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yoananda2

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  • Premier article le 30/12/2019
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  • vote
    yoananda2 17 septembre 2022 16:57

    @Gollum

    Si c’est important car le christianisme est un manichéisme.

    Ha, tu l’entendais dans ce sens la, alors oui.

    Bah ça n’a tenu si longtemps que grâce à la coercition sinon ça n’aurait pas tenu...

    Oui et non. Selon moi en effet ça s’est imposé par la coercition mais ça a tenu aussi longtemps parce qu’ils ont bien pris soin d’éliminer les connaissances antérieures : 1000 ans pour rattraper le tir. On a perdu mille an à cause de l’église.

    Je ne suis pas d’accord là dessus. Même si la générosité existait elle me semble réservée à ses proches, amis... Le christianisme parle d’amour des ennemis. Je peux me tromper mais il me semble que c’est nouveau.

    Oui et non (sur le caractère nouveau).

    Je suis pas spécialiste, donc, à prendre avec des pincettes, je me trompe peut-être :

    Il existait déjà un humanisme chez les Grecs. Alexandre le Grand unifie le monde Grec, son empire est déjà cosmopolite et synchrétique, tu as déjà Plotin et son "Un" universel, Zénon qui met l’individu au centre de sa philosophie. Prémices du christianisme donc.

    Jésus est le premier en effet à pousser la logique au bout et à dire qu’il faut aimer ses ennemis.

    Mais perso, je trouve que c’est une grosse connerie. De plus, je trouve que Jésus n’a aucun mérite à se sacrifier pour plusieurs raisons : il n’a pas de gosses, il a rejeté sa famille, il ressuscite (c’est une fake suicide, même s’il fait semblant de ne pas le savoir en montant sur la croix, vu qu’il est Dieu selon les chrétiens ça reste fake, il ne disparaît pas du monde).

    Prends Priam à l’inverse, le roi qui est allé baiser Achilles pour récupérer son fils :

    "J’ai enduré ce que personne sur terre n’a jamais fait auparavant - j’ai mis mes lèvres aux mains de l’homme qui a tué mon fils."

    C’est un acte égoïste au fond, mais putain, moi je trouve que c’est beaucoup plus transcendant que celui de Jésus. Question de goût tu me diras. Soit. N’empêche. La bible c’est quoi ? c’est le contes de Perrault raconté par un gus qui ressucite. S’il ne ressuscitait pas (thèse à laquelle je ne crois pas hein, que ça soit clair), la bible ne serait que ça, quelques petites paraboles pas super profondes dans le fond, souvent cryptiques.

    Pourquoi je dis que c’est une connerie d’aimer ses ennemis : parce que la compassion suffit, parce que le respect suffit, et que l’amour doit être réservé à ceux qu’on aime vraiment. Bien sûr, de quoi on parle la en vrai, aimer ses ennemis, ça serait soit disant l’ultime transcendance, l’homme qui s’élève ENFIN définitivement au dessus de son statut d’animal, de singe savant.

    Ben non, moi je penses que c’est (mais tout découle de l’histoire du mal absolu, du péché original, du libre arbitre, de la raison, et la résurection n’est que pour boucler la boucle du "paradoxe du mal") une connerie de vouloir s’affranchir de l’animal en nous. Ce n’est plus de la transcendance si tu renie l’animal, c’est ... de la négation.

    C’est la toute la connerie spirituelle qui gangrène la chrétienté. Ils ont confondu le transcendant avec la négation.

    Bien sûr, t’es pas obligé d’être d’accord, mais je le dis avec conviction car ça fait des années que je réfléchis à ça. Je suis peut être virulent contre le catholicisme et le christianisme, et parfois, presque limite troll, mais j’ai murement réfléchis à tout ça. Ca vaut ce que ça vaut.

    Transcender c’est difficile, c’est à la fois "nier sans nier", "conserver tout en détruisant", donc, oui, y a une composante "négation" dans la transcendance, mais l’histoire de Jésus n’est pas une transcendance, c’est une négation de la matière, de la nature, de l’animal. D’ailleurs, c’est revendiqué "mon royaume n’est pas de ce monde", l’homme mis à part de la nature et c’est CA qui provoque les problèmes du monde actuel, le consumérisme, la crise écologique, mais aussi cet universalisme qui fait du migrant le nouveau sur-homme Nietschéen aux yeux des cathos (du pape) et républicains. (bon la je trolle un peu ! lol mais tu m’as compris)



  • vote
    yoananda2 17 septembre 2022 14:58

    @ezechiel

    En oeuvrant contre Dieu

    Ils oeuvré contre le faux dieu de l’église, un dieu de papier, mais pour le vrai dieu de l’univers. Ils ont fait du bon boulot : casser le monopole acquis de force par l’église sur le spirituel.

    Oui parce que bon, les chrétiens ont été beaucoup moins martyrisés qu’ils n’ont martyrisés de païens. Demande à un historien (qui ne soit pas catho bien sûr).

    Je n’oublierai jamais les propos de Saint Augustin : quand l’église martyrise, c’est par amour, quand les païens martyrisent, c’est par haine.

    (je paraphrase).



  • vote
    yoananda2 17 septembre 2022 14:52

    @Gollum
    Il y a toujours un peu de bon et de mauvais partout. Ce n’est pas la question, ça ne l’a jamais été et ne le sera jamais.

    Mais le "bon" dans l’église existait déjà dans le paganisme, on n’a pas eu besoin de l’église pour avoir des notions de transcendance, ou de générosité.

    Les lumières, comme tu dis, ont souffert du primat de la raison. Ca c’est indéniable, elle a foutu à la poubelle la transcendance, le "divin" (rien à voir avec Jésus et le pseudo Dieu de l’église).
    Les "forces de l’argent", ça c’est un autre problème, qui n’est pas lié au lumières à mon avis, mais au pouvoir démiurgique de notre époque.

    Les lumières sont le "fruit" du catholicisme, oui, l’accomplissement même je dirais. On vire les superstitions, mais on garde la même mythologie, l’homme égal, la recherche de rédemption (par une société idéale), le retour au paradis perdu (le bon sauvage de Rousseau c’est l’Adam de la bible, et l’homme de raison le Jésus, l’homme qui a racheté ses péchés), on érige la raison comme nouvelle "foi" (après tout saint augustin avait fait de la connaissance le péché originel),

    Les lumières souffrent de l’ignorance de leur époque, et aujourd’hui nous sommes en train de découvrir les limites des institutions issues de cette philosophie.
    La nouvelle philo arrive, mais on est loin d’avoir les institutions de remplacement, et puis il va falloir que les institutions actuelles montrent leurs limites, qu’elles échouent pour qu’on puisse passer à autre chose.

    Mais la chose "impardonnable" dans l’église, c’est la notion de Satan. La notion de mal absolu. Quand je dis impardonnable, je ne parle pas de "pardonner", ni au sens chrétien, ni au sens commun, ni au sens personnel. Je dis que cette notion fait qu’on ne peut pas retourner au catholicisme, et que le catholicisme ne peut pas s’en débarrasser, et que ça condamne, irrémédiablement cette religion.
    Moi, perso, je mettrais cette religion dans les poubelles de l’histoire, comme une des pires erreurs du peuple blanc, mais, ce qui ne nous tue pas nous rends plus fort, et heureusement, Dieu est mort, on peut passer à autre chose maintenant !



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    yoananda2 17 septembre 2022 14:39

    @ezechiel

    En oeuvrant contre Dieu et la mise en place des droits de l’homme, les philosophes des Lumières ont jeté les bases de la domination internationale de l’élite sur les peuples censés être ignorants

    c’est largement moins pire que ce qu’à fait l’église à ses débuts, elle a brûlé la bibliothèque d’Alexandrie, pour éliminer la concurrence des savoirs, elle a réduit la connaissance humaine à la bible, qui était lue en latin pour justement de pas donner des perles aux pourceaux ... hein, l’élitisme de Jésus, on en parle ?

    Bref ...

    L’histoire a tranché. Les 1000 ans de règnes de l’église ont été les plus misérables de l’europe. Je ne parle pas qu’au niveau matériel, je parle aussi au niveau intellectuel et même spirituel puisqu’elle a perverti la connaissance véritable avec ses mythes ineptes, et sa fausse trinité.



  • vote
    yoananda2 17 septembre 2022 14:35

    @ezechiel

    La révolution française, fruit de la philosophie des Lumières, avait déjà comme prémisse la déconstruction des nations pour un universalisme débridé et un capitalisme sans limites.

    Elle n’a fait que parachever le message du christ. Si les lumières ont tellement bien marché, c’est parce qu’elle ont été plus chrétiennes que l’église.

    N’oublie pas les paroles du christ : "qui est mon frère ? qui est ma mère ?" il a été le premier à déconstruire la famille. Et ensuite la nation "mon royaume n’est pas de ce monde, rendez à césar", etc...

    Quand à l’universalisme, lol, catholique signifie universaliste.

    La science moderne est née dans les universités catholiques, pas dans les civilisations mésopotamienne, égyptienne romaine ou grecque.

    N’importe quoi. Tu te contente de copier coller des poncifs récupérés sur le net mais tu n’y comprends rien. Désolé, mais la, c’est tellement inepte que je n’argumente même pas. C’est juste ridicule, même si, en effet, l’église ayant le monople du savoir à cette époque, y avait pas le choix quand à la renaissance de la science ; C’est ça qui est le plus ironique, l’église a secrété le "poison" (moi je vois ça comme un remède) qui a finit par la tuer de l’intérieur.

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