations et autres
théories", mais seulement des hypothèses explicatives, notamment
psycho-neuro-physiologiques". Elles ne prétendent évidemment démontrer
l’inexistence de Dieu (au-delà du fait qu’elle se constate), mais elles
sont susceptibles d’inciter certains à conclure déjà à l’origine
psychologique, éducative et culturelle de la foi, et donc à l’athéisme.
Déjà, dans sa forme, ce genre de phrase est totalement incompréhensible. Il y a de nombreuses fautes de syntaxe. Cela rend malaisé la critique, mais ce que je crois comprendre, c’est que vous déclarez livrer une série d’hypothèses que vous savez non vérifiées, ceci pour inciter les gens à adopter telle ou telle opinion...
Permettez de vous le dire, c’est là une façon d’abuser de la crédulité d’autrui...
Quant aux miracles, c’est tout-à-fait possible de les étudier scientifiquement. Prenez le cas Marthe Robin : elle a passé un mois sous contrôle médical à l’hôpital, sans boire, ni se nourrir... C’est logiquement impossible, mais ce fut constaté.
Bref, à votre manière d’écrire, avec une syntaxe dégradée ; à votre manière de prendre vos rêves spéculatifs pour des réalités, je crois pouvoir en déduire que vous êtes passés dans l’entonnoir débilitant de l’ésotérisme maçonnique. N’est-ce pas vrai ?
Monsieur, Thys, c’est votre hypothèse que Dieu est une création de l’imagination humaine.
Cependant, pour accréditer cette thèse, vous devez poser que l’homme est un être qui se laisse facilement abuser par ses propres spéculations. Mais par effets collatéraux de ce postulat initial, cette théorie devrait vous laisser envisager que le darwinisme n’est peut-être lui-aussi qu’une spéculation qui abuse les esprits.
En fait, vous vous dépeignez vous-même, car c’est bien vous-même qui vous laissez abuser ainsi. Moi je tiens que les religions reposent sur des témoignages factuels, des observations qui sont miraculeuses, car non reproductibles, et qui sont transmises de générations en générations, ce qui ne m’empêche pas de prendre avec précaution ces témoignages.
Un autre effet collatéral de votre position est que cela vous rend incapable de fonder la science sur des bases solides. En effet, vous tenez que la science doit se dire "au conditionnel". Or ce conditionnel empêche d’aboutir à un véritable savoir : s’il y a bien un domaine qui peut engendrer un savoir vrai, c’est bien la science, car elle se fonde sur l’expérimentation reproductible.
Votre position aboutit donc à une perversion de la science elle-même, et cela vous est nécessaire, puisqu’ainsi vous pouvez inclure dans la science les interprétations et autres théories, lesquelles ne sont pas la science, mais participent de discours métaphysiques, c’est-à-dire des discours au sujet de la science, mais n’en sont pas.
Par exemple : lorsque j’évoque l’effet photoélectrique, en affirmant qu’il consiste en l’émission de courant électrique par un métal quand il éclairé par une lumière d’une certaine fréquence, je parle de science véritable : 100% du temps le métal éclairé convenablement produit du courant, c’est sûr et certain, et c’est reproductible à chaque fois. Le savoir produit ici est donc certain et vrai.
En revanche, lorsque j’évoque l’effet photoélectrique, en affirmant qu’il consiste en un photon qui permet à un électron de sortir de sa bande d’énergie, il ne s’agit plus de science, car mon discours traîne alors trop d’hypothèses, lesquelles peuvent être remise en cause : il s’agit donc d’une métaphysique d’interprétation, fort sophistiquée, d’un phénomène vrai. Le savoir produit ici est donc conditionnel et incertain, dans la mesure où les hypothèses employées peuvent être remises en compte.
Il s’agit donc de bien distinguer entre le fait observable et reproductible, qui engendre un savoir vrai, physique, et l’interprétation hypothétique, qui engendre un croyance incertaine, métaphysique.
Les faits physiques sont incontestables, mais les interprétations qu’on en tire ne le sont pas : elles consistent en une religion des faits, ce qui est donc du ressort de la métaphysique. Or il y a généralement de multiples manières de relier les faits.
Enfin Machiavel commence à comprendre que la souveraineté des peuples n’est qu’une vaste escroquerie, une publicité mensongère !
C’est pas parce qu’il est écrit dans la constitution que le peuple est souverain, qu’il l’est dans le fait. Le peuple n’est pas un corps organisé. C’est une foule anarchique où chacun à ses intérêts propres, en général divergents.
La souveraineté appartient au chef du corps organisé qui a le pouvoir d’imposer la loi à son peuple et à ses ennemis extérieurs.
Mais Machiavel s’illusionne toujours autant quant aux solutions Chouardiennes. Si une assemblée de gens tirés au sort fait les lois, déjà encore faudra-t-il qu’elle ait le pouvoir de les appliquer, mais en plus, la loi ne sera toujours pas le fait du peuple, mais le fait de l’assemblée tirée au sort... Donc, pour prétendre parvenir à la souveraineté du peuple, il faut toujours finir par se mentir d’une certaine manière.
Pour ce qui est de la destitution d’Obama. Ca ne mange pas de pain de le dire. Cependant, pour le réaliser, il faut être à la tête d’un corps organisé qui soit en mesure de réaliser cette destitution (éventuellement avec l’usage de la Force).
Or je ne vois pas, aux États-unis, de corps organisé plus fort que l’État fédéral, et j’imagine mal Obama se destituer lui-même...
yaya : Je plaçais ma réflexion sur le plan du discours "scientifique" du Darwinisme, en remarquant qu’il confine plutôt à une mythologie issue d’une école d’interprétation métaphysique, puisque n’étant pas basé sur l’expérience reproductible.
Il faut distinguer entre la génétique, qui est fondée sur des expériences reproductibles (loi de Mendel), et l’utilisation que le darwinisme fait de celle-ci pour accréditer ses postulats initiaux. Le darwinisme n’est réellement qu’une école d’interprétation métaphysique consistant à promouvoir une certaine mythologie des origines de l’homme.
Comme toute mythologie, elle a une conséquence sur la manière dont les hommes se perçoivent, et elle a donc des conséquences politiques. C’est sûr que considérer l’homme comme une sorte de singe lui ôte son coté sacré. Cela a des conséquences fort mauvaise sur la manière dont les dirigeants vont traiter leur population, s’ils sont portés à l’idéologie darwinienne.
Apparition de la vie : Tu en parleras à Michel Thys. Lui, il suppose la panspermie. On voit bien que le darwinisme traîne à sa suite toute une série de théories pour expliquer l’apparition du vivant. (Et toi-même tu finis par ce thème)
Comment définir le phénomène vivant ? C’est tout l’art de savoir adopter des définitions non ambigües, art qui s’est malheureusement perdu. Je dirais que :
Un vivant est une substance stable qui a la possibilité de se multiplier selon une certaine stratégie.
Ainsi :
— Un être unicellulaire se multiplie par division de la cellule mère.
- Un être multicellulaire se multiplie par fusion de gamètes mâles et femelles.
- Un virus se multiplie par parasitisme des cellules d’un autre vivant.
Donc : un virus est vivant, il n’y a aucun doute à ce sujet pour moi.
Si la question est de savoir si il a pu apparaitre spontanément des
molécules auto-réplicatives, la réponse est sans doute "oui". A partir
de là, elles ont pu évolué jusqu’à former des êtres unicellulaires puis
multicellulaires etc.
Il y a plusieurs hypothèses non prouvées dans ton affirmation.
Déjà, un être vivant ne peut jamais être ramené à une molécule, car il est un tout fonctionnel, avec une limite (une peau) qui quantifie ses échanges avec son environnement et une substance interne qui contient tout le nécessaire pour organiser son existence et sa reproduction.
Ensuite, puisqu’il contient en lui-même l’image de lui-même et que sa reproduction pérenne se fonde précisément sur la transmission fidèle de cette image, je vois difficilement comment il peut engendrer une autre image que la sienne. Notamment le passage de l’ordre unicellulaire à l’ordre multicellulaire me semble problématique : la stratégie de reproduction est totalement différente.
Enfin, je tiens que l’apparition des êtres multicellulaires à partir de la "soupe primitive" est évidemment possible, car rien ne s’y oppose physiquement, mais cette occurrence est si improbable qu’il faut concevoir l’action d’une intelligence supérieure.
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