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  • Premier article le 21/09/2013
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  • vote
    micnet 22 juin 2014 17:39
    @MaQ

     mais au fait pourquoi se chamaille –t- on ?  "


    ---> Probablement parce que nous adorons ça l’un et l’autre smiley


    Pour moi, il y’ a deux grands danger  : l’ochlocratie, et donc pour y pallier il faut une certaine verticalité à deux niveaux : 

    1. Les électeurs, voir la fameuse proposition de Boris Voir la vidéo les 5 premières minutes et de 16 : 30 à la fin  !


    ---> J’ai écouté les 5 premières minutes : je suis 100% en phase avec la proposition de distinction entre les civils et les citoyens avec possibilité laissée aux civils de devenir des citoyens moyennant certains critères ! 

    Je suis d’ailleurs d’autant plus en phase que j’ai évoqué ce point dans mon article sur la Constitution au-travers d’une sélection afin de devenir citoyens ;

    Selon moi, le premier critère étant le désir de servir le Bien Commun


    2. Les gouvernants : et là dessus ce que vous proposiez était très bon pour moi.

    Et le deuxième danger, celui de l’oligarchie et là, il faut faire intervenir des contre pouvoirs ce que j’appelle un tribunat (inspiré du tribunat de la plèbe) avec

    1. Une chambre de citoyens tirés de citoyens tirés au sort qui jouerait le rôle du Sénat,

    2. une chambre de référendum tirée au sort (qui serait donc capable de déclencher tous les référendums qui existent dans la constitution Vénézuélienne)


    ---> Après avoir échangé avec Eric Gueguen sur ce sujet, je me range à son avis qui me paraît très pertinent quant à l’organisation parlementaire idéale : pourquoi ne pas imaginer 2 chambres comme suit :


    1. L’ Assemblée Nationale qui serait composée de citoyens tirés au sort, citoyens qui aurait été préalablement eux-même sélectionnés grâce à leur investissement au service du Bien Commun. Cette Assemblée Nationale aurait donc une fonction "vertueuse" quant au vote des lois.

    2. En regard de cette Assemblée Nationale, le Sénat serait composé de citoyens choisis grâce à leur compétence, que celles-ci soient d’ordre scientifique, technique, philosophique,etc...


    ---> Nous aurions donc 2 chambres qui, toutes deux, auront à se prononcer sur des choix éthiques ET des choix de compétences. Ce mode de fonctionnement dialectique éthique/compétence des 2 chambres qui se répondent l’une et l’autre me paraît très intéressant et est à creuser.


    Pour tout le reste, je suis en phase avec vous


    Sinon, je vous recommande à participer aux ateliers constituants, c’est très très très intéressant, je n’en ai fait que deux pour le moment mais c’est assez instructif !


    ---> Merci beaucoup pour l’info, c’est à étudier en effet



  • vote
    micnet 22 juin 2014 16:11

    @MaQ


    "Point 1  : Je pense que le régime représentatif s’il est rénové ( et d’ ailleurs je me souviens de votre plaidoyer pour une nouvelle constitution ) peut être à mon sens bien meilleur."

    ---> Oui mais cet article plaidait, en quelque sorte, pour un régime mixte entre démocratie et aristocratie. On sort alors du cadre actuel.

    "Pour le reste, on risque de tourner en rond encore longtemps , il est temps de trouver un petit quelque chose sur le quel on puisse s’entendre …"

    ---> Je suis d’accord ! Aussi je pense que, si on veut (à notre tout petit petit niveau) avoir une chance de faire un tout petit peu bouger les choses en France, il me paraît nécessaire de nous poser les questions suivantes :

    - Que pouvons-nous faire de concret pour que ce "bi-partisme" à la Française dit "UMPS" cesse un jour (mis à part une guerre civile ou réelle) ?

    - Pourquoi ne proposeriez-vous pas un article expliquant votre projet de Constitution idéale ? (là on revient sur l’aspect philosophique de la question) Vous pourriez ainsi répondre au mien et ça me permettrait également de perfectionner mon premier jet

    - Je reviens sur votre remarque à propos de l’impossibilité faite au peuple d’avoir des leviers d’action. Je pense que ce n’est pas tout à fait exact : il faudrait se repencher en détails sur notre Constitution mais il me semble bien que l’on peut, dans certains cas précis, obliger l’état à provoquer des référendums. A vérifier...

    ---> Et cette liste n’est pas exhaustive. Bref, voilà des sujets qui peuvent nous faire tous avancer, je pense

    A vous lire


  • vote
    micnet 22 juin 2014 15:31

    @MaQ, Eric, Qaspard


    Je pense que nous pouvons nous accorder sur quelques points :

    1) Le régime représentatif nous mène tout droit dans le mur

    2) La démocratie (la vraie) tout comme l’aristocratie (la vraie) constituent 2 visions idéalistes (ce qui ne signifie pas nécessairement "irréalisable").
    Concernant la Démocratie, il est à noter que même JJ Rousseau n’y croyait pas vraiment, considérant même que celle-ci n’a, pour ainsi dire, jamais existé (contrairement à l’aristocratie qui pré-existait au sein des "premières sociétés) :

    "A prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable Démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit aisément qu’il ne saurait établir pour cela des commissions sans que la forme de l’administration change...Ajoutons qu’il n’y a pas de Gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le Démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne...
    S’il y avait un peuple de Dieux, il se gouvernerait Démocratiquement. Un Gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes"
    JJ Rousseau Du Contrat Social (L III, ch 4)

    @MaQ

    "Pour le reste vous avez le droit de vous appuyez sur Aristote et Platon, pour vous contrer je peux m’appuyer sur Démocrite ou Machiavel …"

    —> Très bien ! Je reconnais que vous êtes cohérent dans ce choix puisque Démocrite, de ce que j’en sais, fut un "matérialiste athée et humaniste". Et qui dit "humaniste" finit par dire..."individualiste (et oui, si on place l’Homme en tant que finitude, on place aussi l’individu).
    En tout cas, on peut convenir ensemble qu’il y a bien une approche "horizontale" (celle de Démocrite, des philosophes humanistes, de Marx...) et une approche "verticale" (Platon, Aristote, Tocqueville,...). Les uns étant, globalement, des défenseurs de la Démocratie et les autres de l’Aristocratie. ce que moi j’appelle le véritable "gauche-droite". Je pense, pour ma part (et peut-être serons-nous d’accord sur ce point) que ce qui transcende ce clivage correspond à ceux que l’on appelle les "anarchistes-chrétiens...ou les "anars de droite". Mais là, c’est moi qui digresse...
    Quant à Machiavel, il arrive après mais c’est aussi un choix cohérent, bien sûr

    "Je vous réponds que c’est faux !

    Il est facile de contrer cette assertion en deux points :

    1. Les régimes représentatifs sont théoriquement aristocratiques et consacrent l’individu roi

    ---> On tourne en rond puisque vous refusez d’admettre que le régime représentatif repose sur une idéologie commune avec celle inhérente à la Démocratie, c’est à dire, en effet, l’individu-roi


    2. Il a existé des tas de démocraties dans laquelle l’individu n’est pas roi.

    ---> Oui, je sais, vous allez me ressortir votre exemple récurrent de certaines peuplades qui "seraient démocratiques". Sauf que, désolé si je vous parais un peu abrupt dans ma réponse mais tout ceci repose sur un fantasme bien moderne et idéologique qui idéalise les peuples primitifs.

    Je suis en train de lire l’ouvrage de Malthus (anthropologue du XVIIIè s) qui a beaucoup voyagé et observé de près ces populations (il en parle dans son Principe des populations) et il n’a pas, mais alors pas du tout la même description que celle que vous en faites. Là, on pourrait en débattre des heures et j’ai peur que, là aussi on ne tourne en rond puisque les anthropologues ne sont pas d’accord entre eux. Qui plus est d’une époque à l’autre...


    "Lorsque vous me dites que les libéraux, au-départ, n’étaient pas démocrates, vous oubliez de préciser que ces derniers n’étaient pas pour l’égalité. 

    ---> Bien sur qu’il était pour l’égalité, ils étaient pour l’ isonomie…


    ---> De quels libéraux parlez-vous ? Pas les "libéraux-conservateurs" en tout cas qui, effectivement, postulaient le principe de " l’égalité des chances" mais n’accordaient pas une priorité, c’est le moins que l’on puisse dire, à l’égalité politique (Les Montesquieu, Tocqueville, Montalembert, etc...)





  • vote
    micnet 22 juin 2014 15:01

    @Soi même


    Etes-vous un cuistre tout court ?


  • vote
    micnet 22 juin 2014 11:13

    @MaQ


    Bonjour à vous,

    Ayant bien lu les derniers échanges, voici mes réponses :

    "Je veux bien l’imaginer mais alors il faut donner un nom adéquat à cette idéologie sinon, on ne s’en sort pas …"

    ---> A cela, je vous ai répondu plusieurs fois : l’idéologie qui sous-tend la démocratie est celle qui consacre "l’individu-roi" (individualisme). 
    Au préalable, je rebondis sur la remarque que vous aviez faite à Eric concernant le fait que nous sommes tous des militants. Remarque que je partage (encore faut-il bien s’entendre sur le terme) et j’ajoute ceci, pour répondre à votre interrogation sur l’idéologie : nous sommes tous des idéologues !
    Autrement dit, toute forme de régime découle d’une idéologie ! 
    Donc, la démocratie est un régime qui découle de l’idéologie consacrant l’individu-roi et se caractérise par 2 marqueurs que constituent la liberté individuelle ainsi que l’égalité.
    Lorsque vous me dites que les libéraux, au-départ, n’étaient pas démocrates, vous oubliez de préciser que ces derniers n’étaient pas pour l’égalité. J’ai bien précisé qu’il faut les 2 éléments (liberté individuelle, égalité)

    Ensuite vous écrivez en réponse à Eric :

    "je ne m’appuie pas sur Aristote pour définir un régime aristocratique, ces régimes existaient de toute façon bien avant sa naissance, et il n’a pas connu tous les régimes aristocratiques qui ont existé …"

    ---> Dans ce cas, si vous ne vous appuyez pas sur Aristote qui a, en quelque sorte inventé ces "concepts" (il n’a bien sûr pas inventé les "pratiques" mais c’est lui qui les a théorisées et qui a ainsi posé les bases de la "Politique" au sens large) pouvez-vous nous préciser sur QUI vous vous fondez ? Il faut toujours préciser d’où on part. Le fait de dire "l’Aristocratie c’est le gouvernement des meilleurs" découle aussi de la mouvance Platon-Aristote. Donc si vous rejetez Aristote, il faut le rejeter complètement en rejetant aussi sa définition de base.
    Quant à moi, lorsque j’évoque les 2 marqueurs idéologiques inhérents à la démocratie" que sont la liberté (en réalité illusoire pour Aristote) et l’égalité, je ne parle pas en l’air et ne fais que m’appuyer, précisément, sur Aristote :

    " Le principe du gouvernement démocratique, c’est la liberté. On croirait presque, à entendre répéter cet axiome, qu’on ne peut même pas trouver de liberté ailleurs ; car la liberté, dit-on, est le but constant de toute démocratie. Le premier caractère de la liberté, c’est l’alternative du commandement et de l’obéissance. Dans la démocratie, le droit politique est l’égalité, non pas d’après le mérite, mais suivant le nombre. Cette base du droit une fois posée, il s’ensuit que la foule doit être nécessairement souveraine, et que les décisions de la majorité doivent être la loi dernière, la justice absolue ; car on part de ce principe, que tous les citoyens doivent être égaux. Aussi, dans la démocratie, les pauvres sont-ils souverains à l’exclusion des riches, parce qu’ils sont les plus nombreux, et que l’avis de la majorité fait loi. Voilà donc un des caractères distinctifs de la liberté ; et les partisans de la démocratie ne manquent pas d’en faire une condition indispensable de l’État.

    § 7. Son second caractère, c’est la faculté laissée à chacun de vivre comme il lui plaît ; c’est là, dit-on, le propre de la liberté, comme c’est le propre de l’esclavage de n’avoir pas de libre arbitre. Tel est le second caractère de la liberté démocratique. Il en résulte que, dans la démocratie, le citoyen n’est tenu d’obéir à qui que ce soit ; ou s’il obéit, c’est à la condition de commander à son tour ; et voilà comment, dans ce système, on ajoute encore à la liberté, qui vient de l’égalité."

    Aristote, Politique (livre VII, ch 1 par 6-7)

    CQFD !




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