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Cela dit, l’on peut aussi être sceptique sur le travail d’un Josh, auteur de théâtre contemporain à New-York, qui n’a aucune compétence scientifique, mais seulement des compétences de mise en scène et qui tout-à-coup s’entiche du gaz de schiste, avec force manipulation.
On peut aussi être sceptique du réchauffement climatique et des solutions malthusiennes des écologistes.
On peut encore être sceptique, quand les écolo, qui souvent n’ont qu’une culture scientifique étriquée, mais dont l’engagement découle d’une sorte d’émotion romantique, proposent des sources d’énergie comme le photovoltaïque ou l’éolien, alors qu’il est évident que multiplier les prélèvements de ressources d’énergie infimes, obligent à multiplier les infrastructures de prélèvement à l’infini, multipliant d’autant les prélèvements en amont et ceux nécessaire à la maintenance, ce qui est anti-écologique au possible...
Donc, oui, je suis sceptique, et pas à deux vitesses !
Alors, oui, je suis pour le gaz de schiste, mais convenablement encadré par la loi :
1°/ Toute éventuelle pollution des eaux doit obliger à fournir une eau de rechange et entraîner la fermeture du puits.
2°/ Le prélèvement de ces ressources doit servir à mettre sur pied une réseau de producteurs indépendants et donc ne pas tomber dans l’escarcelle des multinationales (un artisanat de l’extraction, donc).
Non, elle ne peut pas créer l’argent tout-à-fait comme elle veut, car il y a un système de change international : elle doit avoir des réserves de changes dans les autres monnaies du monde.
Si elle crée des euros à foison, de facto, cela fera baisser l’Euro, ce qui pour ma part je pense serait plutôt une bonne chose, mais je crois que ce n’est pas voulu du fait de l’élévation des prix des importations, et au premier rang celui du pétrole.
En effet, il est clair que l’Allemagne, qui n’a pas fait le choix du nucléaire, est beaucoup plus dépendante que la France des prix du pétrole pour la compétitivité de son industrie et donc l’Allemagne a besoin d’un Euro beaucoup plus fort que la France, d’un point de vue industriel.
En revanche, si l’on compare le PIB nominal et le PIB calculé en parité de pouvoir d’achat, on se rend compte que le coût de la vie pour les particuliers est nettement plus élevés en France (la France est 5ème puissance économique mondiale en PIB nominal, mais 8ème en PIB parité de pouvoir d’Achat). Le Franc est à priori entré surévalué dans le système Euro, certainement à cause de la politique du Franc Fort, ce qui a rendu le prix des choses chez nous artificiellement hauts.
Nous avons déjà eu, Machiavel, ce genre de discussion.
Disons que tu modifies un peu mes propos, car mon acceptation d’obéir à un maître se restreint uniquement aux domaines où je ne me sens pas compétent (il y en a un certain nombre).
Par exemple, face à un virtuose de la guitare, j’écouterais religieusement ses conseils.
Pour ce qui concerne la médication d’un docteur, je suis maître de ce que je mets dans ma bouche, et je dois dire que je suis assez sceptique sur l’éducation par la chimie qui est donnée à notre corps médical... Plutôt que les antibiotiques, je préfère le Roquefort.
Donc ma position sur le sujet est plutôt que chacun peut être tour-à-tour maître ou disciple selon sa maîtrise d’un domaine de compétence.
Comme chacun a ses compétences propres, nous sommes parfois en position de maître, parfois en position de disciple, parfois nous commandons, parfois nous obéissons, parfois nous parlons, parfois nous écoutons : sur l’immense variété des domaines de compétence, tout cela doit s’équilibrer.
Il ne peut donc y avoir raisonnablement une seule hiérarchie, mais il doit y avoir autant de hiérarchies que de gens du peuple, dans autant de domaine de compétence, chacune de ces hiérarchies ayant une personne différente à sa tête.
La plupart des anarchistes que je connais n’ont aucune capacité de concentration, ni d’obéissance, et encore moins d’écoute, ceci dans tous les cas : En vérité, la plupart se rêvent en maître absolu et adoptent l’anarchisme par hypocrisie.
Ma foi, vous travestissez ma pensée.
J’ai eu, pour ma part, une éducation athée, et je suis passionné par la science aussi loin que je m’en souvienne. J’avais été émerveillé - déjà !, par les planètes du système solaire. J’ai donc fait mes études naturellement dans ce domaine.
Je crois pour ma part qu’il vous manque une distinction essentielle, qui fait que vous mélangez dans la science un peu tout et n’importe quoi : c’est la raison pour laquelle vous ne parvenez pas à la fonder sur des bases solides.
Les interprétations non vérifiées ne font pas, à proprement parler, partie de la science. Sinon, n’importe quelle spéculation métaphysique, même la plus absurde, pourrait en faire partie...
Non, la science, c’est un vrai savoir - et je n’ai jamais affirmé nul part que le vrai savoir c’est la vérité biblique, car elle est plutôt emprunte de mystère. Je disais que la science est un vrai savoir, car elle est basée sur des expérimentations reproductibles à volonté. Le reste, les interprétations, les théories, toutes ces diverses religions des faits, ce ne sont pas des vrais savoirs, mais des croyances hypothétiques : elles ne sont pas vérifiables car elles sont de l’ordre des idées et nous n’avons aucun moyen de tester des idées....
En vérité, c’est justement votre position qui mène à s’abuser soi-même : en ne distinguant pas rigoureusement entre savoir vrai et supputation hypothétique, vous en venez à vous mélanger entre le certain et le conditionnel : vous prenez des hypothèses pour des vérités, du coup, une vérité scientifique devient pour vous conditionnelle, tandis qu’une hypothèse devient une vérité.
En religion, basée sur des témoignages d’un temps lointain, les choses sont plus claires : sachant que l’on ne peut pas être certain, on sait qu’on doit se contenter d’en tirer une inspiration. C’est du moins ma conception.
Le mélange auquel vous vous livrez apparaît clairement quand vous affirmez ceci :
Je n’inclus pas "dans la science des interprétations et autres
théories", mais seulement des hypothèses explicatives, notamment
psycho-neuro-physiologiques". Elles ne prétendent évidemment démontrer
l’inexistence de Dieu (au-delà du fait qu’elle se constate), mais elles
sont susceptibles d’inciter certains à conclure déjà à l’origine
psychologique, éducative et culturelle de la foi, et donc à l’athéisme.
Déjà, dans sa forme, ce genre de phrase est totalement incompréhensible. Il y a de nombreuses fautes de syntaxe. Cela rend malaisé la critique, mais ce que je crois comprendre, c’est que vous déclarez livrer une série d’hypothèses que vous savez non vérifiées, ceci pour inciter les gens à adopter telle ou telle opinion...
Permettez de vous le dire, c’est là une façon d’abuser de la crédulité d’autrui...
Quant aux miracles, c’est tout-à-fait possible de les étudier scientifiquement. Prenez le cas Marthe Robin : elle a passé un mois sous contrôle médical à l’hôpital, sans boire, ni se nourrir... C’est logiquement impossible, mais ce fut constaté.
Bref, à votre manière d’écrire, avec une syntaxe dégradée ; à votre manière de prendre vos rêves spéculatifs pour des réalités, je crois pouvoir en déduire que vous êtes passés dans l’entonnoir débilitant de l’ésotérisme maçonnique. N’est-ce pas vrai ?
Monsieur, Thys, c’est votre hypothèse que Dieu est une création de l’imagination humaine.
Cependant, pour accréditer cette thèse, vous devez poser que l’homme est un être qui se laisse facilement abuser par ses propres spéculations. Mais par effets collatéraux de ce postulat initial, cette théorie devrait vous laisser envisager que le darwinisme n’est peut-être lui-aussi qu’une spéculation qui abuse les esprits.
En fait, vous vous dépeignez vous-même, car c’est bien vous-même qui vous laissez abuser ainsi. Moi je tiens que les religions reposent sur des témoignages factuels, des observations qui sont miraculeuses, car non reproductibles, et qui sont transmises de générations en générations, ce qui ne m’empêche pas de prendre avec précaution ces témoignages.
Un autre effet collatéral de votre position est que cela vous rend incapable de fonder la science sur des bases solides. En effet, vous tenez que la science doit se dire "au conditionnel". Or ce conditionnel empêche d’aboutir à un véritable savoir : s’il y a bien un domaine qui peut engendrer un savoir vrai, c’est bien la science, car elle se fonde sur l’expérimentation reproductible.
Votre position aboutit donc à une perversion de la science elle-même, et cela vous est nécessaire, puisqu’ainsi vous pouvez inclure dans la science les interprétations et autres théories, lesquelles ne sont pas la science, mais participent de discours métaphysiques, c’est-à-dire des discours au sujet de la science, mais n’en sont pas.
Par exemple : lorsque j’évoque l’effet photoélectrique, en affirmant qu’il consiste en l’émission de courant électrique par un métal quand il éclairé par une lumière d’une certaine fréquence, je parle de science véritable : 100% du temps le métal éclairé convenablement produit du courant, c’est sûr et certain, et c’est reproductible à chaque fois. Le savoir produit ici est donc certain et vrai.
En revanche, lorsque j’évoque l’effet photoélectrique, en affirmant qu’il consiste en un photon qui permet à un électron de sortir de sa bande d’énergie, il ne s’agit plus de science, car mon discours traîne alors trop d’hypothèses, lesquelles peuvent être remise en cause : il s’agit donc d’une métaphysique d’interprétation, fort sophistiquée, d’un phénomène vrai. Le savoir produit ici est donc conditionnel et incertain, dans la mesure où les hypothèses employées peuvent être remises en compte.
Il s’agit donc de bien distinguer entre le fait observable et reproductible, qui engendre un savoir vrai, physique, et l’interprétation hypothétique, qui engendre un croyance incertaine, métaphysique.
Les faits physiques sont incontestables, mais les interprétations qu’on en tire ne le sont pas : elles consistent en une religion des faits, ce qui est donc du ressort de la métaphysique. Or il y a généralement de multiples manières de relier les faits.
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